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Vers une démocratie interne plus aboutie à l’UMP

 

J’avais adressé début septembre, à l’ensemble des militants  UMP de la première circonscription, ma lettre ouverte aux différents candidats à la présidence de l’UMP dans laquelle j’appelais à un renforcement démocratique du processus de désignation de nos candidats pour les prochains scrutins, à l’organisation de primaires internes, et plus globalement à une meilleure participation des militants à la vie de notre mouvement.
Vous trouverez ci-dessous, en cliquant sur l'image, les courriers de réponses qu’ont bien voulu m’adresser François FILLON et Jean-François COPE, qui prennent position et formulent en la matière un certains nombre de propositions.

 

Organisons un référendum sur le Grand Contournement Ouest de Strasbourg

 

 

Conseil de communauté du 5 octobre 2012

 

Intervention de Jean-Emmanuel Robert

 

Point N° 80 : Interpellation des maires relative à la conséquence de la non attribution de la concession du GCO sur le PDU.

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

 

J’ai écouté attentivement les différentes interventions, qu’elles soient en faveur

du projet ou contre.

 

Tout d’abord, je tiens à saluer le courage politique et l’honnêteté de notre collègue Marie Dominique Dreyssé qui avait spontanément reconnu que, je la cite

« Oui, c’est un choix politique, oui l’abandon du GCO est inscrit dans l’accord politique entre Europe Ecologie-Les Verts et le Parti socialiste ».

 

Cette honnêteté nous change du bal des tartufes qui se montrent opposés au projet du GCO, tout en n’étant pas totalement contre pour finir par être à l’arrivée presque pour mais pas trop tout de même, les positions évoluant au grès des vents électoraux du moment.

 

Pour ma part, je respecte la position des opposants au GCO. Je peux la comprendre et comprendre qu’on puisse la défendre mais je ne la partage absolument pas.

Je le dis clairement depuis des années, je l’assume et attends d’ailleurs que cette position soit respectée au même titre qu’une autre.

 

Je ne reviendrai pas sur les arguments en faveur du projet largement développés par nos collègues maires.

Je les félicite d’ailleurs d’avoir eu le courage de les exposer.

 

Vous aussi monsieur le Président, je tiens à vous remercier de laisser ce débat s’exprimer. Cela n’avait hélas pas été le cas lors de notre conseil du 5 février 2010, conseil où vous aviez refusé que notre collègue Anne Schumann présente une motion en faveur du GCO. Heureusement les choses évoluent à défaut que ce projet n’avance.

 

J’ai bien entendu et lu notre collègue Henri Bronner qui développe des arguments que j’entends. J’en partage même certains comme ses interrogations sur le péage ou plus particulièrement son analyse de l’aménagement urbain.

 

En effet mes chers collègues, la circulation sur l’autoroute A4/A35 est en partie due au trafic pendulaire.

Je crois que ce constat peut être partagé de tous. Mais dans ce cas, il faut en tenir compte dans l’aménagement urbain en rapprochant par exemple les commerces des habitations.

Je prends par exemple le développement de la zone commerciale de Vendenheim/Mundolsheim. Combien cette zone draine-t-elle de camions et surtout de voitures de familles allant faire leurs courses ?

Nous savons bien que ce trafic est important. Est-il alors cohérent de poursuivre le développement de cette zone commerciale en augmentant la capacité commerciale de 30 000m2 comme j’ai pu le découvrir dans la presse ?

Plus de commerces, cela veut dire davantage de livraisons, plus de déplacements mais aussi un mauvais coup porté aux petits commerces. Je me répète : où est la cohérence alors ?

 

Ce que je veux démonter, monsieur le président, chers collègues, c’est surtout que la réalisation ou non du GCO impactera le plan des déplacements urbain, approuvé par notre Conseil CUS.

