Verts

Organisons un référendum sur le Grand Contournement Ouest de Strasbourg

 

 

Conseil de communauté du 5 octobre 2012

 

Intervention de Jean-Emmanuel Robert

 

Point N° 80 : Interpellation des maires relative à la conséquence de la non attribution de la concession du GCO sur le PDU.

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

 

J’ai écouté attentivement les différentes interventions, qu’elles soient en faveur

du projet ou contre.

 

Tout d’abord, je tiens à saluer le courage politique et l’honnêteté de notre collègue Marie Dominique Dreyssé qui avait spontanément reconnu que, je la cite

« Oui, c’est un choix politique, oui l’abandon du GCO est inscrit dans l’accord politique entre Europe Ecologie-Les Verts et le Parti socialiste ».

 

Cette honnêteté nous change du bal des tartufes qui se montrent opposés au projet du GCO, tout en n’étant pas totalement contre pour finir par être à l’arrivée presque pour mais pas trop tout de même, les positions évoluant au grès des vents électoraux du moment.

 

Pour ma part, je respecte la position des opposants au GCO. Je peux la comprendre et comprendre qu’on puisse la défendre mais je ne la partage absolument pas.

Je le dis clairement depuis des années, je l’assume et attends d’ailleurs que cette position soit respectée au même titre qu’une autre.

 

Je ne reviendrai pas sur les arguments en faveur du projet largement développés par nos collègues maires.

Je les félicite d’ailleurs d’avoir eu le courage de les exposer.

 

Vous aussi monsieur le Président, je tiens à vous remercier de laisser ce débat s’exprimer. Cela n’avait hélas pas été le cas lors de notre conseil du 5 février 2010, conseil où vous aviez refusé que notre collègue Anne Schumann présente une motion en faveur du GCO. Heureusement les choses évoluent à défaut que ce projet n’avance.

 

J’ai bien entendu et lu notre collègue Henri Bronner qui développe des arguments que j’entends. J’en partage même certains comme ses interrogations sur le péage ou plus particulièrement son analyse de l’aménagement urbain.

 

En effet mes chers collègues, la circulation sur l’autoroute A4/A35 est en partie due au trafic pendulaire.

Je crois que ce constat peut être partagé de tous. Mais dans ce cas, il faut en tenir compte dans l’aménagement urbain en rapprochant par exemple les commerces des habitations.

Je prends par exemple le développement de la zone commerciale de Vendenheim/Mundolsheim. Combien cette zone draine-t-elle de camions et surtout de voitures de familles allant faire leurs courses ?

Nous savons bien que ce trafic est important. Est-il alors cohérent de poursuivre le développement de cette zone commerciale en augmentant la capacité commerciale de 30 000m2 comme j’ai pu le découvrir dans la presse ?

Plus de commerces, cela veut dire davantage de livraisons, plus de déplacements mais aussi un mauvais coup porté aux petits commerces. Je me répète : où est la cohérence alors ?

 

Ce que je veux démonter, monsieur le président, chers collègues, c’est surtout que la réalisation ou non du GCO impactera le plan des déplacements urbain, approuvé par notre Conseil CUS.

 

Celui concocté en juillet 2000 par Roland Ries alors 1er vice-président de la CUS dirigée par Catherine Trautmann, précisait aux pages 76-77, sous le titre « schéma multimodal d’infrastructures cohérent et réalisable »

 

1. Qu’il faut construire de nouvelles capacités routières de contournement qui s’accompagneront de restrictions de capacité sur les voies radiales (RD31,

RD41, RN4..) selon un principe de rééquilibrage des capacités

 

2. Que le GCO est un ELEMENT ESSENTIEL du réseau routier, ayant un rôle national et régional marqué, qui permet de relier les autoroutes du nord

de l’Alsace (A4 – Nancy/Paris et A35 Karlsruhe) à celles du sud (A35 Mulhouse, Bâle et Lyon) en évitant l’agglomération strasbourgeoise

 

3. Il souligne enfin que, bien qu’extérieur au territoire de la CUS, le GCO aura un effet sur le réseau principal de la CUS dont il contribuera à alléger le trafic.

(L’allègement de l’A35 permettrait d’ailleurs de faire circuler des bus urbains ou interurbains entre les communes de la deuxième couronne et Strasbourg, ce qui serait bien plus efficace qu’un tram sur pneu sur la route de Brumath.)

