impots

Je m’engage à ne voter aucune hausse des impôts locaux

Alors que nous sommes en crise économique, avec des fins de mois difficiles, il n’est plus possible d’avoir chaque année des impôts locaux de plus en plus lourds à payer.

Vous attendez de vos élus qu’ils fassent les bons choix et soient raisonnables dans les décisions qu’ils prennent et les dépenses qu’ils engagent.

Elu au Conseil général, je m’engage à ne voter aucun budget qui inclurait une hausse de la fiscalité.

Chaque fois que la municipalité a touché au pouvoir d’achat de nos concitoyens, je m’y suis opposé en votant contre, qu’il s’agisse des hausses des tarifs de la CTS, du stationnement payant, de la plus-value fiscale liée au non rétablissement des abattements supprimés par le Conseil général. Je regrette la forte hausse des loyers chez CUS-HABITAT (+8% d’ici 2014) qui pèse sur les plus modestes d’entre nous.

J’ai la conviction qu’on ne peut pas indéfiniment continuer, année après année, dans le dans le «toujours plus d’impôts».

Pour un Conseil uni d’Alsace

Faire « la chasse au gaspi », innover et faire des économies doit être notre objectif pour les années à venir. Gérer dans la modération.

C’est la raison pour laquelle je m’engage résolument pour la création d’une collectivité unique (regroupement des Conseils généraux du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Région).

A la clef, une fiscalité plus juste et plus stable, moins d’élus, moins de dépenses de fonctionnement, des agents plus efficaces et mieux formés, mais surtout, une collectivité alsacienne mieux identifiée. A l’occasion du référendum programmé à l’automne où vous pourrez vous exprimer, résolument je voterai « oui ».

Certaines collectivités locales ont pris la fâcheuse habitude de recourir systématiquement à la feuille d’impôt pour équilibrer les budgets. Parfois pour des dépenses d’investissement qui sont nécessaires (écoles, gymnases, collèges, entretien des routes, maison d’accueil pour nos aînés…) mais souvent aussi pour des dépenses de fonctionnement inutiles. Le changement très coûteux de la charte graphique de la Ville de Strasbourg et de la CUS (logo, papier à en-tête, carte de visite des élus…) en est un exemple parmi d’autres.

Il est temps que l’on apprenne à dépenser différemment et que notre Alsace redevienne audacieuse !  

Toujours plus d’impôts !

 

 

Conseil de communauté du 17 décembre 2010

Intervention de Jean-Emmanuel Robert (UMP)

Point N°1 : Débat Budgétaire

Monsieur le Président,
Mes chers collègues,

Nous voici donc amenés à débattre de votre 3ème budget, qui se situe à mi-parcours de votre mandature. Il constitue une belle occasion de réaliser un bilan d’étape de la situation budgétaire de notre Communauté Urbaine, de votre politique, mais aussi plus généralement de votre manière de faire.

Sur ce dernier plan, rassurez-vous, je ne compte pas développer dans le détail votre style de gouvernance qui, et j’ai déjà eu l’occasion de le dire, ne me semble pas à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre du président de la 8ème Communauté Urbaine de France.
Au cours des trois dernières années, je ne suis pas persuadé que nos débats aient gagné en qualité et en sérénité. Le fait de couper régulièrement la parole à ceux qui ne partagent pas vos opinions, de les priver de micro, de les interrompre, parfois de ne pas répondre pas à leurs légitimes interrogations, de refuser de débattre ou de soumettre au vote certaines motions, n’a pas fait progresser la vie démocratique locale.

Alors que celle-ci devrait être plus respectueuse des opinions divergentes, alors qu’elle devrait tendre vers une plus grande transparence, vous vous complaisez dans une certaine opacité en n’acceptant pas le progrès technologique. La révolution numérique n’est pas au rendez-vous, et nos conseils malgré les promesses, ne sont toujours pas retransmis en direct et en différé par vidéo, alors que cela pourrait être extrêmement intéressant pour nos concitoyens, notamment lorsqu’il s’agit de la séance budgétaire.

