RObert Grossmann

Passage sur RBS Strasbourg du 7 septembre

 

Retrouvez mon passage dans l’émission Live and DI animée par Stéphane Bossler.

 

J’y parle cumul des mandats, statut de l’élu, élections internes de l’UMP, nécessaire démocratisation de l’UMP et des élections municipales de 2014.

 

Pour écouter, cliquez sur le lecteur (Flèche orange)

 

 

Yves Bur : Le panache au service de l’intérêt général!

 

 

 

Le courage en politique, beaucoup en parlent mais peu le mettent en pratique.

 

A l'instar de Nicolas Sarkozy, ce n'est pas le cas d’Yves Bur qui depuis ses débuts sait faire preuve de cran et d’audace.

 

Il n’hésite pas à défendre des positions parfois impopulaires, comme sur le tabac, mais qui vont dans le sens de l’intérêt général. Ancien grand fumeur, je lui dois d’ailleurs en grande partie mon affranchissement…

 

En annonçant sa décision de passer le flambeau à Sophie Rohfritsch, femme d’expérience et d’avenir dans le département, Yves Bur agit une nouvelle fois avec panache dans l’intérêt de son mouvement et de sa circonscription !

 

Il assure une transition qui aurait pu s’avérer compliquée à droite et reconnait par ce geste la qualité des générations montantes pas toujours exploitée par notre mouvement.

 

Sa décision de rester impliqué dans les affaires de sa commune et de la CUS constitue également une bonne nouvelle.

Notre génération a besoin de personnes comme lui pour la guider et l’appuyer.

 

Chapeau bas, Yves !  

Racing Club de Strasbourg : 3 propositions concrètes !

 

A l'issue de mon interpellation (texte à lire ici )voici les 3 propositions concrètes que j'ai formulées A voir en vidéo en cliquant ICI

 

Je souhaite vous faire à présent 3 propositions concrètes :

  • Organiser une audition de monsieur Sitterle et de Patrick Spielmann par notre assemblée et les élus communautaires afin, comme nous avons eu l’occasion de le faire pour l’eurostadium, qu’ils nous présentent la situation réelle du club ainsi que leurs projets et surtout et qu’ils répondent à nos questions. La ville et la CUS étant les premiers financeurs, il ne me semblerait pas anormal que nous ayons une forme de droit de regard. Je souhaite notamment que monsieur Sitterle nous disent concrètement les griefs qu’il reproche à l’association. Dans la presse il lance des accusations très graves. Il parle de rémunérations indues ou de commissions touchées. Il met en cause des personnes du club sans les citer. Il doit nous fournir les preuves de ses affirmations car personnellement, avec le Racing, je ne m’appuierai plus que sur des actes concrets et certainement plus sur des paroles, bien mises en forme certes, mais jamais suivies d’effets !

 

 

  • Demander à Monsieur Sitterle que la marque racing soit la propriété de la SASP ou de l’association si la SASP ne voit pas encore le jour puisque le droit permet un délai de 3 ans avant sa création. Pour que monsieur Sitterle ne soit pas perdant, la SASP ou l’association devrait naturellement la lui racheter pour 150 000 euros, sa mise de départ. Je me répète, il est en effet inconcevable que la marque racing soit dissociée du club. Seule la SASP ou l’association doit en avoir la propriété et cela, pour éviter des conflits futurs qui pourraient apparaitre le jour où monsieur Sitterle ne sera plus l’actionnaire majoritaire de la SASP et même avant.

 

  • Conditionner les aides financières et logistiques de la Ville et de la CUS, à l’établissement d’une convention équilibrée et juste entre l’association et la SASP

 

Pour ma part, si les choses devait demeurer en l’état, si la marque racing ne devenait effectivement qu’un placement financier assurant une rente à vie, je me réserverais à l’avenir le droit de ne pas voter la moindre subvention pour le club car ce n’est pas le rôle des collectivités, de financer ce type de montage.