 

Celui concocté en juillet 2000 par Roland Ries alors 1er vice-président de la CUS dirigée par Catherine Trautmann, précisait aux pages 76-77, sous le titre « schéma multimodal d’infrastructures cohérent et réalisable »

 

1. Qu’il faut construire de nouvelles capacités routières de contournement qui s’accompagneront de restrictions de capacité sur les voies radiales (RD31,

RD41, RN4..) selon un principe de rééquilibrage des capacités

 

2. Que le GCO est un ELEMENT ESSENTIEL du réseau routier, ayant un rôle national et régional marqué, qui permet de relier les autoroutes du nord

de l’Alsace (A4 – Nancy/Paris et A35 Karlsruhe) à celles du sud (A35 Mulhouse, Bâle et Lyon) en évitant l’agglomération strasbourgeoise

 

3. Il souligne enfin que, bien qu’extérieur au territoire de la CUS, le GCO aura un effet sur le réseau principal de la CUS dont il contribuera à alléger le trafic.

(L’allègement de l’A35 permettrait d’ailleurs de faire circuler des bus urbains ou interurbains entre les communes de la deuxième couronne et Strasbourg, ce qui serait bien plus efficace qu’un tram sur pneu sur la route de Brumath.)

 

Quel chemin parcouru en 12 ans de la part de Roland Ries !

 

Cette réalisation ou non du GCO impactera aussi le SCOTERS approuvé en juin

2006 et indirectement le PLH qui n’est pleinement réalisable qu’avec des dessertes efficaces.

Il faut que nous ayons tous conscience que la question du contournement de Strasbourg est essentielle pour le développent économique de notre métropole mais aussi pour son développement urbain.

 

Continuer à tergiverser, à cantonner cette question à un débat politique et électoraliste où finalement, celui qui cri le plus fort, communique le mieux, obtient gain de cause, ne me convient pas.

C’est pourquoi, avec mes collègues de groupe, nous défendons l’idée d’un référendum sur ce projet.

 

Les strasbourgeois ont bien été consultés pour les zones 30, question qui n’était pourtant pas essentielle, alors pourquoi l’ensemble des habitants de la CUS ne le seraient-ils pas pour un projet aussi important, projet qui n’est pas mort puisque la DUP est effective et que Vinci, ou d’autres, peuvent le reprendre à condition qu’on ne leur fasse pas un chantage aux marchés.

 

Naturellement ce projet concerne en priorité la CUS, dire le contraire ne correspondrait pas à la réalité, mais il est vrai qu’il concerne aussi le reste du département.

 

Nos concitoyens méritent d’être écoutés, entendus et leurs choix respectés.

 

Aussi, monsieur le Président, monsieur le Vice-président en charge des transports, je vous propose d’organiser ce référendum, d’écouter nos concitoyens en laissant de coté les postures politiciennes !

 

Que cette consultation se fasse au niveau de la CUS ou sur un périmètre plus large mais nous devons prendre en considération l’avis de la population et en particulier de ces personnes qui tous les jours subissent cette erreur historique dans la réalisation des voies de déplacement autour de Strasbourg. Combien de kilomètres de bouchon nos concitoyens ont-ils subis rien que cette semaine ?

 

Il est à présent temps d’agir et de mettre un terme aux petites formules du genre « le GCO est une mauvaise réponse à un vrai problème », petite phrase qui n’apporte rien de concret et qui vise surtout à cacher le manque cruel de solutions alternatives que vous n’avez pas. En l’espèce, Robert Grossmann parlerait plutôt de votre vacuité.

Je vous remercie

Roland RIES déjà en campagne ?

 

 

 

 

Lundi, lors du conseil municipal de Strasbourg, nous avons obtenu confirmation que la ville avait passé un marché à bons de commande intitulé « Prestation régie et logistique pour les « rencontre du Maire » » pour un montant de 85 000 euros.

Ces rencontres correspondent aux 10 réunions programmées par Roland RIES entre le 13 septembre 2012 et le 14 février 2013.

A cette somme déjà conséquente, se rajouteront le coût des supports de communication, leur impression mais aussi leur distribution par un prestataire privé (En 2011, ce coût était de 13 212.50 euros…).