Je me suis donc penché sur la santé financière de la CUS et son évolution depuis 3 années.
Difficile de ne pas nous remémorer les conclusions de l’audit que vous aviez téléguidé à grands frais, et ses sombres prédictions : la CUS était en surchauffe, investissait trop, dépensait trop en fonctionnement, avec une dette bien trop élevée.
Pour mémoire, la ville de Strasbourg et la CUS étaient, lors de votre accession aux responsabilités, le 3ème groupement le moins endetté de France avec 782 euros d’endettement par habitant.
Après 3 ans de gestion commune avec Roland Ries, au 1er janvier 2011, ce seront désormais 1 034 euros d’endettement qui peseront sur les épaules de chacun de nos concitoyen, en hausse brutale de 32.2 %.

Je note toutefois que l’encours de la dette a étonnement diminué cette année. Etonnement aussi, aucun nouvel emprunt n’a été souscrit en 2010.
Je dois avouer que j’ai du mal à m’expliquer cette situation. Plusieurs hypothèses me viennent alors à l’esprit :

1) Contrairement à ce que prévoyait le BP 2010, le volume des investissements s’est subitement effondrés avec un taux de réalisation très faible ce qui pourrait expliquer le non recours à l’emprunt. Mais cela ne sera vérifiable que dans le compte administratif 2010.
2) Les ressources financières de la CUS ont augmenté de manière extraordinaire ce qui a permis de financer par fonds propres un niveau d’investissement élevé. Cette hypothèse serait alors en totale contradiction avec vos déclarations récurrentes sur le désengagement de l’Etat, du département, de la région mais aussi sur les pertes suscitées pour la CUS par la réforme de la taxe professionnelle
3) Vous avez employé une astuce budgétaire, un tour de passe-passe comptable, en reportant le recours à l’emprunt censé financer nos investissements 2010 sur l’année 2011. De manière fictive, les chiffres présentés aujourd’hui auraient donc été améliorés.
4) Un super vice-président en charge des finances, depuis peu super adjoint à Strasbourg, dispose forcément de supers pouvoirs et il lui a suffi d’apposer ses mains sur le budget pour le rendre présentable.

Je ne vous cache pas que la seconde mais aussi la troisième hypothèse ont naturellement ma préférence. Si elles sont vérifiées, cela signifie qu’en 2011 la CUS connaîtra une nouvelle augmentation de sa dette. Le Budget primitif prévoit d’ailleurs la souscription de 126 millions d’emprunts nouveaux dont le taux de réalisation sera à mon avis très fort.
Cela signifie aussi que certains éléments importants de votre budget ne sont pas sincères comme l’état réel de la dette, l’investissement ou la capacité d’autofinancement.

A cet égard, les chiffres avancés pour l’autofinancement sont eux aussi extraordinairement et inexplicablement bons. L’autofinancement net était de 31 millions d’euros au BP 2008, et sera de 52 millions en 2011. Nous sommes bien loin des prédictions cataclysmiques du débat d’orientations budgétaires du mois dernier, où pour 2010 était avancé le chiffre de 18,6 millions d’euros et pour 2011, seulement 9,67 millions.
Pourquoi un tel écart entre le Budget Primitif et les orientations budgétaires ? C’est à croire que depuis novembre, par enchantement, une bonne fée s’est miraculeusement penchée sur le berceau de la communauté Urbaine.

Cartésien dans l’âme, j’ai préféré observer dans un premier temps l’évolution de nos dépenses de fonctionnement depuis 2008 avant de faire de même pour nos recettes.

Les dépenses de charges de gestion générale entre 2008 et 2011 ont augmenté de 5.8 % passant de 70 à 74 millions d’euros avec toutefois, une baisse de 3.48% programmée pour ce nouvel exercice, ce que je salue même si elle est en partie purement comptable.
Il m’est impossible de ne pas relever dans cette ligne, le coût de fonctionnement faramineux du Velhop ; 1.3 millions d’euros et encore sans prendre en compte l’investissement déjà suscité par l’achat du matériel. Cela fait cher pour un gadget de communication dont l’impact est extrêmement faible sur le développement de la petite reine sur notre territoire.