 

Situation juridique et financière du Racing Club de Strasbourg

 

Interpellation  portant sur la situation juridique et financière du Racing Club de Strasbourg

 

Conseil Municipal du 20 février 2012

 

 

Monsieur le Maire, Chers collègues,

 

En juillet dernier, après deux saisons rocambolesques, le Racing Club de Strasbourg a été conduit à déposer le bilan. De ce naufrage, l’ensemble des supporters du Racing mais aussi ses acteurs financiers aspiraient à une reconstruction du club sur des bases saines afin qu’à l’avenir, plus jamais de telles situations ne se reproduisent. L’ambition commune était claire : pour gravir rapidement les échelons et s’installer durablement parmi l’élite du football, il fallait que le club ne soit plus l’objet de petits calculs personnels en particulier sur le plan financier. Il fallait que le football soit enfin la préoccupation numéro un à tous les étages du club, du terrain jusqu’à la direction. Il fallait que l’actionnariat soit lisible en permettant, si nécessaire, des transitions apaisées. Bref, il fallait tout mettre en œuvre pour que plus jamais les rebondissements à répétition que nous avons connus depuis sa privatisation (et même avant) ne se répètent et pour qu’enfin le Racing abandonne son image de « petit OM de l’Est »…

 

C’est dans cet esprit, monsieur le Maire que nous avons débattu en octobre dernier au sujet de la délibération de soutien au nouveau projet, qui nous était présentée. Que ce soit lors de ce débat ou dans les médias, un certain nombre d’annonces ont été formulées. 1) Dès le dépôt de bilan du club, le nouvel actionnaire pressenti déclarait « J’ai décidé d'apporter dès à présent à l'association les moyens financiers nécessaires pour préparer au mieux la saison qui s'annonce » (DNA du 19/07/20011). 2) Le budget du club devait être de 4,4 Millions d’euros dont 1.7 pour le fonctionnement du centre de formation. Dans l’Alsace du 16/09/2011, Frédéric Sitterle a déclaré à ce sujet « J'injecte tous les mois pour assurer charges et salaires. J'ai pris l'engagement d'équilibrer le budget de l'association avec un déficit estimé à l'époque à 1,35 million. En fait, on s'aperçoit qu'il faudra investir 2,3 millions pour boucher le trou d'un budget global de 4 millions, comprenant la section « pro ». 3) Au sujet de la contribution des collectivités (Ville et CUS) notre collègue en charge des finances, déclarait « nos financements représentent moins de 20% de la totalité du budget de l’association. » 4) Lors de ce conseil, à une question précise de Robert Grossmann sur le budget du club et ses besoins en financement voilà ce que répondait Alain Fontanel « Pour ce qui est des éléments budgétaires, vous avez raison, nous nous sommes nous-mêmes posés ces questions car on doit trouver un équilibre précis et juste sur ce qui est à la charge du repreneur et ce qui peut-être à la charge d’une collectivité dans l’accompagnement de la reconstruction. (…) Il n’est pas question que la collectivité soit amenée à se substituer à tout ou partie à la responsabilité d’un entrepreneur privé. Nous sommes bien attachés à bien respecter cette ligne de démarcation. » 5) Le projet de monsieur Sitterlé est, je cite « un projet de reconstruction sur des bases saines » DNA du 20/08/2011

 

6 mois depuis le début de la lente reconstruction du club nous découvrons dans la presse que la communication a été nettement plus abondante que les actes. Depuis juillet 2011, aucun euro n’a été investi dans le club par le nouvel homme fort. Le budget n’est pas de 4.4 millions comme annoncé dans les médias et en conseil municipal (et de CUS) mais de 2.634 millions comme l’ont découvert les membres de la commission régionale de contrôle des clubs de la ligue d’alsace, le 12 janvier dernier. Les 2.3 millions annoncés à grand renfort de communication n’ont jamais été injectés puisque le club vit d’abord sur les réserves financières de l’association qui, suite au rachat du centre de formation (pour 4.1 millions) par la ville, disposait encore de 727 872 euros sur ses comptes, ce que nous ignorions comme le grand public. Il vit aussi sur les recettes publicitaires et de billetterie mais surtout grâce à l’argent public. Ville et CUS se sont engagées à hauteur de 750 000 euros pour cette saison sans compter la mise à disposition gratuite du stade de la Meinau et la quasi-gratuité du centre de formation (11 000 euros à l’année). Sans compter aussi les soutiens financiers de la Région Alsace et du Département. Ces financements publics ne représentent donc pas moins de 20% du budget mais près de 56% pour les seuls villes et CUS en incluant les reliquats du rachat du centre de formation. Dans les faits, et contrairement à ce qu’affirmait en octobre dernier notre collègue en charge des finances, Alain Fontanel, nos deux collectivités sont bien amenées à se substituer à tout ou partie à la responsabilité d’un entrepreneur privé…

Depuis 2009, se sont près de 7 millions d’euros d’argent public provenant de la ville et de la CUS qui auront été investis dans le club. Il s’agit d’un engagement sans précédent pour un club qui évolue aujourd’hui en CFA2.