 

Quel chemin parcouru en 12 ans de la part de Roland Ries !

 

Cette réalisation ou non du GCO impactera aussi le SCOTERS approuvé en juin

2006 et indirectement le PLH qui n’est pleinement réalisable qu’avec des dessertes efficaces.

Il faut que nous ayons tous conscience que la question du contournement de Strasbourg est essentielle pour le développent économique de notre métropole mais aussi pour son développement urbain.

 

Continuer à tergiverser, à cantonner cette question à un débat politique et électoraliste où finalement, celui qui cri le plus fort, communique le mieux, obtient gain de cause, ne me convient pas.

C’est pourquoi, avec mes collègues de groupe, nous défendons l’idée d’un référendum sur ce projet.

 

Les strasbourgeois ont bien été consultés pour les zones 30, question qui n’était pourtant pas essentielle, alors pourquoi l’ensemble des habitants de la CUS ne le seraient-ils pas pour un projet aussi important, projet qui n’est pas mort puisque la DUP est effective et que Vinci, ou d’autres, peuvent le reprendre à condition qu’on ne leur fasse pas un chantage aux marchés.

 

Naturellement ce projet concerne en priorité la CUS, dire le contraire ne correspondrait pas à la réalité, mais il est vrai qu’il concerne aussi le reste du département.

 

Nos concitoyens méritent d’être écoutés, entendus et leurs choix respectés.

 

Aussi, monsieur le Président, monsieur le Vice-président en charge des transports, je vous propose d’organiser ce référendum, d’écouter nos concitoyens en laissant de coté les postures politiciennes !

 

Que cette consultation se fasse au niveau de la CUS ou sur un périmètre plus large mais nous devons prendre en considération l’avis de la population et en particulier de ces personnes qui tous les jours subissent cette erreur historique dans la réalisation des voies de déplacement autour de Strasbourg. Combien de kilomètres de bouchon nos concitoyens ont-ils subis rien que cette semaine ?

 

Il est à présent temps d’agir et de mettre un terme aux petites formules du genre « le GCO est une mauvaise réponse à un vrai problème », petite phrase qui n’apporte rien de concret et qui vise surtout à cacher le manque cruel de solutions alternatives que vous n’avez pas. En l’espèce, Robert Grossmann parlerait plutôt de votre vacuité.

Je vous remercie

Je soutiens André SCHNEIDER

Pour une véritable démocratie participative à Strasbourg !

 

Le 2 février dernier, Roland Ries, Eric Elkouby et leurs collaborateurs recevaient des membres du collectif « pour le tram fer à Koenigshoffen » qui souhaitaient les sensibiliser sur la nécessité de poursuivre le recours à l’usage du tram fer, mode de transport qui a fait toutes ses preuves dans notre agglomération depuis 18 ans.

 

Il ressort de cet entretien une véritable opacité entretenue par Roland Ries autour de cette question. Un avis contraire au sien ne semble pas toléré et se trouve rapidement tourné en dérision.

 

A travers un tel comportement, Roland Ries démontre qu’en la matière, il est à la fois très rigide et manichéen. Seul lui et ses techniciens détiendraient la vérité, les avis divergents n’étant alors que « fantaisistes ».

 

Plus grave encore, son refus de rendre publiques les études menées par le cabinet TTK sur la faisabilité d'un tram sur fer à koenigshoffen. Ces études ont pourtant été financées par la collectivité.

 

L’opposition municipale s’est elle aussi longtemps heurtée à cette opacité organisée depuis ses bureaux du 9ème étage de la CUS.

 

Malgré tous les stratagèmes déployés pour cacher ses études, nous sommes tout de mêmes parvenus à nous les procurer.

 

Dans un souci de transparence et d’information du public nous les tenons naturellement à la disposition des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois qui souhaitent les consulter.

Pour se faire, ils peuvent me contacter par mail jeanemmanuelrobert@yahoo.fr ou par téléphone au 03 88 43 65 02.

Réalisation d’une centrale de cogénération à l’Esplanade

 

 

JEAN-EMMANUEL_ROBERT_3_Conseil de Communauté du 30 Juin 2011

 

Point 89 : Centrale de cogénération à L’Esplanade

 

Monsieur le Président, Chers collègues,

 

Lorsque ce point fut abordé en novembre dernier, nous n’avions pas formulé de remarques particulières puisque ce projet allait dans le sens du développement durable. Nous vous avions toutefois interrogé en plénière afin de savoir si les bois utilisés seraient des bois pollués comme cela est le cas du coté allemand. Vous nous aviez alors rassurés sur cette question.