Sous votre impulsion, les charges de personnel ont littéralement explosées passant de 286 à 313 millions d’euros, en hausse de 27 millions d’euros depuis votre élection, soit +9.5% en 3 ans, monsieur le président, dont +3.15% rien que pour 2011 !

Pour illustrer ce sévère dérapage, j’ai jeté un œil sur l’évolution des dépenses de cabinet, qui sont passées de 359 842 euros au compte administratif 2007, dont 257 725 euros en rémunération de collaborateur, à 421 825 euros au compte administratif 2009, dont 277 159 euros en rémunération de collaborateur, soit une augmentation respective de 17.2 % et de 7.5 %.
Je reconnais bien volontiers que vous être un peu plus raisonnable sur ce plan là que votre collègue Roland RIES, qui lui a fait subir à Strasbourg une sévère cure inflationniste avec respectivement +59.5 % et + 45% de ces dépenses en 3 ans, mais cela reste tout de même très conséquent pour la CUS.

Pour le BP 2011 nous sommes à 477 700 € de dépenses cabinet contre 439 600 € au BP 2010, +8.6 % et à 331 000€ de rémunération de collaborateurs contre 295 000€ au BP 2010 +12.2 % sur une seule année.

Les charges financières quant à elles, passent d’un peu moins de 8 millions d’euros inscrits au BP 2008 à plus de 13 millions au BP 2011, soit une hausse là aussi de 67% en 3 ans. A ce sujet, j’ai relevé dans la notice explicative, qu’il est fait mention de la réalisation de nouveaux emprunts en 2010 (page 11) alors que pour l’état de la dette, page 30, il est évoqué la non-réalisation d’emprunts nouveaux au cours de l’exercice 2010. Pouvez-vous nous indiquer Monsieur le Président quelle est la page à laquelle nous devons nous fier ?
Une telle contradiction dans votre propre notice met en doute la sincérité de ce budget, bien éloignée de vos discours entendus régulièrement, notamment dans le cadre des dernières orientations budgétaires.

Au total les dépenses de fonctionnement se montent au BP 2011 à 746 millions d’euros contre 683 millions au BP 2008 soit une hausse d’un peu plus de 63 millions en 3 ans, +9.3 % ! Sous votre impulsion, et les chiffres sont explicites, nous assistons donc bien à un véritable dérapage de ces dépenses.

Dans la mesure, où ne cessez de nous rabâchez les oreilles sur le désengagement de l’Etat et des autres collectivités, sur le préjudice subi par la suppression de la taxe professionnelle, avec une telle hausse des dépenses de fonctionnement, notre endettement devrait exploser et notre autofinancement être réduit en peau de chagrin, or d’après ce BP, cela n’est pas le cas.

J’ai donc cherché l’explication dans les recettes.

La ligne du produit des services du domaine et ventes diverses est passée de 212 millions d’euros en 2008 à près de 238 millions d’euros au BP 2011 soit une hausse de 26 millions d’euros, +12% en trois ans !

Coté impôts et taxes, d’après vos récents discours, les marges de la CUS seraient sévèrement rognées. Mais ce n’est pas ce qu’indiquent vos chiffres puisque nous passons de 322 millions inscrits au BP 2008 à 362 millions au BP 2011 soit 40 millions d’euros en plus en 3 ans et ce, malgré la réforme de la Taxe Professionnelle.
C’est 3 fois plus, Monsieur le Président, que le Conseil Général et sa hausse de 12 millions d’euros de la TH pour la CUS. Rien que pour 2011, ces recettes augmenteront de 7.42 %.

Les dotations quant à elles ont effectivement diminué en 3 ans, de 2.7% seulement, mais je vais vous épargner un débat sur la politique nationale de désendettement.

A final, entre 2008 et 2011, les recettes de la CUS ont fortement progressé en volume.
Cette situation s’explique notamment par la revalorisation régulière des tarifs de la CUS.
Rien que pour cette année, le prix du ticket d’entrée des piscines progresse de plus de 3 %, bien plus que l’inflation.
Pour la patinoire, l’entrée est revalorisée de 2 %, tout comme les tarifs de groupe, le tarif enfant…
Les droits de voirie pour l’occupation du domaine public augmentent en moyenne de 4%.
Les branchements en eau potable sont également en hausse, comme les tarifs pour les déplacements des agents du service de l’eau, même si au mètre cube, le prix de l’eau potable reste stable.
Coté assainissement, la progression est aussi importante. Elle est en particulier illustrée par l’évolution vertigineuse du tarif de la redevance CUS.
De 0.41 euros par m3 en 2010 nous passerons à 0.50 en 2011 soit une hausse de plus de 21 % !