A ce tarif, on pouvait au minimum espérer que le Racing reprenne sur des bases saines. Or il semblerait que cela ne soit pas le cas, et c’est bien là le plus grave. Propriétaire de la marque Racing, rachetée pour 150 000 euros, il semblerait que le nouveau président du RACING ait des projets qui risquent, à mon sens, de compromettre la pérennité du club dans le futur car probables sources de conflits. D’abord à travers une première convention qui lierait le club à la société BMV (Blodelsheim, Média Venture) propriétaire de la marque Racing. Ainsi l’association serait amenée à verser chaque année une redevance à cette société pour l’usage de la marque. De 150 000 euros en CFA2 à 1.5 millions en Ligue 1. Cette société, distincte de la SASP serait donc assurée à vie d’une rente annuelle non négligeable quelques soient le ou les actionnaires majoritaires de la SASP, y compris si Monsieur Sitterle décide de tourner la page Racing. Une seconde convention dite de gestion est évoquée. Celle-ci lierait l’association à la SASP et, en cas de non-renouvellement, l’association devrait alors verser à la SASP une indemnité conséquente qui ne pourrait être inférieure à un million d’euros. Si cette volonté, évoquée dans la presse mais aussi en coulisses par de nombreuses personnes proches du club, est confirmée nous serions en l’espèce bien loin d’une situation assainie et ce, malgré une communication depuis le mois de juillet dernier fort habille. Il faut dire qu’en rémunérant deux communicants, présentés initialement comme des bénévoles, le ton est bien donné…

 

Monsieur le Maire, Au regard de l’ensemble de ces éléments, je vous demande de bien vouloir faire la lumière sur la situation financière réelle du Racing. Quel est son budget réel ? Quel est celui consacré au centre de formation pour lequel nous nous sommes mobilisés ? Quelle est la part réelle de la participation publique dans le financement du club ? Y-a-t-il des obligations légales à respecter en la matière ? Et enfin, êtes-vous en mesure de nous dire combien a réellement investi monsieur Sitterle dans le club, depuis juillet dernier ? Je n’imagine pas un instant qu’après les évènements passés, la ville et la CUS ne suivent pas de près la situation économique du club. Après avoir injecté près de 7 millions en 3 ans, en ces temps difficiles, où chaque euro compte et par respect envers nos concitoyens, il me semble essentiel que nos collectivités veillent de près à la situation du Racing.

 

Je vous demande également, de bien vouloir nous faire un point sur la situation juridique actuelle du club ainsi que sur les projets de conventions. Il est de notre devoir, alors que le club évolue en CFA2, de veiller à ce qu’aucun montage juridique et financier ne vienne compromettre la solidité du club, comme nous l’avons connu dans un proche passé. Imaginez un instant le club tiraillée entre 3 parties, l’association, la SASP qui gère le foot professionnel (dont la majorité peut évoluer et dont monsieur Sitterle veut déjà ouvrir le capital) et la société BMV qui détient la propriété de la marque Racing, cette fameuse marque qui historiquement a été régulièrement source de conflits. Enfin, pouvez-vous nous indiquer si la position de Patrick Spielmann, pilier historique du club et interlocuteur important pour la ville, est menacée, comme cela se murmure depuis la dernière AG de l’Association. Si oui, nous devons lui apporter notre soutien.

 

 

Je suis bien conscient qu’à travers mon interpellation nous brisons l’unanimité faite jusqu’à présent autour de monsieur Sitterle. Je suis bien conscient qu’il va y avoir une levée de boucliers du coté des inconditionnels du club qui, comme moi, sont heureux des résultats sportifs du moment mais ne soucient pas forcément de la pérennité de la gouvernance. Mais en ces temps de crise, il ne saurait y avoir de vache sacrée. Il est de notre devoir d’élus de veiller au bon usage des deniers publics investis dans le club qui en l’espèce ont été très importants et surtout de nous assurer de sa pérennité quitte à passer pour les empêcheurs de communiquer en rond !

