sécurité

« La sécurité publique est la première des libertés »

 

 

Interpellation lors du Conseil Municipal du 24 septembre 2012

 

Titre : Sécurité Publique à Strasbourg – Création d’une Zone Prioritaire de Sécurité au Neuhof

 

 

Monsieur le Maire, Chers collègues,

 

Je débutais une précédente interpellation en vous rappelant que « La sécurité publique est une question importante. Elle constitue la première des libertés car elle touche au quotidien de nos concitoyens. Ce sont d’ailleurs les plus faibles qui en sont généralement les premières victimes.» Voilà plus de 4 années que vous êtes aux responsabilités. Voilà plus de 4 années que vous nous expliquez qu’en matière de sécurité tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles à Strasbourg.

 

D’ailleurs, lors de chacune de nos interventions sur le sujet, y compris à cette précédente interpellation, il nous est systématiquement répondu que tout va très bien et que tout va même de mieux en mieux.

 

Et voilà que nous découvrons durant l’été que le nouveau ministre de l’intérieur, Manuel Valls, à peine nommé, décide de placer le quartier du Neuhof en zone prioritaire de Sécurité. Le trafic de drogue, la petite délinquance, les voitures brûlées sont mises en avant pour justifier ce classement.

 

Ce n’est pas une découverte pour nous. Cela fait 4 ans que j’interviens régulièrement sur ce sujet afin de vous demander de ne pas relâcher les efforts. Cela fait 4 ans que je demande de la transparence, une communication claire et incontestable des chiffres au niveau municipal comme au niveau du ministère de l’intérieur, quelque soit leurs couleurs politiques. Lors de ma précédente interpellation je déplorais d’ailleurs qu’au niveau national comme au niveau local, aussi bien à droite qu’à gauche, nous ne soyons pas capables de communiquer un bilan conforme à la réalité vécue par nos concitoyens.

 

Ces trois dernières semaines, j’ai lu attentivement plusieurs reportages effectués par la presse dans les secteurs concernés. Ils confirment ce que nous vivons au quotidien sur le terrain et ce que nous observons. Rodéo de scooters ou de quads, circulation sans casque, deal, mineurs qui font le guet et le plus insupportable parfois passage de la police nationale ou de la police municipale sans intervention à la clé. La photographie qui illustrait la une des Dernières Nouvelles d’Alsace sur le sujet est accablante. On y voit 7 scooters, aucun des conducteurs ne porte de casque et, cerise sur le gâteau, ils barrent les voies du tramway le tout avec une voiture de police qui les croisent en passant son chemin comme si de rien n’était. Ce deux poids, deux mesures est insupportable et incompréhensible pour bon nombre de nos concitoyens auxquels on ne laisse rien passer lorsqu’ils commettent une infraction au volant ou à vélo. Je suis favorable à cette tolérance zéro mais encore faut-il qu’elle soit appliquée à tous et partout ! Je sais bien que cela ne vient pas des agents de Police eux-mêmes. Ils ne font qu’obéir aux ordres et sont les premiers à se plaindre de ne pas avoir le droit d’intervenir. Vos propos lors de votre première réunion de campagne au Neuhof, vendredi dernier, illustre parfaitement ces consignes « Quand il y a infraction, il doit y avoir sanction mais sans mise en danger ». Concrètement, cela signifie que si les infractions sont commises par des individus qui sont capables de répliquer, de se lancer dans un rodéo, de déclencher des émeutes, de casser un tribunal, les forces de l’ordre ont pour consigne de laisser passer alors que pour un citoyen qui a encore le respect de l’uniforme, les consignes sont plus fermes et suivies d'effets !

 

A partir du moment où de telles exceptions sont tolérées, monsieur le Maire, la sanction devient insupportable pour ceux qu’elle touche, surtout en cette période économique difficile.