 

Après, les 73 212.50 euros engagés en 2011 pour les 10 réunions de mi-mandat (voir ma précédente intervention ICI), cela commence à faire beaucoup d’argent public consacré à la communication politique du Maire et de son équipe.

 

Pourquoi avoir recours à un prestataire extérieur qui facture la réunion à
8 500 euros ? La ville n’était-elle pas en mesure d’organiser ces réunions en interne ? Notre collectivité dispose pourtant de sonos, de micros, de vidéoprojecteurs, d’écrans, d’agents compétents en la matière alors pourquoi dépenser autant ?

 

En ces temps difficiles pour les finances publiques, j’estime que ces dépenses sont déplacées et surtout inutiles.

 

En fait, en perspective des prochaines échéances municipales, il s’agit pour la majorité municipale de vendre l’image de Roland RIES en ayant recours à des moyens scéniques dignes de groupes musicaux !

 

En l’espèce, ce n’est pas la collectivité qui devait financer cette prestation mais bien le Parti Socialiste et leurs alliés d’Europe Ecologie Les Verts !

« La sécurité publique est la première des libertés »

 

 

Interpellation lors du Conseil Municipal du 24 septembre 2012

 

Titre : Sécurité Publique à Strasbourg – Création d’une Zone Prioritaire de Sécurité au Neuhof

 

 

Monsieur le Maire, Chers collègues,

 

Je débutais une précédente interpellation en vous rappelant que « La sécurité publique est une question importante. Elle constitue la première des libertés car elle touche au quotidien de nos concitoyens. Ce sont d’ailleurs les plus faibles qui en sont généralement les premières victimes.» Voilà plus de 4 années que vous êtes aux responsabilités. Voilà plus de 4 années que vous nous expliquez qu’en matière de sécurité tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles à Strasbourg.

 

D’ailleurs, lors de chacune de nos interventions sur le sujet, y compris à cette précédente interpellation, il nous est systématiquement répondu que tout va très bien et que tout va même de mieux en mieux.

 

Et voilà que nous découvrons durant l’été que le nouveau ministre de l’intérieur, Manuel Valls, à peine nommé, décide de placer le quartier du Neuhof en zone prioritaire de Sécurité. Le trafic de drogue, la petite délinquance, les voitures brûlées sont mises en avant pour justifier ce classement.

 

Ce n’est pas une découverte pour nous. Cela fait 4 ans que j’interviens régulièrement sur ce sujet afin de vous demander de ne pas relâcher les efforts. Cela fait 4 ans que je demande de la transparence, une communication claire et incontestable des chiffres au niveau municipal comme au niveau du ministère de l’intérieur, quelque soit leurs couleurs politiques. Lors de ma précédente interpellation je déplorais d’ailleurs qu’au niveau national comme au niveau local, aussi bien à droite qu’à gauche, nous ne soyons pas capables de communiquer un bilan conforme à la réalité vécue par nos concitoyens.

 

Ces trois dernières semaines, j’ai lu attentivement plusieurs reportages effectués par la presse dans les secteurs concernés. Ils confirment ce que nous vivons au quotidien sur le terrain et ce que nous observons. Rodéo de scooters ou de quads, circulation sans casque, deal, mineurs qui font le guet et le plus insupportable parfois passage de la police nationale ou de la police municipale sans intervention à la clé. La photographie qui illustrait la une des Dernières Nouvelles d’Alsace sur le sujet est accablante. On y voit 7 scooters, aucun des conducteurs ne porte de casque et, cerise sur le gâteau, ils barrent les voies du tramway le tout avec une voiture de police qui les croisent en passant son chemin comme si de rien n’était. Ce deux poids, deux mesures est insupportable et incompréhensible pour bon nombre de nos concitoyens auxquels on ne laisse rien passer lorsqu’ils commettent une infraction au volant ou à vélo. Je suis favorable à cette tolérance zéro mais encore faut-il qu’elle soit appliquée à tous et partout ! Je sais bien que cela ne vient pas des agents de Police eux-mêmes. Ils ne font qu’obéir aux ordres et sont les premiers à se plaindre de ne pas avoir le droit d’intervenir. Vos propos lors de votre première réunion de campagne au Neuhof, vendredi dernier, illustre parfaitement ces consignes « Quand il y a infraction, il doit y avoir sanction mais sans mise en danger ». Concrètement, cela signifie que si les infractions sont commises par des individus qui sont capables de répliquer, de se lancer dans un rodéo, de déclencher des émeutes, de casser un tribunal, les forces de l’ordre ont pour consigne de laisser passer alors que pour un citoyen qui a encore le respect de l’uniforme, les consignes sont plus fermes et suivies d'effets !