 

Je vous remercie pour vos réponses que j’attends détaillées et appuyées par des documents concrets.

« Roland Ries : Depuis le début de votre mandat, les occasions de nous interroger sur des questions d’éthique et de morale n’ont pas manqué.  » !

 

Intervention sur le vote du Conseil en application de l'article L 2122-18 du CGCT relatif aux fonctions d'adjoint.

 

Conseil Municipal du 23 Janvier 2012

A voir en vidéo en cliquant ICI

 

Monsieur le Maire, Mes Chers collègues,

 

Nous sommes amenés aujourd’hui à débattre du retrait de délégations de votre future ex-Adjointe en charge des marchés publics.

 

Les causes sont multiples : officiellement son manque de solidarité avec votre majorité et sur ce point, cela ne nous regarde pas ; moins avouées ses récentes abstentions en conseil ; et totalement niées, son engagement au sein d’une association qui entend lutter contre la corruption et en faveur de la moralisation de la vie publique. Ce dernier point ne peut pas laisser indifférent l’ensemble des élus qui siègent sur les bancs de notre assemblée. Car en effet, il ne s’agit pas uniquement d’une simple affaire interne, d’un problème de compatibilité d’humeur, de méthode, de rivalités personnelles ou d’égos. Il s’agit aussi et surtout de la conception de la mission des élus et des questions de morale et d’éthique en politique. Je ne vous cache pas qu’en la matière, j’ai des convictions profondes que je souhaite, une fois n’est pas coutume développer dans notre enceinte.

 

Je dois d’abord vous avouer Monsieur le Maire que j’ai été plutôt surpris de votre décision. Vos jurisprudences successives, votre attitude, votre gouvernance, depuis votre accession aux responsabilités, aboutissaient toujours, en cas de dérapage, tantôt à un rappel à l’ordre, souvent à un simple recadrage, bien qu’il m’est arrivé de remarquer parfois, avec ma collègue Anne Schumann, votre susceptibilité et votre manque de self-control à l’évocation de certains dossiers.

 

Depuis le début de votre mandat, les occasions de nous interroger sur des questions d’éthique et de morale n’ont pas manqué. J’ai été à plusieurs reprises interpellé pour ne pas dire choqué par certaines déclarations, certaines décisions ou non décisions et par plusieurs actes que je souhaite développer dans un premier temps.

 

Cela a commencé dès septembre 2008 par l’apparition du logo de la Ville et de la CUS dans le journal officiel du Parti Socialiste intitulé « l’Hebdo des socialistes ». Il s’agissait alors d’une annonce de recrutement d’un chargé de mission pour la fédération PS Bas-rhinoise. Nous vous avions alors interrogé sur l’origine du financement de cette annonce et le mode de transmission du logo en question. 4 ans après nos légitimes interrogations, nous n’avons eu pour unique réponse de votre part que la copie d’un courrier d’excuses émanant du directeur de la publication mais rien sur le fond. Le mandat commençait bien !

 

Nous avons ensuite enchainé avec une étude intitulée « Comment donner un nouveau souffle au marché de Noël de Strasbourg ? Comment mieux l'articuler avec les autres événements festifs de la région ? » commandée à la société Athéo en 2008 puis payée par la collectivité un peu plus de 28 000 euros. Cette histoire n’est sortie qu’en décembre 2009, via le célèbre Canard Enchainé. Nous avions alors découvert avec effarement qu’un ancien premier ministre de la France, Michel Rocard, était intervenu en personne pour s’assurer que cette étude soit belle et bien rémunérée, le patron de l’agence en question étant l’un de ses très proches amis. Après les révélations de la presse, après les interventions des élus, pour calmer tout le monde, vous aviez alors décidé avec Robert Herrmann du remboursement de 70 % de la prestation. 4 ans après les faits, je pense toujours que les 8 600 euros versés pour un rapport de 15 pages totalement vide était très cher payé, notamment lorsque l’on voit la galère dans laquelle se trouve un certain nombre de nos concitoyens.

