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Avec Roland Ries et le PS, c’est « faites ce qu’on dit et pas ce qu’on fait » !

 

Roland Ries, Maire de Strasbourg et responsable du pôle transports dans l'équipe du candidat PS François Hollande, vient de se fendre d’un communiqué dans lequel il dénonce la prochaine hausse des tarifs de la SNCF. Il estime que « Cette annonce est un nouveau coup dur porté au pouvoir d’achat des Français ».

 

Cette sortie médiatique et très politicienne est plutôt malvenue de la part du Maire de Strasbourg puisqu’il vient de faire adopter, il y a quelques jours, une nouvelle hausse des tarifs de la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS), la quatrième depuis 2008, qui entrera en vigueur le 1er février prochain.

 

Depuis son accession aux responsabilités, le prix d’un ticket Tram à Strasbourg aura augmenté de plus de 23% (1€30 à 1€60), le prix de l’aller-retour de 20% (2€50 à 3€) et le prix de l’abonnement mensuel de plus de 14% (40€ à 45€60) sans compter la suppression de la gratuité pour plus de 35 000 usagers (handicapés, anciens combattant, demandeurs d’emploi…).

 

Roland Ries est par conséquent fort mal placé pour faire la leçon en la matière à qui que ce soit. Le PS, l’est tout autant puisque les différentes collectivités qu’il gère en ont fait de même ces dernières années avec les transports en commun locaux ou régionaux.

 

Cette nouvelle hausse des tarifs de la SNCF est pourtant inopportune pour les usagers qui payent déjà chèrement leurs déplacements en TGV. Elle l’est encore davantage pour les Alsaciens qui ont contribué fortement, via leurs impôts, à financer la réalisation des lignes Est et Rhin-Rhône (CF mon communiqué du 10 décembre dernier).

 

Ce n’est pas parce que nous sommes en précampagne présidentielle que le Parti Socialiste et ses élus doivent raconter n’importe quoi.

C’est prendre les Français pour des imbéciles que de tenir un discours au plan national diamétralement opposé à leurs actes concrets à l’échelon local.

La campagne de communication de la mi-mandat de Roland Ries aurait du être financée par les formations politiques composant la majorité municipale!

 

Suite à l'article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace ce matin, vous trouverez ci-dessous les éléments apportés par Roland Ries à   mon courrier du 14 avril dernier   ainsi que ma réponse en date du 17 Mai

 

Strasbourg, le 17 Mai 2011

 

Monsieur le Maire,

 

Votre courrier en date du 10 mai et répondant à mon interpellation relative au coût de votre opération de communication autour de votre bilan à la mi-mandat m’est bien parvenu.

 

Ne pratiquant pas le cumul des mandats et me consacrant exclusivement à mon mandat de conseiller municipal et communautaire, je consacre la totalité de mon temps et de mon énergie à Strasbourg et sa Communauté Urbaine.

Il m’est donc difficile de suivre avec la même minutie les dépenses de l’Etat ou des autres collectivités mais je ne doute pas un instant que nos collègues, appartenant à votre majorité et siégeant à la Région ou au Département, s’acquittent avec efficacité de cette nécessaire tâche de contrôle.

S’agissant de l’Etat, votre mandat de sénateur vous permet d’avoir accès à toutes les données nécessaires de la comptabilité publique et d’exercer ainsi le contrôle qui incombe aux parlementaires de notre République. Je ne doute pas un instant de votre implication énergique en la matière.

 

Je vous remercie de m’avoir communiqué les coûts générés par votre opération « Bilan » qui s’élèvent donc, d’après les chiffres que vous avez bien voulu me communiquer, à 73.212, 50 €.

Néanmoins, vous ne m’avez pas communiqué le coût de la brochure spécialement éditée pour cette occasion, la confondant avec le numéro de Strasbourg Magazine.

 

Aussi, je me permets de vous joindre une photographie de la couverture du numéro d’avril de Strasbourg Magazine ainsi qu’un cliché de la couverture de la fameuse brochure que j’évoque.