 

A partir du moment où de telles exceptions sont tolérées, monsieur le Maire, la sanction devient insupportable pour ceux qu’elle touche, surtout en cette période économique difficile.

 

Outre la photographie, les propos tenus par les habitants sont tout aussi surréalistes et révèlent leur résignation « On est chez eux ici, on n'est pas chez nous. La police, elle fait déjà son travail, c'est le gouvernement qui n'applique pas les lois. Ici, c'est la loi des délinquants. » Idem dans un article d’un journal gratuit. La situation décrite est la même. Et à la menace que pourrait constituer le classement en Zone Prioritaire de Sécurité pour les délinquants, ces derniers avertissent déjà « Si les flics débarquent avec des Flash-Balls, nous aussi on peut les recevoir. On a déjà des plombs qui sont prêts »

 

Ces menaces sont inacceptables. Tout doit être mis en œuvre pour combattre ces comportements. Tout doit être mis en ouvre pour stopper ces trafics. Tout doit être mis en œuvre pour que la loi soit appliquée de manière uniforme sur l’ensemble de la ville. Il faut mettre fin à ces consignes de laxisme qui ne font qu’aggraver la situation ! Tout doit être mis en œuvre pour permettre aux forces de l’ordre d’intervenir et la Police doit être vraiment soutenue. Tout doit mis en œuvre pour que Strasbourg ne connaisse pas un retour en arrière en matière de sécurité qui la ramènerait aux heures les plus sombres des années 90.

 

Aussi, le traitement de la sécurité publique étant une coproduction entre l’Etat, la ville et la CUS, je souhaite connaitre les réponses concrètes que vous comptez apporter pour rétablir l’ordre sur la totalité du territoire Strasbourgeois. Comment comptez-vous accompagner l’action du gouvernement à travers cette ZPS ? Allez-vous revenir sur votre décision de geler l’extension de la vidéosurveillance qui a pourtant fait ses preuves ? D’autres secteurs seront-ils classés en zone prioritaire ? A mon sens, le Neuhof n’est pas le seul quartier concerné par ces phénomènes et d’autres mériteraient sans doute la même attention.

 

Je vous l’ai déjà dit et écrit à plusieurs reprises par le passé, Monsieur le Maire, dans le cadre de la lutte contre la délinquance, nous serons toujours à vos cotés.

 

Ce n’est que tous ensemble, par delà nos clivages, que nous arriverons à endiguer ce fléau qui pourrit le quotidien de nos concitoyens.

 

D’avance, je vous remercie pour vos réponses.

Passage sur RBS Strasbourg du 7 septembre

 

Retrouvez mon passage dans l’émission Live and DI animée par Stéphane Bossler.

 

J’y parle cumul des mandats, statut de l’élu, élections internes de l’UMP, nécessaire démocratisation de l’UMP et des élections municipales de 2014.

 

Pour écouter, cliquez sur le lecteur (Flèche orange)

 

 

Face à la pression, Philippe Bies évolue positivement

 

 

Je salue le revirement positif de Philippe Bies qui va finalement renoncer à son mandat de vice-président de la CUS, en décembre prochain.

 

Pour autant, une fois cette décision mise à exécution, il sera toujours Député, Conseiller municipal de Strasbourg (7ème ville de France), Conseiller CUS et surtout Président de CUS Habitat et d’Habitation Moderne. Comment peut-on présider ces deux grands bailleurs sociaux tout en remplissant correctement sa mission de parlementaire ? Cela est tout simplement matériellement impossible.