 

Depuis, l’ASERE et l’ARES ce sont emparés de ce dossier et se sont prononcés clairement contre. Ils avaient d’ailleurs saisi le tribunal administratif de 2 recours en annulation qui sont tombés avec la nullité de la précédente délibération. Les deux associations dénoncent l’absence de concertation sur ce projet, Dalkia et la CUS se mettant d’accord sur la réalisation de cette centrale sans prendre en compte l’avis des habitants pourtant forcés à lui acheter de l’énergie pendant 20 ans. Cela vous a d’ailleurs été rappelé mardi, lors d’une réunion publique de dernière minute qui avait été promise par notre collègue, en charge du développement durable à la ville de Strasbourg, le 5 juin dernier.

 

Bref, et cela fait plusieurs années que cette question les préoccupent, les Esplanadiens veulent mieux comprendre le cout de leur chauffage, ce que les uns et les autres nous pouvons parfaitement concevoir.

 

Le 19 juin, l’ASERE par la voix de son Président, a clairement signifié au Maire de Strasbourg que si cette délibération était présentée aujourd’hui en conseil, il y aurait de nouveau un recours contre elle. Il dénonce l’absence d’appel d’offre et, s’appuyant sur un article relatif à un projet identique à Saint Louis, que nous avons retrouvé, s’étonne que les économies sur la facture de chauffage sont estimées à 31% à Saint Louis contre 6 % pour le projet CUS.

 

En regardant de près la situation de Saint Louis, nous nous sommes aperçus que la ville a fait le choix de changer d’opérateur. Dalkia, qui était en place depuis 50 ans, a été remplacée par une société suisse, EBM Thermique et effectivement les prix seront bien en baisse de 31% pour un projet pourtant similaire à celui de Strasbourg.

 

Concrètement, le président de l’ASERE avait proposé de poursuivre le dialogue durant l’été et de repousser l’adoption de cette délibération lors du conseil de septembre. A présent, il demande avec le président de l’ARES, l’étude d’un plan B.

 

Au regard, des différences constatées entre les conséquences concrètes sur la facture de chauffage des habitants de Saint Louis et de Strasbourg, pour un projet identique, je pense qu’il faudrait effectivement donner du temps au temps.

 

Un tel projet engage plus de 30 000 habitants sur 20 ans. Reporter de plusieurs mois l’adoption de cette délibération permettrait d’éclairer les habitants sur leurs légitimes interrogations.

 

Pour ces motifs, monsieur le président, je vous demande de bien vouloir retirer ce point de notre ordre du jour ce qui permettra d’éviter un nouveau recours au tribunal administratif. Je vous invite aussi à effectuer les recherches nécessaires afin que nous soit expliqué en détail la différence du prix du chauffage entre les deux projets de Saint Louis et de Strasbourg.

 

Je vous remercie

Roland Ries augmente encore les tarifs de la CTS !

 

 

 

Conseil de communauté du 27 Mai 2011
 Point 34 : Revalorisation des tarifs de la CTS

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

 

Nous sommes aujourd’hui amenés, pour la troisième fois de votre mandat, à débattre de l’augmentation des tarifs de la CTS.

 

Pour justifier cette nouvelle revalorisation, vous insistez entre autre sur le fait que notre conseil aurait approuvé en 2010, le principe d’une revalorisation annuelle systématique des tarifs de la CTS. Je regrette que votre mémoire se montre en l’espèce sélective puisque, cette même délibération précisait que, je cite, « naturellement, le Conseil sera libre chaque année, s’il le juge opportun, de privilégier la stabilité des tarifs. » Ce que n’avait d’ailleurs pas manqué de confirmer notre collègue en charge des finances lors du débat de l’année dernière suite à mon intervention sur le sujet. Je tiens le sténogramme à votre disposition au cas où. De possible revalorisation en 2010 nous sommes donc passés à systématique en 2011.

 

Pour justifier cette énième augmentation, vous invoquez en particulier l’inflation. Comme l’année dernière, je regrette que les bases de calculs ne soient pas précisées. Partons-nous de l’année N-1 ou de juillet à juillet ?