 

Outre la photographie, les propos tenus par les habitants sont tout aussi surréalistes et révèlent leur résignation « On est chez eux ici, on n'est pas chez nous. La police, elle fait déjà son travail, c'est le gouvernement qui n'applique pas les lois. Ici, c'est la loi des délinquants. » Idem dans un article d’un journal gratuit. La situation décrite est la même. Et à la menace que pourrait constituer le classement en Zone Prioritaire de Sécurité pour les délinquants, ces derniers avertissent déjà « Si les flics débarquent avec des Flash-Balls, nous aussi on peut les recevoir. On a déjà des plombs qui sont prêts »

 

Ces menaces sont inacceptables. Tout doit être mis en œuvre pour combattre ces comportements. Tout doit être mis en ouvre pour stopper ces trafics. Tout doit être mis en œuvre pour que la loi soit appliquée de manière uniforme sur l’ensemble de la ville. Il faut mettre fin à ces consignes de laxisme qui ne font qu’aggraver la situation ! Tout doit être mis en œuvre pour permettre aux forces de l’ordre d’intervenir et la Police doit être vraiment soutenue. Tout doit mis en œuvre pour que Strasbourg ne connaisse pas un retour en arrière en matière de sécurité qui la ramènerait aux heures les plus sombres des années 90.

 

Aussi, le traitement de la sécurité publique étant une coproduction entre l’Etat, la ville et la CUS, je souhaite connaitre les réponses concrètes que vous comptez apporter pour rétablir l’ordre sur la totalité du territoire Strasbourgeois. Comment comptez-vous accompagner l’action du gouvernement à travers cette ZPS ? Allez-vous revenir sur votre décision de geler l’extension de la vidéosurveillance qui a pourtant fait ses preuves ? D’autres secteurs seront-ils classés en zone prioritaire ? A mon sens, le Neuhof n’est pas le seul quartier concerné par ces phénomènes et d’autres mériteraient sans doute la même attention.

 

Je vous l’ai déjà dit et écrit à plusieurs reprises par le passé, Monsieur le Maire, dans le cadre de la lutte contre la délinquance, nous serons toujours à vos cotés.

 

Ce n’est que tous ensemble, par delà nos clivages, que nous arriverons à endiguer ce fléau qui pourrit le quotidien de nos concitoyens.

 

D’avance, je vous remercie pour vos réponses.

Lettre aux habitants de Koenigshoffen, de la Montagne Verte et de l’Elsau

 

 

A télécharger en cliquant ici 

 

Agir pour une meilleure sécurité

La sécurité c’est l’affaire de tous !

C’est un combat de tous les instants qui, sous aucun prétexte, notamment idéologique, ne doit être relâché. C’est pourtant ce que l’on observe au niveau de la Municipalité depuis quelque temps : aucun renfort du nombre de policiers municipaux, arrêt des extensions du dispositif de vidéo-protection, démantèlement des conseils d’animation et de prévention (CAP) ou budgets revus à la baisse…

Vous êtes de plus en plus nombreux à constater une dégradation de la situation, avec la recrudescence des incivilités, des rodéos, des tags, des trafics en tout genre, des cambriolages, des agressions, etc. Cette politique du relâchement contraste fortement avec les efforts entrepris et les résultats obtenus avant 2008. C’est bien dommage pour nos quartiers, et il est grand temps de réagir :

Exiger de la Ville et de la CUS qu’elles étendent le réseau de caméras de vidéoprotection : c’est un dispositif qui fonctionne

et qui rassure.

Créer un conseil cantonal de la tranquillité publique afin de faire régulièrement le point avec les acteurs de la prévention, de la police nationale, des autorités municipales…

Renforcer les actions de prévention de la délinquance. 

Vidéosurveillance dans le quartier

 

 

Depuis plusieurs semaines, vous avez été nombreux, à la Montagne Verte comme à Koenigshoffen, à me solliciter afin de savoir si ou ou non, le quartier sera équipé d’un dispositif de vidéosurveillance, promis régulièrement par le représentant dans la municipalité depuis 2008.

Afin d’en avoir le cœur net, j’ai sollicité le président de la CUS, Jacques Bigot, pour connaître ses intentions en la matière. A travers sa réponse, ce dernier m’a confirmé les déclarations de l’Adjoint au Maire en Charge de la Sécurité mais aussi celles de Roland Ries : Il n’y aura aucune extension de la vidéosurveillance dans la CUS y compris à la Montagne Verte et à Koegnigshoffen contrairement aux promesses de l’adjoint de quartier.

Décidément, nous sommes bien les parents-pauvres de l’action municipale qui ne jure que par le béton !