 

Philippe Bies devrait aller au bout de la logique en passant également la main à CUS Habitat et Habitation Moderne.

 

Je l’encourage à suivre les exemples locaux que sont les deux autres députés strasbourgeois, André Schneider (UMP) et Armand Jung (PS), qui sont parlementaires à 100 % et qui n’occupent aucun autre mandat ou fonction.

 

J’entends bien l’argument de l’ancrage local employé par certains défenseurs du cumul. Pourtant, l’exercice d’un mandat unique n’a pas empêché André Schneider et Armand Jung de l’emporter lors des dernières élections législatives tout en suivant les dossiers locaux.

 

La question du cumul n’est pas une question d’indemnités, comme le laisse entendre Philippe Bies en évoquant son action « bénévole » au sein des bailleurs. Il s’agit avant tout d’une question de temps à consacrer à ces fonctions afin d’être réellement efficace.

 

Après l’évolution de Phillipe Bies, à quand la prise de conscience de Roland Ries, le champion du cumul ?

Les promesses perdues du PS et de Roland Ries

 

1) La fin du cumul des Mandats

 

En dénonçant le cumul pratiqué par le nouveau député Philippe Bies, Raphaël Nisand a totalement raison.
Il est matériellement impossible d’exercer pleinement à la fois un mandat de parlementaire, de conseiller municipal de la 7ème ville de France, de vice-président de la communauté Urbaine de Strasbourg mais aussi de Président de deux grands bailleurs sociaux (Habitation Modern et CUS Habitat).

Clairement, le travail ne peut pas être bien fait partout !
En choisissant de conserver toutes ses fonctions à la CUS et au sein des bailleurs, Philippe Bies renie clairement un engagement de campagne qu’il a d’ailleurs utilisé contre Jean-Philippe Maurer lors de la dernière campagne législative.
Heureusement que la loi l’obligeait à démissionner de son mandat de conseiller général car autrement, il l’aurait également conservé.

 

Pour autant, Raphaël Nisand, maire de Schiltigheim, conseiller général, vice président de la CUS mais également administrateur de PARCUS,  de la CTS et de l’Espace Européen de l’Entreprise est-il le mieux placé pour donner des leçons en matière de cumul des mandats et des fonctions ?
Ce dernier en empile tellement qu’il a d’ailleurs atteint le plafond de cumul des indemnités et se trouve par conséquent écrêté.

 

2) Roland Ries candidat aux municipales de 2014

 

En pleine campagne municipale, pour séduire les strasbourgeois, Roland Ries s’engageait formellement à ne réaliser qu’un seul mandat. « En 2014, j'aurai 69 ans. Je ne comprendrais pas qu'on puisse me reprocher de me retirer à cet âge là, après avoir bien mérité de Strasbourg. Le temps sera venu pour d'autres de s'investir » déclarait-il.
Quelques mois après cet engagement public, il atténuait déjà son discours et à présent, il laisse clairement entendre qu’il pourrait renier son engagement.
Ce n’est pas une bonne manière de faire.
Les responsables politiques doivent cesser de faire de promesses qu’ils ne peuvent ou qu’ils ne comptent pas tenir. Ce sont de tels comportements qui nuisent à la crédibilité de la classe politique tout entière !

Je n’oublie pas aussi que Roland Ries, encore plus que Philippe Bies, est le champion local du cumul des mandats et des fonctions entre la Mairie, la première vice-présidence de la CUS, le Sénat, la présidence de la CTS, la présidence du GART, la présidence de l’eurodistrict etc.
Ces pratiques des élus PS, qui vont d’ailleurs à l’encontre de la volonté de leurs propres militants, ne font que renforcer mes convictions profondes en matière de cumul des mandats.
Il faut prendre des engagements forts et surtout les tenir en commençant par reconnaitre qu’il est impossible d’exercer des fonctions exécutives au sein de la 7ème ville de France ou au sein de la 7ème plus grande communauté urbaine de France et en même temps à l’Assemblée ou au Sénat. Il faut ensuite en tirer les conséquences qui s’imposent.