 

Vous évoquez aussi les coûts suscités par les nouvelles extensions. Là encore je regrette, comme l’année dernière que le rapport d’activité de la CTS ne nous soit communiqué qu’au mois de décembre alors que pour décider, en pleine connaissance de cause, du bien fondé d’une revalorisation des tarifs, ce document nous serait fort utile. Est-il vraiment opportun et logique que les élus de la CUS soient informés du bilan 2010 de la CTS fin décembre 2011 soit près d’1 an après sa clôture ?

Nous devons donc décider d’une augmentation de 2.66 % dont le détail nous a été officiellement communiqué vendredi dernier. Le premier projet de délibération dont nous avons pu avoir connaissance, avant sa présentation prévue au bureau CUS du vendredi 13, prévoyait une augmentation moyenne des tarifs de 2.8 %. Un seul et unique scénario était joint à la délibération. Ce même vendredi 13, l’administration nous faisait parvenir dans nos bureaux vers 17h00 l’ordre du jour détaillé de notre conseil avec les projets de délibérations. Celui concernant les tarifs de la CTS était alors en tout point similaire à celui présenté un peu plus tôt aux vice-présidents et prévoyait toujours une hausse de 2.8% des tarifs dans un seul et unique scénario. A 17h30, ce document nous était retiré. Le lundi soir qui suivait, le recueil des délibérations nous parvenait à nouveau, totalement réimprimé mais sans la fameuse délibération CTS. Pourquoi une telle galéjade ? Pourquoi un tel gaspillage de papier ? Pourquoi un tel surcout ? Et bien mes chers collègues, simplement parce que, comme à son habitude, un élu est allé raconter des calembredaines à la presse, jurant notamment qu’il y avait plusieurs scénarii de travail.

 

Malheureusement pour lui les documents de travail remis dans le cadre de la conférence CUS ainsi que le premier ordre du jour transmis aux conseillers de la communauté urbaine démontraient le contraire. D’ailleurs l’administration m’a confirmé que la délibération a été revue en catastrophe. Il aurait pourtant été tellement plus simple de dire la vérité aux médias et d’assumer une décision déjà prise. Cela aurait permis de faire des économies de papiers, de temps et aussi de stress pour l’administration. Finalement, et comme je le prévoyais, la hausse moyenne a été corrigée et n’est plus « que », pour ainsi dire, de 2.66%. Il fallait bien me donner tort mais je suis heureux que cela profite aux bénéficiaires de ticket à tarif réduit même si j’aurais préféré que tous les usagers soient épargnés.

 

Au passage, vous avez également profité pour revoir l’augmentation du cout d’exploitation du réseau. La première délibération, celle présentée au bureau CUS, tablait sur une augmentation de 5 % soit 5 millions en 2011 alors que la dernière version ne table plus que sur 3.5% soit 3.5 Millions. Qu’est-ce qui justifie cette baisse ? Les chiffres présentés aux vice-présidents étaient-ils fantaisistes ?

 

En incluant les hausses prévues au 1er juillet, les tarifs de la CTS auront donc progressé en moyenne de 8.84 % en trois ans.

 

Concrètement, depuis votre accession aux responsabilités, monsieur le président, monsieur le vice-président en charge des transports, le prix du ticket simple aura augmenté de 15,3 % passant de 1,3 à 1,5 euros. Le prix du ticket Aller-retour aura progressé de 16 % (2,5 à 2,9 euros) quant à l’abonnement en tarif plein il aura connu une hausse de 10 % passant de 40 à 44 euros.

 

Cela est à mettre en perspective avec l’inflation qui, entre 2008 et 2010, n’a pourtant été que de 4,44 % (+2,8% en 2008, + 0,1% en 2009, + 1,5% en 2010). Pour 2011, la Commission économique de la Nation table sur une progression de l’inflation de 1,8 % soit donc 6,32 % pour les 4 années pleines. Comment expliquez-vous un tel décalage de 2.52 % ? Comment justifiez-vous que malgré la crise, alors que tout le monde se serrait la ceinture, vous ayez ainsi ponctionné aussi brutalement, aussi injustement, aussi fortement les usagers de la CTS ? D’ailleurs vous tablez sur une augmentation de 2.5 % de l’inflation au premier juillet. Une nouvelle fois je vous pose la question : d’où sort ce chiffre ? A quoi correspond-il ? Avez-vous des informations dont ne dispose pas la très sérieuse Commission économique de la Nation ?