Conseil de communauté du 18 février 2011
Interpellation portant sur le dispositif de vidéosurveillance de la CUS.

Monsieur le Président,
Chers collègues,

Le 3 février dernier dans la presse locale, notre collègue en charge de la sécurité à la ville de Strasbourg a rendu publique des éléments de l’étude d’impact de la vidéosurveillance pour la CUS, validée le 12 juin 2009 par le conseil de CUS. Les résultats de cette étude avaient déjà été présentés au CISPD, en décembre dernier. Serait-il possible de nous les faire également parvenir conformément à ce qui avait été voté en 2009 ?

D’après les éléments relayés par la Presse, son impact dans le cadre de la lutte contre la délinquance serait donc incontestablement positif.

Mieux encore, d’après le cabinet Althing en charge de cette étude, la vidéosurveillance n’aurait occasionné aucun transfert de la délinquance dans les secteurs non équipés contrairement à ce que certains redoutaient.

On comprend ainsi mieux pourquoi 65 % de nos concitoyens sont favorables à ce dispositif.

Aussi, au regard de ce bilan qui semble excellent, je souhaite connaitre vos intentions quant à l’extension de la vidéosurveillance dans les secteurs de la CUS qui en sont encore dépourvus et qui en auraient besoin?
J’ai bien noté qu’il avait été annoncé en février 2010 la fin des extensions mais je vous demande de bien vouloir revoir cette position en faisant preuve en la matière de pragmatisme. Il s’agit en l’espèce de mieux protéger nos concitoyens et pas de faire plaisir à tel ou tel membre ou groupe de notre assemblée.

Enfin, un évènement récent et douloureux vient poser la question de la durée de conservation des images pour l’instant fixée à 96 heures pour la CUS.
Il me semble qu’il serait intéressant de pouvoir débattre entre élus mais aussi avec les professionnels de la sécurité publique et les membres civils du comité d’éthique, de la possibilité d’étendre cette durée de conservation des images autorisées actuellement par les textes règlementaires au maximum jusqu’à un mois.
Une telle évolution devrait permettre à l’avenir de donner davantage de temps aux enquêteurs pour faire progresser des affaires difficiles.

Naturellement, il ne faut pas agir dans l’urgence, à vif mais ce débat mérite d’être mené.

Nous devons prendre notre temps pour déterminer si oui ou non cette durée de conservation des bandes doit être accrue et si oui, de combien elle devra l’être pour qu’elle soit davantage efficace tout en étant acceptable pour tous.

Je vous remercie pour vos réponses. 

 

Agir en faveur de l’intérêt général !

 

Conseil de communauté du 28 janvier 2011

Intervention de Jean-Emmanuel Robert

Point N°53 : Création d’une mission d’information et d’évaluation

 

Monsieur le Président,
Chers collègues,

L’évènement neigeux de ce début d’année mais surtout ses conséquences pour la population et l’activité économique a beaucoup marqué les esprits. Il a démontré que manifestement, le nouveau plan de viabilité hivernale présenté en octobre n’était pas adapté à la situation.
Le premier phénomène neigeux que nous avons connu au début du mois de décembre en avait déjà démontré les limites. De nombreuses rues de la CUS et particulièrement à Strasbourg, étaient restées impraticables sur plus d’une semaine. Il faut dire qu’en l’espèce la décision non concertée de ne procéder à aucun salage quelque soit l’intensité des chutes de neige, dans de nombreuses rue de Strasbourg, était pour le moins malvenue.

Face au chao suscité par ces phénomènes neigeux, après celui déjà généré l’année dernière où nous avions été en rupture totale de sel, je vous ai proposé, dans un courrier en date 6 janvier, de bien vouloir mettre en place une mission d’information et d’évaluation afin que nos collectivités soient mieux préparées à l’avenir.