 

En mars 2009, à la stupéfaction générale nous apprenions que l’un de vos adjoints avait été placé en garde à vue après avoir mis le feu à une poubelle ainsi qu’à une bâche d’un échafaudage au centre ville. Il avait été repéré grâce à la vidéo surveillance. Vous l’aviez alors suspendu puis réintégré malgré sa condamnation par la justice. Je ne reviendrais pas sur les explications alambiquées pour justifier cet acte et qui ont fait des ravages dans la population, comme celle de la pilule désinhibante et surtout la mise en cause choquante par le député de la première circonscription de l’utilité de la vidéosurveillance à Strasbourg sans parler des ses insinuations à travers des questions tendancieuses du genre « qui a géré ce dossier en particulier ? Comment se passe la transmission des images et des informations entre le centre de supervision à la CUS, la police nationale et le parquet ? » Je ne vous cache pas qu’à l’époque, avec Anne Schumann nous avons subit un certain nombre de pressions extérieures pour ne pas trop poser de questions sur cette affaire, sans grand succès d’ailleurs…

 

Avril 2009, dans le cadre du débat municipal, votre premier adjoint avec la délicatesse qui le caractérise, traite Robert Grossmann de « voyou ». Vous laissez faire. Vous ne vous démarquez pas de ses propos et vous ne les condamnez pas. Nous avons connu mieux comme arbitrage.

 

Juin 2009. Le frère de l’un de nos collègues, conseiller municipal de la majorité, agresse le proviseur d’un lycée suite à l’exclusion temporaire de son fils. On apprend que notre collègue avait tenté avant l’agression d’user sa qualité d’élu pour protéger ce proche, d’une éventuelle sanction disciplinaire. Pire encore, ce conseiller municipal est allé jusqu’à chercher des excuses à l'agresseur. Certes, vous avez condamné son comportement et vous l’avez obligé à écrire un courrier d’excuses au proviseur mais sans le sanctionner concrètement…

 

Décembre 2009, votre adjoint en charge du tourisme traite des forains du marché de Noël refusant de travailler le 25 décembre de « voyous ». Là encore, il n’y aura aucune sanction. Seule Chantal Augé exprimera alors publiquement son désaccord.

 

Avril 2010. Il s’agit cette fois d’entériner la cession de la SIG. A la remise délibérations, nous constatons que les scorings remis aux élus de la ville de Strasbourg ne sont pas les mêmes que ceux transmis aux élus de la ville d’Illkirch. Les uns plaçaient la qualité du dossier du candidat malheureux devant le projet que vous aviez retenu alors que les autres affichaient l’exact contraire. Malgré des explications abracadabrantesques pour justifier votre choix, vous avez finalement fait machine arrière en renonçant à privatiser la SIG.

 

Juin 2010, à la surprise générale le tram sur pneu arrive en gare de Bamako avant qu’il n’appelle, plus tard, à desservir Koenigshoffen. Les interrogations que ce projet suscite ainsi que les liens qui l’entourent arrivent eux-aussi sur la place publique. On découvre dans les DNA que vos adjointes Chantal Augé, chargée de la commande publique, et Caroline Ctorza, alors chargée de la prévention des risques juridiques (mais qui depuis a rendu ses délégations), vous avaient mis en garde contre un éventuel je les cite « délit de favoritisme » dans cette affaire.

 

Lorsque ma collègue Anne Schumann a eu le malheur de relayer ce dossier en conseil municipal mais aussi lorsque Jean-Charles Quintillianni a posé de légitimes questions sur le financement de voyages au Mali, vous être rentré dans une colère noire et irrationnelle allant jusqu’à parler de colonialisme. Je n’oublie pas que quelques portes-flingues avaient également manié la menace comme jamais allant jusqu’à invoquer des suites judicaires. Ce n’était bien évidemment que de l’esbroufe sensée nous intimider.

 

Septembre 2010, cette fois ce sont des questions de changement de logo de la ville et de la CUS qui se posent tant sur le fond que sur la forme, puisque c’est l’agence en charge de votre campagne électorale municipale qui rafle le marché. Une nouvelle fois, il n’y a aucun problème. Circulez, il n’y à rien à voir, comprend-on.

 

Octobre 2010, vous retirez une partie de ses délégations à Chantal Augé qui apprend la nouvelle dans la presse. Là encore, nous avons droit à des explications alambiquées. Vous déclarez dans un premier temps que cette décision aurait été prise pour éviter un conflit d’intérêt tout en précisant ensuite dans la presse qu’elle était zélée et qu’elle en faisait parfois un peu trop d’où vôtre décision de confier cette délégation aux services… Là encore, tout va très bien !