Remplacer sa poubelle coûte de plus en plus cher pour les particuliers. Pour les professionnels, l’abonnement pour l’enlèvement des déchets commerciaux, industriels et artisanaux progresse lui aussi.
Reproduire des documents CUS sera plus coûteux pour nos concitoyens et, cerise sur le gâteau, pour se stationner à la CUS, il faudra mettre plus souvent la main au portefeuille, avec une hausse de 9 % en moyenne.

Impossible de ne pas aussi évoquer la hausse du taux de 2% du versement transport que vous avez unilatéralement décidé, une nouvelle fois sans la moindre concertation et qui pèsera sur la compétitivité de nos entreprises. Cela représente une recette supplémentaire d’environ 12 millions d’euros soit autant que les recettes suscitées par la suppression des abattements par le conseil général.

D’un coté, on essaye de soulager les entreprises pour dynamiser leur activité et l’emploi, en supprimant la Taxe Professionnelle et de l’autre, vous en profitez pour vous servir au passage.

Toutes ces hausses 2011 viendront s’ajouter à celles, brutales et injustes, que vous avez déjà pratiqué sur la tarification de la CTS.
A celles qu’ont connu et que connaitront encore les locataires de CUS habitat, + 7% depuis 2008 et + 8% d’ici 2014, sans parler de la hausse massive des droits de stationnement que nous devrons entériner tout à l’heure.

Toutes ces augmentations, vous les avez décidées en pleine crise. Elles pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens et sur le tissu économique local qui souffre déjà terriblement.
Avec vous, c’est toujours plus d’impôts et de taxes contrairement à vos promesses électorales : +64 millions d’euros en 3 ans Monsieur le Président !!!
Avec de telles augmentations, nous avions largement les moyens de rétablir les abattements supprimés par le Conseil Général, votés je le rappelle, par la totalité des conseillers généraux de votre majorité.

Côté investissements, en 2008, vous annonciez la fin de la politique des grands travaux, vous dénonciez la surchauffe et là, bizarrement vous nous annoncez le 3ème plus gros volume d’investissements sur les 15 dernières années.
Je vous félicite de ce changement de cap qui constitue une sorte de reconnaissance pour vos prédécesseurs qui avaient fait le choix de soutenir l’activité économique de la CUS, de sa région et donc de l’emploi.

Pour autant, j’ai pour l’instant du mal à voir où ont été réalisés vos investissements car, pour l’heure j’ai beau arpenter la CUS, il n’y a pas grand-chose qui ne sorte de terre. Mais peut-être que 2011 se démarquera des 3 dernières années ? Peut-être aussi que ce chiffre manque lui aussi de sincérité ?

Peut-être arriverez-vous à me donner les réponses qui me permettront de croire enfin à la sincérité de certains aspects de ce budget prévisionnel 2011. Pour autant, il m’est impossible de cautionner toutes les hausses de tarifs, de taxes, d’impôts que vous prévoyez. Il m’est tout aussi impossible de cautionner le non-rétablissement des abattements sur la taxe professionnelle que vous avez décidé.

Le bilan financier et politique de Roland RIES à mi-mandat est inquiétant !

Conseil Municipal du 5 Décembre 2010

Point N°2 : Débat Budgétaire

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

C’est la 3ème année consécutive que nous sommes amenés à nous prononcer sur un budget primitif élaboré par votre majorité.

Comme toujours, il constitue un acte politique fort censé transposer en engagements financiers, le projet politique du Maire et de sa municipalité.
A mi parcourt de votre mandat, ce budget est aussi l’occasion de réaliser un premier bilan de votre action à la fois financier et politique.