 

Sous votre impulsion, les hausses de tarifs successives sur les titres de transports les plus utilisés et sur les abonnements auront donc été très largement supérieures à l’inflation. Et je ne parle même pas de la suppression de la gratuité pour 35 000 de nos concitoyens que j’avais déjà déplorée l’année dernière bien que le principe de la tarification sociale me semblait constituer une idée intéressante, je n’ai pas peur de le redire.

 

J’étais d’ailleurs prêt à participer à la commission ad hoc que vous aviez annoncée. Elle devait être chargée d’évaluer ce nouveau dispositif et de définir les indicateurs qui devaient permettre de mesurer l’atteinte des objectifs énoncés lors de l’instauration de la réforme de la grille tarifaire. Je vous rappelle que l’évaluation des résultats devait se faire annuellement, et être soumise à notre assemblée. C’est bien ce qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui.

La nouvelle hausse 2011 des tarifs génèrera donc une recette supplémentaire de près d’un million d’euros d’après vos estimations. Vous oubliez toutefois de préciser, dans la notice explicative, qu’au mois de décembre dernier vous aviez revalorisé de 2 points le taux du versement transport acquitté par les entreprises, faisant passer les recettes prévisionnelles de cet impôt, d’après vos prévisions de décembre, à 93,8 M€ au lieu des 80 millions indiqués dans la notice.

 

Cela a pour conséquence, mes chers collègues, de faire diminuer la participation de notre collectivité au financement de la CTS. En effet, cette revalorisation du taux a mécaniquement fait diminuer la participation de la CUS à la contribution d’exploitation de la CTS. Nous sommes passés de 33% en 2010 à 24 % aujourd’hui. C'est-à-dire de 39 millions d’euros à 29.7 millions. Il s’agit en quelque sorte d’un désengagement de la CUS dans le financement de la CTS au profit essentiellement des entreprises mais aussi une nouvelle fois des usagers.

 

Je ne comprends absolument pas cette politique. D’un coté vous procédez à la chasse à la voiture que ce soit à travers les hausses du stationnement payant (A Strasbourg) en voirie comme en ouvrage, ou via votre volonté de passer 70% des voiries strasbourgeoises en zone 30. De l’autre, vous ne cessez de matraquer financièrement les usagers des transports en commun tout en bloquant les nécessaires extensions vers les bassins de vie comme l’Ouest de l’agglomération. Où est la cohérence d’autant que tout cela se produit durant une période économiquement difficile pour tous nos concitoyens? Par honnêteté pour les Strasbourgeois cette revalorisation aurait d’ailleurs dû être annoncée avant le démarrage de la consultation « zone 30 » ce qui aurait pu leur permettre de se prononcer en connaissance de cause.

 

Pour conclure, entre l’absence de données sérieuses aussi bien pour le calcul de l’inflation que pour l’évolution des coûts d’exploitation, l’absence d’un bilan de la CTS à jour, l’absence de réunion de la commission ad-hoc promise l’année dernière ou, le plus grave à mes yeux, le désengagement masqué de la CUS dans le financement de la CTS, cette nouvelle revalorisation des tarifs me semble à nouveau inopportune.

 

Je vous remercie

La hausse moyenne des tarifs de la CTS entérinée par Roland Ries est bien de 2.8% !

 

Il est parfaitement compréhensible que l’adjoint et vice-président en charge des finances ne comprenne pas comment nous avons pu avoir connaissance de la revalorisation des tarifs de la CTS programmée au 1er juillet.
Pour autant, ce n’est pas une raison pour travestir la vérité.

 

 

La délibération qui sera proposée au conseil de CUS programme bel et bien une augmentation moyenne des tarifs de 2,8 %. Elle est d’ailleurs rédigée comme suit :

 

« Le Conseil

après avis favorable de la commission mixte CUS/CTS

vu l’avis de la commission thématique

sur proposition de la Commission plénière

après en avoir délibéré

arrête

- la revalorisation des tarifs urbains et combinés de la CTS de 2,8 %, à grille tarifaire

inchangée,

- les tarifs urbains et combinés de la CTS, tels qu’ils ressortent de la grille tarifaire ci-jointe,

avec effet au 1er juillet 2011,

charge

le Président ou son représentant de l’exécution de la présente délibération. »

 

 

Peut-être que d’autres scénarii ont été envisagés comme le révèle Alain FONTANEL mais c’est bien celui-ci qui a été retenu par l’exécutif municipal et communautaire. La commission mixte annoncée par Alain FONTANEL est donc pipo. Ses membres n’auront rien à arbitrer puisque la délibération est d’ores et déjà rédigée !