 

Décembre 2010, nous découvrons cette fois qu’un contrat d’exclusivité entre le Racing et le groupe Hammerson a été passé pour la réalisation de l’eurostadium sur un terrain municipal et communautaire. Cette exclusivité a été monnayée 1.5M€ par les dirigeants du Racing sur le dos de la collectivité qui était liée par cette exclusivité sans pour autant en tirer la moindre ressource. Là encore, votre opposition attend toujours des explications précises.

 

Le même mois, votre adjoint en charge du quartier de Koenigshoffen s’abstient en conseil municipal, sur la délibération relative à la modification N°33 du POS après l’avoir sévèrement critiquée. Il marque publiquement ses craintes et son désaccord, justifiés au demeurant, sur le projet d’urbaniser la friche quebecor. S’en suit ensuite des escarmouches par presse interposée. Vous lui renouvelez malgré tout votre confiance pour la seconde fois.

 

Mai 2011, ce même adjoint qualifie sur son compte facebook, ouvert au public, des agents de notre collectivité « d’idiots », pas moins que cela… C’est Robert Herrmann qui prendra leur défense sans que pour autant vous le rappeliez publiquement à l’ordre.

 

Juin 2011. Les Dernières Nouvelles d’Alsace révèlent que la compagne d’un adjoint a été recrutée dans un premier temps pour assurer le secrétariat de l’adjoint de Koenigshoffen avant d’être mutée à la direction de la construction. Là encore, vous avez de très bonnes explications pour justifier ce recrutement, sans doute est-ce là un signe fort de votre politique de lutte contre le chômage, et tout est naturellement normal bien que cela suscite l’émoi jusque dans les rangs des militants du parti socialiste. Décidément, tout va très bien, tout va très bien.

 

Septembre 2011, je vous interpelle sur la question du bon fonctionnement des marchés publics, sur une mise en valeur d’une agence de com’ et ses liens passés avec un membre de votre cabinet. En plein conseil, votre adjoint en charge des finances souhaite me voir en-aparté. Je n’ai pas été déçu du voyage puisque ce dernier m’a clairement invité à y aller piano piano sur ces questions de marchés en me précisant qu’il pourrait y avoir des dossiers gênants. Cette tentative d’intimidation ne m’empêcha pas de poser ma question sur les marchés et de réagir à sa réponse puisque c’est lui qui avait été désigné pour répondre en lieu et place de l’adjointe chargée de cette compétence, je vous le donne en mille, Madame Chantal AUGE. Ce n’est que plus tard que j’ai appris qu’elle n’était même pas informée de mon interpellation. J’ai aussi appris depuis que les chiffres communiqués à notre assemblée par votre adjoint étaient inexacts voire fantaisistes. Je ne reviens pas sur votre réaction une nouvelle fois inadaptée à mon encontre, elle fut brutale, comme cela avait été le cas pour Anne Schumann ou Jean-Charles Quintiliani au sujet de Bamako.

 

Décembre 2011 sera marqué par le dossier de l’Odyssée. Là, on retrouve la logique qui a entouré la vente de la SIG. Mêmes ressort, mêmes scorings, mêmes méthodes, mais « presque » mieux ficelés. J’ai depuis parcouru attentivement le rapport diagnostique sur la gestion de l’Odyssée qui nous est parvenu après le vote et il est accablant. A nouveau, votre adjointe en charge des marchés s’abstient et je dois vous avouer qu’à la lecture des pièces dont je dispose, je comprends pourquoi.

 

Décembre 2011, le dossier du tram sur pneu revient sur le devant de la scène. En gros, comme l’avait souligné Chantal Augé en conseil de communauté de juillet nous nous écartons des principes définis dans le schéma des transports et je la cite « opter pour le tram sur pneu, c'est s'adresser à un constructeur unique ». En résumé, on établit un cahier des charges que seule une entreprise est capable de remplir. Là encore elle s’abstiendra puis une seconde fois en décembre avec nos collègues EELV.