Au niveau comptable, et c’est ce qui nous inquiète en premier lieu, nous assistons à une inlassable détérioration de nos finances, symbolisée par l’explosion de l’encours de la dette, qui passera de 122 millions d’euros au 1er janvier 2008 à 150 millions au 1er janvier 2011. Cette augmentation de près de 23%, intervient trois ans après avoir soi disant reçu en héritage, une ville dont la gestion, notamment sur le plan de l’endettement, était sérieusement « dégradée » et après nous avoir fait le coup d’un audit dont il est évident aujourd’hui qu’il relevait de la totale mauvaise fois.

Sur chaque strasbourgeois, pèse désormais une dette de 542 euros contre 457 lors de votre élection, et cette spirale infernale du crédit facile, dans la laquelle vous êtes en train de plonger la Ville, va encore s’accélérer en 2011, avec 42 millions d’euros d’emprunts nouveaux.

Pendant ce temps, notre capacité d’autofinancement net s’érode comme une peau de chagrin, en baisse de près de 57 % sur 3 ans. Elle se situe désormais à un étiage historiquement bas, 7,4 millions d’euros et non au niveau très élevé que vous avez présenté à la presse, à savoir 22,6 millions.

Cette dégradation inquiétante des comptes de la Ville, est avant tout le fruit d’une gestion chaotique et hasardeuse. C’est le résultat, contrairement au discours de façade, de votre incapacité chronique à maîtriser les dépenses de fonctionnements, qui depuis 3 ans sont en hausse de 4,5%, tout comme les charges de gestion générale qui s’envolent de 21 % sur la même période.

Les dépenses de personnel connaissent quant à elles une progression de 15.7 millions d’euros (soit plus que l’augmentation 2010 de la Taxe d’habitation pour les habitants de la CUS suscitée par la suppression des abattements votée au Conseil Général). Elles passent en effet de 182,7 millions à 198,5 millions d’euros en 3 ans, soit une hausse de 8.6% depuis votre arrivée aux responsabilités.

Je note au passage qu’elles représentent environ 60% des dépenses réelles de fonctionnement, soit près de 5 points de plus que dans les autres grandes villes de taille comparable. Ces dérapages incontrôlés montrent, chiffres à l’appui, que vous ne gérez pas notre ville en bon père de famille.

S’agissant des charges de gestion courante à périmètre constant, elles connaîtront une évolution de 5.2 %.

Je me suis naturellement également penché sur l’évolution des recettes au cours des 3 dernières années. Et contrairement à vos affirmations, qui au fond ne trompent plus personne, contrairement à certaines contrevérités, à la « com » du 9ème étage, elles progressent dans les faits de manière spectaculaire et finissent par peser lourdement sur le pouvoir d’achat des strasbourgeois.

Alors bien évidemment il y a la version officielle, celle qui vous arrange, Monsieur le Maire, et qui consiste à répéter en boucle que le taux des impôts ménages sont inchangés depuis 3 ans. C’est in extenso ce qui écrit, probablement sous la dictée de l’une de vos excroissances en charge des finances, dans la notice explicative que vous nous avez fourni, oubliant, mais cela doit être un problème de mémoire sélective, que les taux sont stables non pas depuis 2008 mais depuis 2005. Ensuite, Monsieur le Maire, et ça vous l’occultez complètement, ils ont en revanche fortement progressé en volume.

En 2008 en effet, les recettes générées par les impôts et taxes s’élevaient à 203.6 millions d’euros. Le BP 2011, annonce un montant de 215.1 millions d’euros soit à peu près 12 millions d’euros de prélèvements en plus en 3 ans. C’est autant, monsieur le Maire, que la somme supplémentaire prélevée cette année par le Conseil Général du Bas-Rhin auprès de tous les habitants de la CUS !
Pour les seuls impôts locaux, la hausse est de 9 millions d’euros (124.5 millions en 2008 contre 133.5 annoncés pour 2011…), dont acte.

Ces deux collectivités réunies sont donc à l’origine d’une augmentation de la pression fiscale directe de 21 millions d’euros auprès de nos concitoyens alors que nous sommes en pleine crise, que de nombreux strasbourgeois souffrent du chômage et de la précarité, et pour beaucoup d’entre eux ont du mal a boucler leur fin de mois.