A travers cette délibération, vous donnez une suite favorable à cette proposition et je vous en remercie. La création de telles missions va dans le sens de l’intérêt général. Elles nous permettent de travailler ensemble, par delà nos opinions et ce, dans l’intérêt de nos concitoyens. Ces missions constituent, me semble-t-il, une véritable avancée démocratique et nous devrions y avoir recours à chaque fois que la situation l’exige.
Sur le fond, vous placez cette mission dans un cadre plus globale des retombées locales des crises climatiques.
Je permets toutefois de vous préciser qu’à mon sens ce n’est pas exceptionnel qu’il fasse froid et qu’il neige en hiver. Cela me semble d’ailleurs plutôt être la norme, et la douceur exagérée du climat en hiver, une conséquence du dérèglement climatique. Depuis 2 ans donc, nos hivers sont froids et neigeux et nous devrions presque nous en réjouir. Certes, l’intensité avait, elle, de quoi surprendre.
Les véritables nuisances de ce dérèglement sont davantage à chercher du coté des précipitations qui suscitent des inondations, du coté des fortes vagues de chaleurs – même si depuis l’instauration d’un plan canicule nous n’avons plus connu de situations aussi exceptionnelles qu’en 2003 – de grand froid ou de vent à l’instar de la tempête de 99 par exemple.

Pour les phénomènes neigeux, nous avons la chance dans notre région et en particulier à la CUS, d’avoir des agents qui ont l’expérience de la neige. Ils font un travail remarquable à condition qu’on leur en donne les moyens.
Nous savons tous qu’ils ont été très sollicités depuis fin 2010 et qu’ils risquent encore de l’être d’ici le mois d’avril. Je tiens ici, à saluer leur investissement au quotidien.

Vous nous avez présenté les moyens mis en œuvre cette année et depuis 1998.
Ce qui nous intéresse aussi, c’est de connaitre l’évolution des moyens humains et mécaniques de notre collectivité non pas sur 10 ans mais depuis le début des années 80.
Ce qui doit nous guider c’est évolution du climat sur cette période mais aussi ce que nos scientifiques, les météorologues, envisagent comme évolutions futures. Il faut savoir d’où nous partons pour décider vers quoi nous devons aller.
Le cœur de cette mission sera, à mon sens, d’apporter des réponses concrètes à ces évènements en tenant compte de leur impact budgétaire, le rôle de l’élu étant aussi de procéder à des arbitrages.

Je vous ai formulé plusieurs propositions notamment en matière de stockage du sel. Ce n’est pas en pleine crise qu’il faut songer à s’approvisionner en profitant de la moindre occasion pour rejeter la rupture des stocks sur d’autres, la clé du problème résidant dans la quantité de sel stockée manifestement trop faible pour la CUS. S’agissant de l’épandage, il faut l’adapter proportionnellement et en fonction des prévisions météo. Il est en revanche impératif d’envisager un passage de la de la lame dans un maximum de rues, et la nécessité pour les automobilistes de disposer d’équipement adaptés. Il faut insister sur l’obligation des propriétaires ou locataires principaux de déblayer les trottoirs pour laquelle il faudra réfléchir à la concrétisation de sa mise en œuvre, en matière de maintien des transports en communs et en matière de collecte des ordures ménagères.

Sur cette dernière, je suis stupéfait que ce soit l’enlèvement de plus de 1000 bacs visant à les protéger des voyous lors de la nuit de la saint sylvestre qui a privé des milliers de nos concitoyens de la moindre collecte pendant près de 10 jours, alors qu’on nous explique que tout va pour le mieux à Strasbourg en matière de sécurité.

Vous m’avez proposé de participer à cette mission d’information et d’évaluation qui aura un champ d’action plus large. Je salue cette initiative et c’est dans esprit constructif, désireux d’œuvrer dans l’intérêt général de nos concitoyens, que j’accepte bien volontiers cette proposition car je suis avant tout un Strasbourgeois attaché à ma ville et à notre Communauté Urbaine.

Je vous remercie 

Sécurité : Priorité aux victimes !

Un Strasbourgeois m’a transmis une copie d’un courrier qu’il a envoyé au Maire de Strasbourg.
Plus que jamais, je pense que nos concitoyens ont le droit de savoir. Parler de la détresse des victimes, reconnaitre qu’ils sont vraiment des victimes, enregistrer leur plainte mais aussi les accompagner dans leurs  démarches me semble essentiel. Voilà le sens de mon engagement !

Voici son courrier.

 

Monsieur,

Tout d’abord BONNE ANNEE comme on le souhaite en ce début d’année 2011.