 

Force est de reconnaitre que cela fait beaucoup de questions qui sont apparues depuis le début de votre mandat et qui à plusieurs reprises ont heurté mes principes. En effet, mes chers collègues, nul besoin de faire partie d’une association pour avoir une vision noble de la politique, pour avoir des principes moraux, pour souhaiter une modernisation et une transparence totale de la vie publique. Naturellement chacun à le droit l’erreur, naturellement tout le monde peut se tromper, naturellement on n’attend pas d’une municipalité, d’une majorité, d’un élu et à fortiori d’un maire qu’il soit infaillible ! J’ai lu avec attention la charte de la fameuse association qui fait débat et je partage un certain nombre des ses ambitions. Comment ne pas souhaiter la réhabilitation de la démocratie représentative, la promotion de l'éthique en politique ou la lutte contre la corruption, sans parler de la résistance au lobbying ?

 

Depuis que je suis dans l’opposition, j’ai découvert des comportements et des méthodes d’un autre temps que je croyais révolus. A plusieurs reprises, des pressions ont été exercées pour modifier des votes et des positions. Cela fut notamment le cas pour les Haras parce que nous défendions la réalisation du biocluster au sein même des HUS et pas dans ce lieu historique. Ce fut aussi le cas pour le dossier de la réhabilitation du printemps où là, il n’était pas permis de ne pas aimer le projet ou de défendre le patrimoine. Cela est également le cas pour le tram sur pneus où les élus qui osent émettre des doutes sur ce mode de transport mais aussi sur la procédure employée sont immédiatement accusés de jouer contre une entreprise locale et contre l’emploi que ce soit par une syndicat patronal, à travers un courrier ou par les élus de votre majorité ainsi que le président de la CUS.

 

Quand j’apprends que mon nom ainsi que celui d’Anne Schumann ont été cités jusque dans les tribunes présidentielles du Racing pour évoquer notre position sur la question du tram sur pneus dans des propos peu amènes, qu’on nous demande par personne interposée de mettre de l’eau dans notre vin sur ce dossier, je me pose vraiment des questions sur le bon fonctionnement de notre démocratie. Enfin, je ne reviens pas sur les menaces voilées, évoquées tout à l’heure, de votre adjoint aux finances certainement inspirées de ses déplacements dans les bouches du Rhône ou en Midi Pyrénées.

 

Les temps ont pourtant changé. Les pressions de certains notables ou élus ne sont plus supportables et encore moins acceptables. Le mode d’information a lui aussi évolué. Qu’ils se le disent, internet et les réseaux sociaux améliorent considérablement le mode d’information de nos concitoyens et ces comportements d’un autre temps ne peuvent plus êtres tus et encore moins tolérés.

 

Sur le fond de cette délibération, Au regard de mon développement, je note qu’il existe deux poids deux mesures au sein de votre équipe. Mettre le feu, justifier l’agression d’un proviseur, insulter des concitoyens constituent donc à vos yeux des actes moins graves que des abstentions en conseil. Il y a aussi abstention et abstention. Pour certains, c’est toléré et pour d’autres cela ne l’est pas. Enfin, défendre une certaine éthique semble vous gêner. Ma longue énumération de faits et d’actes concrets semble expliquer pourquoi.

 

Pour autant, je n’accepte pas qu’une association très politique et très orientées s’érige en défenseur exclusif d’une certaine morale. Ceux qui en sont seraient tous blancs et les autres vivraient dans le soupçon. Je ne pense pas davantage qu’il faille tomber dans une sorte de puritanisme, un peu à la Robespierre, où l’on traquerait le mal partout y compris là où il n’existe pas. Je pense aussi qu’on peut faire évoluer les comportements, y compris ceux de l’administration, sans la suspecter continuellement, sans la brutaliser et sans la mépriser.

 

S‘agissant du vote, je pense que c’est un problème propre à votre majorité qui fait d’ailleurs suite à la démission de deux de vos conseillers municipaux, à la dissidence de deux autres et au renoncement de ses délégations par l’une de vos adjointes. Pour autant, il m’est impossible de ne pas penser que ce n’est pas en coupant des têtes, des bras ou des jambes, qu’on gère une équipe et sa diversité. Je ne mésestime pas monsieur le Maire l’ampleur de la tâche, vos difficultés face l’absence de solidarité, à « l’individualisme » qui touche notre société et qui gagne du terrain y compris parmi la classe politique. Je pense aussi que lorsque l’on ne partage plus la méthode ni le fond d’une majorité on démissionne, on reprend sa liberté pour exprimer clairement son désaccord.

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