 

A l’heure du débat sur les zones 30, je regrette que Roland RIES et son équipe n’aient pas joué la transparenceen présentant aux Strasbourgeois leur politique détaillée des transports, qui devrait pourtant constituer une alternative crédible à la voiture.

 

Vouloir annoncer cette hausse des tarifs après la clôture de la consultation sur les zones 30 constitue à mes yeux une manipulation des Strasbourgeois qui ne peuvent se prononcer en connaissance de cause.

 

Comme l’indique le projet de délibération, cette hausse génèrera une augmentation des recettes d’un million d’euros faisant passer les recettes commerciales de 36,8 à 37,8 M€.
Cela signifie concrètement qu’il n’y a pas que « les touristes ou quelques passagers occasionnels » qui ont recours aux tickets individuels. En fait, cette mesure concerne plusieurs millions de déplacements.

 

Nous avons bien compris le mécanisme instauré par Roland RIES pour fixer la politique tarifaire. Les années paires on augmente les abonnements et les années impaires, les titres de transport individuels. Cela est d’ailleurs clairement indiqué dans cette délibération.

 

Cette dernière comporte néanmoins une erreur. En effet, lors du vote du budget 2011 en décembre dernier, Roland RIES et Jacques BIGOT ont procédé à une augmentation de 2 points du taux du « versement transport » payé par les entreprises faisant passer les recettes de 82,1 M€ à 93,8 M€ (+11,7 M€ soit +14,2 %).

 

Le versement transport représente depuis, près de 50% des besoins de financement de la CTS.

 

Je note d’ailleurs que la délibération n’indique pas le bon montant de cette recette. A croire que l’exécutif voulait induire les élus en erreur lors du prochain conseil de CUS…

 

Cette forte augmentation du versement transport couvre parfaitement l’augmentation des coûts d’exploitation du réseau estimée à 5 M€ par la CUS ainsi que l’inflation.
Or, malgré cette première hausse qui a touché les entreprises, l’exécutif décide malgré tout de revaloriser les tarifs et ce, de manière encore plus forte que les projections d’inflation pour 2011.

 

Ce nouveau coup de bambou sur les usagers est tout simplement irresponsable.Je ne suis d’ailleurs pas le seul à m’en inquiéter puisque la personne de la majorité qui m’a remis ces informations partage totalement mon diagnostique.

 

Naturellement, cette revalorisation des tarifs ne devait être annoncée qu’après la consultation sur les zones 30 pour ne pas la « perturber », puis être « emballée » dans une autosatisfaction générale sur les conséquences bénéfiques de la réforme tarifaire 2010,  en ne présentant naturellement que les chiffres qui arrangent.

 

Au lieu de mettre systématiquement en cause la sincérité des élus de l’opposition, la municipalité conduite par Roland RIES devrait améliorer considérablement sa transparence dans le processus décisionnel.

 

Qu’ils se le disent ; les méthodes dont ils usent et abusent ne sont pas les nôtres !
Nous n’avançons pas masqués, nous ne manipulons pas à notre convenance les chiffres, nous ne faisons pas débattre des instances (commission mixe, réunion des maires, réunion des présidents, commission thématique, commission plénière, conseils de quartier,…) sur des décisions déjà prises dans le secret des bureaux du 9ème étage de la CUS !

 

Pour me « faire mentir », peut-être que cette revalorisation des tarifs évoluera d’ici le 27 mai ? Ce serait alors une bonne nouvelle pour les usagers de la CTS si Roland RIES et Jacques BIGOT revenaient sur ces hausses inopportunes !

 

 

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

 

 

PS : La délibération est consultatble dans sa totalité ICI

Résolument opposé à une nouvelle hausse des tarifs de la CTS voulue par Roland RIES !

 

Pour le 1er juillet 2011, Roland RIES et Jacques BIGOT prévoient une nouvelle hausse des tarifs de la CTS de 2.8 % en moyenne.