Et que vous le reconnaissiez ou non, vous êtes grandement responsable de cette situation, d’autant qu’avec Jacques Bigot vous avez refusé de manière péremptoire, de rétablir les abattements pour l’année 2011. Ce geste important, généreux, pour les ménages Strasbourgeois ne représentait pourtant qu’ 1.25 % du budget de la CUS. Mais sans doute faut-il voir dans ce refus, votre validation de la politique fiscale de suppression des abattements opérée par conseil général, soutenue je le rappelle à l’unanimité, par les conseillers généraux issus de votre majorité.

S’agissant des prélèvements indirects, ils ont quant à eux explosé.

J’en veux d’abord pour preuve les droits de stationnement qui, en 3 ans, ont tout simplement flambé de près de 35% avec pas moins de 7.4 millions d’euros encaissés. Pourtant, l’extension du stationnement payant, si l’on se rapporte à vos déclarations de l’année passée ici même, ne devait pas rapporter un seul centime d’euros à la Ville.

Je n’oublie pas non plus, qu’en pleine crise, par deux fois, vous avez augmenté brutalement et injustement les tarifs de la CTS mais surtout supprimé la gratuité des transports en commun à 35 OOO de nos concitoyens.

Il en va de même des hausses de loyers de CUS Habitat, qui frappent durement les strasbourgeois les plus modestes, + 7% en 3 ans et +8% annoncés sur les 4 prochaines années.

Toutes ces augmentations, d’impôts, de taxes ou de tarifs sont naturellement supérieures à l’inflation.
Le constat est accablant, monsieur le Maire. Avec le président de la CUS, Jacques Bigot, vous êtes incontestablement les fossoyeurs du pouvoir d’achat des Strasbourgeois ! Vous avez tous les deux laissé la machine ville et CUS s’emballer, les comptes se dégrader, la dette exploser, les impôts augmenter pour un résultat qui n’est pas satisfaisant, mais surtout qui est loin d’être palpable pour nos concitoyens.

Dans ce budget 2011, on distingue certes quelques-uns de vos projets emblématiques, soi-disant d’intérêt général, mais dont l’un ou l’autre relève clairement du gadget. La rénovation du Palais des fêtes en est une belle illustration, dans laquelle de manière incongrue, votre premier adjoint s’entête à vouloir intégrer un Hammam, alors que le lieu ne s’y prête absolument pas.
Je me demande encore comment vous en êtes arrivé à soutenir un tel aménagement, porté par une association qui n’a pas une seule année d’existence et qui n’est même pas strasbourgeoise ? Y a t il a eu, comme il se doit, un appel à projet ? Pouvez-vous nous le transmettre ainsi que les dossiers de candidature qui vous ont été présentés ? J’en doute autant que je déplore qu’il n’y ait pas eu de concertation, ni de dialogue avec les riverains concernés.

J’ai constaté avec satisfaction que, sous la pression des habitants justement, vous avez décidé de remettre sur le métier ce point du dossier en reportant votre décision d’un mois.
Quand des projets bloquent, faute de dialogue et d’écoute, il faut savoir « donner du temps au temps ». Par conséquent, je vous demande de prolonger le délai de réflexion et de recherche d’un nouveau site au minimum jusqu’au mois de juin. Profitez-en pour consultez votre opposition sur le sujet. Souffrez qu’elle puisse vous faire des propositions constructives et de bon sens, comme celle par exemple, d’intégrer ce Hammam dans le cadre de la mise aux normes des bains municipaux.

Nous trouvons également dans votre budget, quelques dépenses liées à l’aménagement de la presqu’ile Malraux.
Monsieur le Maire, vous reconnaissez à présent avoir commis une erreur, d’avoir soumis à la concertation, je vous cite « des images qui ne correspondent pas à ce qui devra être réalisé », et à reconnaître que vous avancez masqué en n’ayant pas « montrer tout ce qui concerne l’aménagement de l’espace autour des projets ».