 

Le passage par la loi n’est d’ailleurs pas obligatoire.
Adrien Zeller en son temps l’avait d’ailleurs fait sans que personne ne lui demande quoi que ce soit. Il avait renoncé à son mandat de parlementaire en 1998, il y a 14 ans déjà et à son mandat de maire en 2001 pour se consacrer exclusivement à la région Alsace.
En 2007, alors que Gerald Dahan tentait de le piéger en se faisant passer pour Nicolas Sarkozy, il avait même refusé une proposition de rentrer au sein du gouvernement. (Il n’a appris qu’ensuite qu’il s’agissait d’un canular)
De son coté, Robert Grossmann avait de lui-même renoncé en 2001 à son mandat de conseiller général puis en 2004 à son mandat de conseiller Régional pour se consacrer exclusivement à sa fonction de président de la CUS ainsi qu’à Strasbourg.
André Schneider en a fait de même en renonçant en 2008 à son mandat de maire d'Hoenheim et de conseiller communautaire pour se consacrer exclusivement à l'Assemblée Nationale.

Voilà de beaux exemples locaux dont tous les élus que nous sommes devraient s’inspirer !

 

Mais pour arriver à vraiment faire bouger les choses, je pense que le nouveau gouvernement devrait de son coté travailler à un nouveau statut de l’élu qui est une condition importante pour réussir enfin à mettre fin à ce cumul des mandats qui nuit au bon fonctionnement de notre démocratie.

Lettre ouverte aux candidats à la présidence de l’UMP

 

 

Au soir du 28 novembre prochain, les militants de l’Union Pour un Mouvement populaire auront désigné leur nouveau Président.
La personnalité qui aura été élue aura d’abord la lourde tâche d’organiser notre mouvement avec pour objectif prioritaire la reconquête des territoires.

Elle devra tout mettre en œuvre pour préparer au mieux les élections municipales, cantonales, européennes puis sénatoriales programmées en 2014 voire en 2015.

 

Lors de ces rendez-vous il ne s’agira pas de prendre une revanche sur le passé, mais bien de préparer l’avenir en sachant adapter notre projet et notre message aux nouvelles réalités du terrain. En clair, savoir se remettre en question pour permettre à notre mouvement et surtout à nos candidats, de proposer à nos concitoyen(ne)s une nouvelle espérance, une alternative, une perspective.
Cet élan, passera d’abord par la désignation rapide des candidats qui seront chargés de défendre nos valeurs.
C’est sur cette question que notre mouvement doit en priorité entamer sa révolution interne. Trop de fois des candidatures ont été imposées d’en haut. Trop de fois elles ont fait l’objet de négociations entre états-majors, entre « notables » souvent adeptes du conformisme, rétifs au changement et à tout renouvellement, au mépris de la base, de nos militants et même des élus de terrain.

 

J’appelle nos prétendants à la présidence de l’UMP à s’engager en faveur d’une plus grande démocratisation du processus d’investiture.
 

Nos candidats à des scrutins uninominaux mais aussi nos têtes de listes doivent à l’avenir être désignés directement  par nos militants, à l’issu d’un débat interne et d’un vote démocratique et transparent comme cela est en cours pour la désignation du président de l’UMP.
Pour les scrutins de liste, la composition de ces dernières devra également être entérinée par les suffrages des adhérents.
Localement,  Roland Ries et le Parti Socialiste avaient su entamer cette nécessaire démocratisation du processus de désignation lors des dernières élections municipales à Strasbourg. Cette initiative avait généré une véritable dynamique de campagne, donné une légitimité forte à toute son équipe et permis d’éviter les traditionnelles querelles provenant des éventuels déçus, qui font généralement leur apparition au moment même où la campagne est censée battre son plein.

 

A l’UMP, nous devons tirer les conséquences de ces nouvelles exigences auxquelles aspirent la majorité de nos militants, qui ont fait le choix, pas toujours évident, de s’engager dans une formation politique.
Nous ne devons pas avoir peur du débat démocratique. Nous ne devons pas craindre l’avis de nos militants.
Au contraire, nous devons en faire une force et nous appuyer sur leur énergie, leurs compétences, leur intelligence, leur bon sens.