 

En 2008, les tarifs avaient déjà augmenté de 2,95 % et en 2010, malgré la nouvelle méthode de calcul, de 2,99 %. Cela représente une progression moyenne des tarifs de 8,74 % sur un peu plus de 3 ans.
Concrètement, depuis leur accession aux responsabilités, le prix du ticket simple aura augmenté de 15,3 % passant de 1,3 à 1,5 euros. Le prix du ticket Aller-retour aura progressé de 16 % (2,5 à 2,9 euros) quant à l’abonnement il aura connu une hausse de 10 % passant de 40 à 44 euros à plein tarif.

 

Entre 2008 et 2010, l’inflation n’a pourtant été que de 4,4 % (+2,8 en 2008, + 0,1 en 2009, + 1,5 en 2010).
Pour 2011, la Commission économique de la Nation table sur une progression de l’inflation de 1,8 % soit 6,2 % pour les 4 années.

 

Il est inacceptable qu’en temps de crise, au moment où beaucoup de nos concitoyens peinent à boucler leurs fins de mois, l’exécutif municipal et communautaire poursuive sa politique tarifaire dure et surtout plus forte que l’inflation.
Cela est d’autant plus inconcevable qu’elle se fait en totale contradiction avec la politique de « chasse à la bagnole » menée par Roland Ries, symbolisée notamment par la hausse sensible des tarifs du stationnement en surface et des parkings en ouvrage mais aussi par sa volonté de passer Strasbourg en zone 30 pour 70% du territoire.

 

Comment peut-on à la fois pénaliser la voiture et en même temps les transports en commun ? Où est la cohérence ?

Le matraquage opéré par les impôts indirects doit cesser !

 

Cela est d’autant plus vrai que lors du débat 2010 relatif à la nouvelle grille tarifaire, Alain FONTANEL avait expliqué aux élus communautaires que la réforme des tarifs allait générer une baisse des recettes de 500 000 euros alors que dans les faits les recettes ont progressé de 400 000 euros en 2010.

 

Sur les 35 000 de nos concitoyens qui ne bénéficient plus de la gratuité des transports seuls 9 000 auraient pris un abonnement. On va naturellement communiquer à outrance sur une augmentation du nombre d’abonnés alors que celle-ci aura été générée par la suppression de la gratuité notamment pour les anciens combattants ou les handicapés.

 

Ce qui est nécessaire pour déterminer l’état réel des déplacements et du recours aux transports en commun, c’est de connaitre le nombre annuels de passagers et les kilomètres parcourus.

 

J’aurai l’occasion de soulever ces questions lors du prochain conseil de CUS qui devra entériner ces hausses.

 

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

Zone 30 : Mon courrier aux Strasbourgeois

 

Dans le cadre du débat relatif au passage de Strasbourg en Zone 30, vous trouverez ci-dessous un courrier qui récapitule ma position. Depuis ce matin, il est distribué à hauteur de 18 000 exemplaires
Vous pouvez également le télécharger ICI

Lettre à Roland RIES afin de connaitre le coût de l’opération de communication autour du bilan à mi-mandat

 

Strasbourg, le 14 avril 2011

Monsieur le Maire,

Lors du conseil municipal du 11 avril dernier je vous ai interrogé sur l’organisation de la campagne de communication faite autour de votre bilan de mi-mandat.

Je vous ai notamment sollicité afin que nous soit communiqué, comme cela est de droit, le coût exact des 5 réunions publiques que vous organisez.
Il s’agit notamment des coûts liés à la location des salles, à leur customisation, aux moyens techniques déployés, à la mobilisation des techniciens en régie (j’en ai compté au moins 13 à Hautepierre ) comme à celle du monsieur loyal.
Nous souhaitons aussi connaitre le coût des publicités parues dans la presse locale.

Enfin, pour organiser cette vaste campagne vous avez certainement eu recours à une agence de communication. Nous souhaitons connaitre son nom mais aussi son coût, notamment pour la réalisation du film diffusé au cours des réunions publiques ainsi que de la brochure distribuée lors de ces réunions.

En ces temps difficiles pour de nombreux concitoyens, je tenais à vous exprimer ma gêne face à cette communication massive et inappropriée.
Dans la mesure où la politique nationale occupe une large place dans ces réunions, ce dispositif aurait peut-être dû être financé par des organisations politiques en lieu et place de l’argent public qui aurait certainement été plus utile pour financer des projets concrets.