Dans le budget, est également inscrite la création de la maison de l’Europe au Keysersguet. Là aussi Monsieur le Maire, permettez-moi, de revenir sur vos déclarations du dernier conseil municipal relatives au choix de l’emplacement de ce projet qui là encore ne me semble pas approprié. J’ai été extrêmement choqué de vous entendre déclarer, et je vous cite : « Je ne suis pas d’avis que les éléments de notre patrimoine doivent être laissés en l’état. Nous sommes dans une logique d’évolution » (…) « On n’est plus, sur l’idée qu’on laisse les choses en l’état, la conservation stricto-sensu. »

C’est exactement le même raisonnement passéiste, qui vous a conduit à accorder, en catimini, sans le moindre début de concertation, le permis de démolir des numéros 7 et 9 de la rue de la Haute-Montée, validant de facto la réalisation inadaptée de la rénovation de l’immeuble du Printemps.

Cette décision outre le fait qu’elle constitue une erreur urbanistique lourde de conséquences, ignore superbement les Strasbourgeois soucieux de préserver le patrimoine de leur ville qui se sont manifestés nombreux et qui sont très inquiets du projet retenu.

Que ce soit pour le Kaysersguet, le Palais des Fêtes, l’immeuble du Printemps promis à détrôner l’actuelle FNAC dans la hiérarchie des ratés architecturaux célèbres de notre ville, ou le devenir de la presqu’ile Malraux, votre conception de la préservation du patrimoine et de l’urbanisme est inquiétante !
Elle symbolise à elle seule votre bilan à mi-mandat qui se résume à quelques pseudo-concertations, à des effets d’annonce en pagaille et à des coups de communication.
A cet égard, il semblerait qu’un ou plusieurs conseils de quartier soient interdits de réunion, voire même en passe d’être politiquement repris en main. Avez-vous des explications à fournir à notre assemblée au sujet de cette situation invraisemblable, qui serait contraire à vos promesses électorales ?

J’aurais également pu évoquer l’agitation suscitée autour de la candidature à l’Euro 2016 ou les dépenses de fonctionnement superflues comme votre changement de charte graphique décidé, lui aussi, sans la moindre concertation.

J’aurais aussi pu évoquer la faiblesse des projets de proximité, l’état général du centre administratif et je n’ai pas besoin d’aller bien loin puisque devant nos bureaux, les fuites ont gagné la bataille. Idem au service de la petite enfance, la priorité de cette année budgétaire si l’on en croit les déclarations de monsieur Fontanel, où là, au lieu de refaire l’étanchéité de la dalle on s’accommode des fuites non pas en installant des seaux comme devant chez nous mais en disposant des gouttières à l’intérieur même des bureaux. Mais il s’agit très certainement un nouveau concept contemporain, fruit d’une large concertation.

Il y aurait enfin, tellement à dire sur l’ambiance délétère qui règne au sein de votre équipe, symbolisée par l’hyper concentration des pouvoirs de vos supers adjoints et le refus de votre part, d’après ce que j’ai pu en lire dans la presse, d’accepter de donner une parole libre et ouverte à des élus de votre majorité en faisant abstraction de toute forme d’autoritarisme et de sectarisme, qui à mon sens et je le pense depuis longtemps, inhibent la créativité et brident les talents. Considérer que vos adjoints constituent des excroissances est surréaliste. C’est une vision archaïque de ce que doit être la politique. Ce n’est en tout cas pas ma conception humaniste de tolérance et de respect que l’on doit à chaque individu, à l’endroit de ceux qui pensent différemment, pas plus que ça ne l’est d’une équipe au sein d’un exécutif.

Monsieur le Maire, mes chers collègues de la majorité, il est temps de vous ressaisir, car Strasbourg ne peut pas perdre 3 années supplémentaires. Strasbourg ne peut pas supporter davantage une telle dégradation de nos finances et Strasbourg ne peut pas attendre que vous régliez vos conflits internes avant de vous mettre enfin au travail.

Votre Bilan à mi-mandat n’est guère reluisant. Les finances sont en berne et vos projets souffrent d’un manque cruel d’ambition, de concertation et d’adhésion populaire. Pour toutes ces raisons, financières, politiques et de méthode, nous ne pouvons pas voter le budget que vous nous proposez.

Je vous remercie 

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