Pour nous, mon épouse et moi-même, retraités, habitant le quartier de XXXXXX, la rue XXXXX, depuis 1969, ce début de l’année à très mal commencé !

XXXXXX est notre quartier où nous avons nos habitudes mais aussi nos craintes et nos peurs : dégradations diverses et surtout incendies de voitures. Tous les ans, à l’approche des fêtes de fin d’année plus particulièrement, mais aussi tout au long de l’année, nous vivions dans la hantise de voir notre véhicule brûlé et ainsi supprimé en quelques minutes notre moyen de transport nous permettant de faire nos achats hebdomadaires, de partir le week-end et surtout de voir nos enfants et petits enfants qui habitent hors de la C.U.S. (heureusement pour eux ils sont encore tranquille de ce côté-là, mais pour combien de temps !!).

Nous étions aussi tristes et solidaires pour toutes ces personnes qui perdaient leur moyen de locomotion, leur outil de travail et qui se retrouvaient bien seules face à ce fléau.

Mais voilà, nous venons d’être victime également d’incendie de notre véhicule. Nous avons passé un réveillon de la St Sylvestre relativement « calme » chez nous (de toute façon le nombre des véhicules incendiés cette nuit là étant gardé secret par le gouvernement, cela ne peut être qu’une simple impression), mais il y aurait eu quand même plus de 60 véhicules brûlés (à quand la vérité ????).

Et c’est après avoir passé le jour de l’An en famille, qu’en milieu de soirée du 1er janvier 2011 cela est arrivé. Nous étions devant notre poste de télévision. Vers 22h00, une voisine nous a informés que 2 véhicules étaient en flammes sur le parking devant chez nous encadrant une troisième.

Nous avons appelé les pompiers qui n’ont pas pu intervenir immédiatement (vu qu’ils étaient sur d’autres incendies de voitures) !!! Notre voiture fut donc entièrement carbonisée.

Nous voilà à présent désemparés et bloqués pour nos déplacements. Au-delà de la gêne occasionnée au niveau matériel, cela a également un impact sur notre santé du fait de l’inquiétude et du stress que toutes les démarches (assurances, achat d’une nouvelle voiture, dépôt de plainte…) génèrent.

Alors nous nous permettons de vous adresser plusieurs questions :

  • que font la ville de Strasbourg et son Maire en particulier pour ses citoyens ?
  • quels sont les moyens mis en œuvre pour les aider et assurer la protection de leur bien et de leurs personnes ?
  • on parle seulement des incendiaires, mais qu’en est-il des victimes ?
  • que fait la police de quartier ? nous ne la voyons jamais et lorsqu’elle vient dans notre quartier à la poursuite de scooter, elle se fourre dans des culs de sac, ce qui dénote d’une maitrise « parfaite » de notre quartier !
  • que fait le préfet, est-il au moins au courant de ce qui se passe dans les quartiers ?
  • attendez-vous que les habitants fassent eux-mêmes la police ?
  • attendez-vous un drame humain si une des victimes s’interpose pour sauver son véhicule ?

Au-delà de ces questions que nous nous posons depuis de nombreuses années, nous vous sollicitons pour obtenir une aide exceptionnelle pour nous permettre l’achat d’un nouveau véhicule.

Cette lettre est un cri de désespoir face à la dégradation des conditions de sécurité dans nos cités. Même si cela est moins relayé par les médias, l’insécurité persiste et touche toutes les populations sans discrimination !

Nous aimerions également engager une discussion entre Monsieur le Maire et les Habitants de ce quartier en matière de sécurité, afin de trouver les réponses aux différentes problèmes et assure notre sécurité.

Nous vous remercions d’avance pour l’attention que vous porterez à notre demande et vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments distinguées.

PS : info de dernière minute :

L’un de nos petits enfants qui habite la rue xxxxxx perpendiculaire à la nôtre (n°x) a vu une voiture d’un voisin qui a brulé le samedi 8 janvier à 23h00 – ça continue et on n’est plus le 31 décembre 2010… en une semaine de temps 5 voitures ont brûlés dans la rue xxxxxx et 8 ont eu les fenêtres cassées.
Sachez que notre rue est réputée pour être la plus calme du quartier !!!