Dans l’attente d’une réponse rapide et détaillée de votre  part, je vous prie d’agréer, monsieur le Maire, l’expression de mes respectueuses salutations.

Jean-Emmanuel ROBERT

Les verts soulèvent un vrai problème mais se trompent pour le GCO !

 

A travers la tribune publiée le 11 janvier dernier, les élus « Europe écologie » et Verts soulèvent le problème que constituent les particules fines que nous respirons dans l’air Strasbourgeois.

Cette concentration de particules s’avère être la plus importante le long de l’axe autoroutier A4/A35. En effet, comme l’a révélé l’ASPA en 2009 et comme l’a confirmé une note confidentielle des services de la ville et de la CUS, ce sont plus de 70 000 de nos concitoyens qui vivent au-dessus d’un seuil supérieur à la norme européenne de 40ug/m3 applicable aux oxydes d’azote et aux poussières.

Les dispositifs actuellement mis en œuvre ne sont naturellement pas suffisants.

Il nous faut à présent trouver de nouvelles solutions. La majorité des propositions formulées par les élus verts me semblent aller dans le bon sens.Pour les transports collectifs, il est en effet urgent d’accélérer le rythme malheureusement, les extensions tramway programmées par la CUS (Kehl, Illkirch et Zénith) ne sont pas celles qui touchent le plus grand nombre d’habitants ou les plus grands bassins de vie. Il aurait été plus judicieux de s’attacher à désenclaver l’Ouest de l’agglomération, parent pauvre des transports en commun.

Pour le transport des marchandises, le fret comme les voies fluviales constituent les meilleures alternatives

Pour le développement économique, il est en effet souhaitable de réimplanter ces activités à proximités des habitations afin d’éviter des déplacements inutiles de 10 kilomètre pour aller par exemple faire ses courses.

Pour la maitrise des énergies, la réhabilitation thermique des logements anciens doit, en effet, être prioritaire.

A ces propositions, il me semble impossible de ne pas évoquer, de manière plus générale, la situation du bonus écologique attribué pour l’achat d’un véhicule neuf mais uniquement sur le critère des émissions de CO2. Ne pas prendre en compte les émissions de particules dans ce dispositif fut une erreur car beaucoup d’achats subventionnés concernaient des véhicules fortement émetteurs. A l’avenir, tout bonus devrait prendre obligatoirement ce critère, tout aussi important, sinon plus, que le CO2

En revanche, il m’est impossible de rejoindre les élus verts sur la question du GCO. La première source d’émissions de particules à Strasbourg et pour la CUS étant l’A4/A35, il faut au contraire remédier à cette erreur historique que constitue la coupure de Strasbourg en deux par une autoroute. Ces voies de circulations doivent être requalifiées en voies urbaines interdites, sur leur trajet urbain, aux poids lourds en transit. La vitesse devra y être limitée à 70km/h avec mise en place d’une voie de circulation de transports en communs en site propre et pourquoi pas avec mise en place d’une piste cyclable sur une voie réservée ou bien une contre-allée.

Afin de permette une desserte ainsi qu’un transit efficace, qui ne pénalise pas le développement économique de la CUS et qui soit économiquement supportable pour les collectivités, la seule et unique solution est bien le Grand Contournement Ouest. Laisser Strasbourg dans le chao que connait quotidiennement l’A4/A35 et que la décision ridicule de limiter la vitesse de 110 à 90km/h n’a en rien soulagée, est irresponsable.

Cela l’est d’autant plus que les nouveaux logements programmés par le Plan Local d’Urbanisme dans les différentes communes de la CUS ne feront qu’accroitre la circulation automobile sur cet axe. Il nous faut au contraire la diminuer et la fluidifier, les bouchons étant également de forts générateurs de pollution. Un véhicule pris dans un ralentissement consomme beaucoup plus de carburant qu’un véhicule circulant à une vitesse constante et génère par conséquent beaucoup plus de pollution.

A ce jour, le GCO constitue une véritable alternative, la seule alternative concrète à avoir été concrètement formulée. Elle fut notamment défendue par Adrien ZELLER et nous la relayons régulièrement avec ma collègue Anne SCHUMANN au sein du conseil municipal comme au sein du conseil de CUS.

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg 

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