Les contenus se rapprochent fortement mais la brochure ne comporte ni pub, ni annonces culturelles ou sur la vie des quartiers et encore moins les tribunes des groupes politiques. Elle est exclusivement consacrée à votre bilan et s’apparente davantage à un document électoral et politique.

Le mélange de Strasbourg Magazine et de cette brochure pourrait d’ailleurs laisser à penser que vous considérez le journal municipal comme un outil militant ce que, bien évidemment, je n’ose croire.

Aussi, je vous serai donc extrêmement reconnaissant de bien vouloir me communiquer le coût généré par cette impression « spéciale ». Il en va de même pour celui suscité par la réalisation du film que vous avez oublié de mentionner dans votre réponse.

 

Comme vous, je regrette de n’avoir pas pu participer aux cinq réunions publiques que vous avez organisées. Pour des raisons professionnelles, je n’ai malheureusement pu en suivre que deux, celle de Hautepierre et celle de la Montagne Verte organisée le jeudi Saint. J’y ai néanmoins constaté qu’elles s’apparentaient davantage à des réunions électorales, proches dans leur forme et leur contenu des réunions organisées durant une campagne municipale.

Cela ne fait que me renforcer dans ma profonde conviction qu’elles auraient dû être financées non pas par la collectivité mais par les partis politiques qui composent votre majorité.

 

Par ailleurs, puisque vous avez jugé bon dans votre réponse de faire une fois de plus appel au passé, permettez-moi de vous préciser que l’exécutif municipal précédant n’avait pas organisé au frais du contribuable une vaste campagne de com’ autour de son bilan à mi-mandat.
 

Je trouve d’ailleurs intellectuellement déplacé de votre part de faire référence aux dépenses de communication de l’année 2004.

Comme vous ne pouvez pas l’ignorer, cette année avait été marquée par l’inauguration du jardin des deux rives, dont vous aviez largement contribué à la création avec Catherine Trautmann, mais surtout par la tenue du Landesgartenschau co-organisé avec nos voisins allemands du 23 avril au 10 octobre 2004.

Connaissant votre attachement à la défense de l’entente franco-allemande, aujourd’hui symbolisée par l’Eurodistrict, je ne doute pas un instant que vous n’ayez pas soutenu de toutes vos forces les dépenses supplémentaires suscitées par cette organisation emprunte d’une forte charge symbolique.

 

Enfin, vous comparez les dépenses de communication validées par le compte administratif de 2004 à celles prévues au budget prévisionnel de 2011. Comme vous le savez, le premier concerne les dépenses réelles et le second représente une prévision qui peut être corrigée  à travers une décision modificative ou le budget supplémentaire. Je note d’ailleurs que le chiffre que vous avancez pour 2011 (1.625.000 €) ne correspond pas à celui voté en décembre dernier qui était de 1 264 799 confirmé lors du vote de la DM1 le mois denier. Cela signifie-t-il que nous aurons bientôt une nouvelle délibération modificative à entériner proposant une forte augmentation des crédits de communication comme cela se produit chaque année depuis votre accession aux responsabilités ?

Si cela se confirme, il me parait difficile en décembre de mettre en avant des économies de communication pour les augmenter par la suite. Il y aurait en l’espèce un vrai problème de sincérité du budget.

J’attends donc avec impatience la présentation en juin prochain des comptes administratifs qui nous permettront de connaitre le montant exact des dépenses de communication 2010 et juin 2012 pour celles de 2011.

 

Pour conclure, et puisque vous soulignez mon habituelle vigilance et ma constante bonne foi, j’ai procédé à un recensement des dépenses de communication validées dans les comptes administratifs depuis 2004, votre année référence. Voici ci-dessous un tableau récapitulatif qui démontre que depuis votre accession aux responsabilités, les dépenses de communication n’ont cessé de progresser, malgré des déclarations d’intention lors du vote du budget primitif, mais peut-être que le compte administratif 2010 infléchira cette tendance.