 

Aussi j’appelle nos candidats à la présidence de l’UMP à permettre, à l’ensemble de nos militants, de désigner démocratiquement, avant octobre 2013, leur future tête de liste aux municipales et d’entériner la composition de la liste que cette personne aura élaborée dans le dialogue et la concertation.
A Strasbourg, nos 1200 adhérents doivent pouvoir s’exprimer librement !

 

Notre mouvement doit également mener une nécessaire réflexion et être force de propositions sur la question du statut de l’élu (local comme national), sur la question du cumul des mandats, des fonctions et des indemnités, que nos concitoyens ne comprennent plus, voire rejettent.
Au XXIème siècle, les responsabilités qui pèsent sur celle ou celui qui préside un exécutif local, ne lui permettent plus d’exercer en même temps un mandat parlementaire.
Je défends l’interdiction du cumul de ces mandats. Les collectivités territoriales comme les grandes villes ou les grandes agglomérations ont besoins d’un maire ou d’un président à temps plein !

 

Au moment où nous nous présentons devant les électeurs, les règles doivent être claires. Ils doivent savoir pour quoi ils s’engagent. Ils doivent savoir que l’équipe qu’ils auront placée aux responsabilités – en premier lieu sa tête de liste – se consacrera exclusivement à son mandat sans courir plusieurs lièvres à la fois.

 

La future présidence de l’UMP devra prendre les échéances les unes après les autres en ne faisant l’impasse sur aucun scrutin.
C’est à travers une implantation locale réussie et un enracinement dans nos territoires qu’il sera ensuite possible de penser plus sereinement à des échéances plus lointaines comme la prochaine élection présidentielle.

 

Voilà ce qu’attend, comme beaucoup de nos adhérents et sympathisants dont j’ai toujours été proche et à l’écoute, le militant UMP et élu municipal de terrain que je suis.
Voilà, par-delà les qualités personnelles des différents candidats en lice, ce qui déterminera mon choix dans cette élection interne.

 

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller municipal et communautaire
Délégué de la 1ère circonscription du Bas-Rhin et conseiller national de l’UMP

Je soutiens André SCHNEIDER

Le ministre en charge des affaires européennes, Bernard Cazeneuve, boude Strasbourg !

 

 

 

Plus que jamais obnubilé par la communication, Roland Ries s'était fendu d'un communiqué triomphaliste pour annoncer  avec fanfares et trompettes la venue à Strasbourg de Bernard Cazeneuve, ministre délégué aux affaires européennes.

 

Ce dernier devait se rendre au Parlement Européen ainsi qu'à l'Hôtel de Ville. D'après Roland Ries, cette venue devait constituer une manifestation forte de l'attachement de l'État français au statut de Strasbourg en tant que siège du Parlement européen.

Finalement, nous découvrons que ce déplacement a été annulé à la dernière minute, remplacé par une rencontre à Paris.

 

Ce n'est pas bien grave pour le passage programmé à l'Hôtel de ville. Les élus conviés et même ceux qui ne l'étaient pas s'en remettront assurément.

En revanche, il est surprenant que le ministre délégué aux affaires européennes fraichement nommé rate la session du parlement européen, qui se tient pourtant cette semaine à Strasbourg, lui préférant des activités parisiennes.

 

Après la politique de la chaise vide menée par François Hollande lors du discours de Barack Obama devant l'OTAN, voici venue le temps de l'absence à Strasbourg du ministre en charge de l'Europe.

 

Il y a mieux comme débuts d'autant qui ces ratés nuisent à l'image de la France au sein des instances européennes et illustrent le peu de cas fait à Strasbourg et l'Alsace par le nouveau gouvernement.

 

J'invite fortement  Roland Ries à sensibiliser les membres du gouvernement "Ayrault" sur l'importance de la place de Strasbourg au sein de la vie européenne que Bernard Cazeneuve semble de toute évidence méconnaitre.

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