Réveillon à Strasbourg : des violences urbaines inacceptables

Les violences urbaines, notamment la nuit de la saint sylvestre avaient atteint leur apogée en 2000. Cette année symbole pour Strasbourg avait vu officiellement 1800 véhicules directement ou par propagation incendiés et officiellement 51 rien que le soir de la saint sylvestre.
10 ans après les choses ont changé.

La police n’a plus besoin de se cacher pour faire son travail. Les sirènes et les gyrophares des véhicules de police, des pompiers ou du samu ne sont plus interdits par les autorités. Les délinquants ne sont plus envoyés en vacances pour les éloigner de Strasbourg pour les vacances de Noël. La ville n’organise plus ce grand barnum qu’était Mix Max, gabegie financière sans aucun effet sur les violences.

En 2008, nous savons qu’il y a eu 716 véhicules directement ou par propagation incendiés sur la CUS. Cela représentait une baisse de plus de 60 %.
Ce résultat était le fruit d’un travail de longue haleine qui faisait de la sécurité une véritable priorité. Au cours de cette période,  les effectifs de la police municipale ont été considérablement augmentés, la vidéosurveillance développée sans oublier la mise en place d’une véritable politique urbanistique et sociale dans les secteurs touchés par ce phénomène.

Malheureusement, ces résultats stagnent voire se dégradent depuis 3 ans. Les chiffres de la délinquance sur Strasbourg et la CUS  ne nous sont d’ailleurs plus communiqués, ni par la ville ou la CUS, ni par la préfecture. Nous revenons à certains travers qui avaient fait tant de mal dans les années 90 comme la négation de la délinquance  or casser le thermomètre n’a jamais fait baisser la fièvre.
Les années précédentes, cette transparence n’avait pourtant jamais nuit à la baisse de la délinquance. Pour ma part, je demande qu’elle soit rétablie car nos concitoyens ont besoin de cette transparence. Avec de telles pratiques, ils finiront par ne plus croire en la parole publique.
Il est d’ailleurs tout de même étrange qu’on nous explique qu’il n’y a pas de chiffre alors que nous assistons à une autosatisfaction générale sur la baisse des violences. Si les exactions ont baissé durant les dernières fêtes, qu’on nous communique alors le bilan détaillé ! D’ailleurs je ne sais plus qui croire ; le sénateur-Maire PS de Strasbourg qui affirme que tout va bien et que les chiffres sont bons pour Strasbourg ou la CUS ou le Parti Socialiste qui, par la voix de Jean-Jacques Urvoas, trouve ce bilan minimaliste ?

Malheureusement, ces fameux chiffres pour Strasbourg et la CUS, nous ne les auront pas car ils sont bien éloignés du discours d’autosatisfaction du moment. A la fourrière communautaire, alors qu’il existe d’autres lieux de stockage maintenus secrets sur la CUS, ce sont plus de 60 véhicules incendiés qui étaient entreposés hier matin à 11h00.
Sous le manteau, certains acteurs, même s’ils ont été bien briffés depuis l’année dernière, avancent le nombre d’environ 65 véhicules incendiés durant cette seule nuit.
Ce n’est pas acceptable !Ceux qui expliquent à nouveau aujourd’hui que la police ne doit pas être trop visible pour ne pas provoquer les délinquants se trompent. Il est irresponsable de vouloir abandonner une partie du territoire aux délinquants. Ce n’est en tout cas pas ma conception de la sécurité publique.
 

Ceux qui, pour des questions purement idéologiques, ont stoppé les extensions de la vidéosurveillance, ont refusé d’accorder des moyens supplémentaires à la police municipale, n’ont procédé à aucune création de poste de policier municipal, sont manifestement dans l’erreur.Nous ne devons pas avoir peur de poursuivre les efforts entamés par le passé pour résorber définitivement le phénomène de la délinquance.Strasbourg et la CUS, doivent faire confiance à la police, aux pompiers et à tous les acteurs qui font un travail au quotidien extraordinaire pour lutter contre ce phénomène mais elles doivent aussi leur donner les moyens d’agir. Les enfermer dans un corset idéologique, ne fera avancer en rien les résultats.

Pour arriver à franchir ce palier atteint depuis 3 ans, nous avons besoin d’une véritable volonté politique.  Cette volonté, je ne la vois malheureusement pas !

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

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