 

 

Année

Vote au budget primitif

Dépenses réelles au Compte Administratif

Variation des dépenses réelles par rapport à n-1

2009

 

1 282 240,00

1 864 584,54

+3.42%

2008

1 282 240,00

1 802 772,82

 

+4.74%

2007

 

1 282 240,00

1 721 144,13

+17,6%

2006

 

1 463 183,89

 

-20%

2005

 

1 533 400,00

1 831 502,72

-350 %

2004

8 861 290,00

6 423 385,81

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’attente de votre réponse complémentaire sur le coût de votre opération bilan, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes respectueuses salutations.

 

Jean-Emmanuel ROBERT

 

Ci dessous, la réponse de Roland Ries (Cliquez pour agrandir l'image)

 

Roland Ries augmente encore les tarifs de la CTS !

 

 

 

Conseil de communauté du 27 Mai 2011
 Point 34 : Revalorisation des tarifs de la CTS

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

 

Nous sommes aujourd’hui amenés, pour la troisième fois de votre mandat, à débattre de l’augmentation des tarifs de la CTS.

 

Pour justifier cette nouvelle revalorisation, vous insistez entre autre sur le fait que notre conseil aurait approuvé en 2010, le principe d’une revalorisation annuelle systématique des tarifs de la CTS. Je regrette que votre mémoire se montre en l’espèce sélective puisque, cette même délibération précisait que, je cite, « naturellement, le Conseil sera libre chaque année, s’il le juge opportun, de privilégier la stabilité des tarifs. » Ce que n’avait d’ailleurs pas manqué de confirmer notre collègue en charge des finances lors du débat de l’année dernière suite à mon intervention sur le sujet. Je tiens le sténogramme à votre disposition au cas où. De possible revalorisation en 2010 nous sommes donc passés à systématique en 2011.

 

Pour justifier cette énième augmentation, vous invoquez en particulier l’inflation. Comme l’année dernière, je regrette que les bases de calculs ne soient pas précisées. Partons-nous de l’année N-1 ou de juillet à juillet ?

 

Vous évoquez aussi les coûts suscités par les nouvelles extensions. Là encore je regrette, comme l’année dernière que le rapport d’activité de la CTS ne nous soit communiqué qu’au mois de décembre alors que pour décider, en pleine connaissance de cause, du bien fondé d’une revalorisation des tarifs, ce document nous serait fort utile. Est-il vraiment opportun et logique que les élus de la CUS soient informés du bilan 2010 de la CTS fin décembre 2011 soit près d’1 an après sa clôture ?

Nous devons donc décider d’une augmentation de 2.66 % dont le détail nous a été officiellement communiqué vendredi dernier. Le premier projet de délibération dont nous avons pu avoir connaissance, avant sa présentation prévue au bureau CUS du vendredi 13, prévoyait une augmentation moyenne des tarifs de 2.8 %. Un seul et unique scénario était joint à la délibération. Ce même vendredi 13, l’administration nous faisait parvenir dans nos bureaux vers 17h00 l’ordre du jour détaillé de notre conseil avec les projets de délibérations. Celui concernant les tarifs de la CTS était alors en tout point similaire à celui présenté un peu plus tôt aux vice-présidents et prévoyait toujours une hausse de 2.8% des tarifs dans un seul et unique scénario. A 17h30, ce document nous était retiré. Le lundi soir qui suivait, le recueil des délibérations nous parvenait à nouveau, totalement réimprimé mais sans la fameuse délibération CTS. Pourquoi une telle galéjade ? Pourquoi un tel gaspillage de papier ? Pourquoi un tel surcout ? Et bien mes chers collègues, simplement parce que, comme à son habitude, un élu est allé raconter des calembredaines à la presse, jurant notamment qu’il y avait plusieurs scénarii de travail.

 

Malheureusement pour lui les documents de travail remis dans le cadre de la conférence CUS ainsi que le premier ordre du jour transmis aux conseillers de la communauté urbaine démontraient le contraire. D’ailleurs l’administration m’a confirmé que la délibération a été revue en catastrophe. Il aurait pourtant été tellement plus simple de dire la vérité aux médias et d’assumer une décision déjà prise. Cela aurait permis de faire des économies de papiers, de temps et aussi de stress pour l’administration. Finalement, et comme je le prévoyais, la hausse moyenne a été corrigée et n’est plus « que », pour ainsi dire, de 2.66%. Il fallait bien me donner tort mais je suis heureux que cela profite aux bénéficiaires de ticket à tarif réduit même si j’aurais préféré que tous les usagers soient épargnés.

 

Au passage, vous avez également profité pour revoir l’augmentation du cout d’exploitation du réseau. La première délibération, celle présentée au bureau CUS, tablait sur une augmentation de 5 % soit 5 millions en 2011 alors que la dernière version ne table plus que sur 3.5% soit 3.5 Millions. Qu’est-ce qui justifie cette baisse ? Les chiffres présentés aux vice-présidents étaient-ils fantaisistes ?

 

En incluant les hausses prévues au 1er juillet, les tarifs de la CTS auront donc progressé en moyenne de 8.84 % en trois ans.

 

Concrètement, depuis votre accession aux responsabilités, monsieur le président, monsieur le vice-président en charge des transports, le prix du ticket simple aura augmenté de 15,3 % passant de 1,3 à 1,5 euros. Le prix du ticket Aller-retour aura progressé de 16 % (2,5 à 2,9 euros) quant à l’abonnement en tarif plein il aura connu une hausse de 10 % passant de 40 à 44 euros.

 

Cela est à mettre en perspective avec l’inflation qui, entre 2008 et 2010, n’a pourtant été que de 4,44 % (+2,8% en 2008, + 0,1% en 2009, + 1,5% en 2010). Pour 2011, la Commission économique de la Nation table sur une progression de l’inflation de 1,8 % soit donc 6,32 % pour les 4 années pleines. Comment expliquez-vous un tel décalage de 2.52 % ? Comment justifiez-vous que malgré la crise, alors que tout le monde se serrait la ceinture, vous ayez ainsi ponctionné aussi brutalement, aussi injustement, aussi fortement les usagers de la CTS ? D’ailleurs vous tablez sur une augmentation de 2.5 % de l’inflation au premier juillet. Une nouvelle fois je vous pose la question : d’où sort ce chiffre ? A quoi correspond-il ? Avez-vous des informations dont ne dispose pas la très sérieuse Commission économique de la Nation ?

 

Sous votre impulsion, les hausses de tarifs successives sur les titres de transports les plus utilisés et sur les abonnements auront donc été très largement supérieures à l’inflation. Et je ne parle même pas de la suppression de la gratuité pour 35 000 de nos concitoyens que j’avais déjà déplorée l’année dernière bien que le principe de la tarification sociale me semblait constituer une idée intéressante, je n’ai pas peur de le redire.

 

J’étais d’ailleurs prêt à participer à la commission ad hoc que vous aviez annoncée. Elle devait être chargée d’évaluer ce nouveau dispositif et de définir les indicateurs qui devaient permettre de mesurer l’atteinte des objectifs énoncés lors de l’instauration de la réforme de la grille tarifaire. Je vous rappelle que l’évaluation des résultats devait se faire annuellement, et être soumise à notre assemblée. C’est bien ce qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui.

La nouvelle hausse 2011 des tarifs génèrera donc une recette supplémentaire de près d’un million d’euros d’après vos estimations. Vous oubliez toutefois de préciser, dans la notice explicative, qu’au mois de décembre dernier vous aviez revalorisé de 2 points le taux du versement transport acquitté par les entreprises, faisant passer les recettes prévisionnelles de cet impôt, d’après vos prévisions de décembre, à 93,8 M€ au lieu des 80 millions indiqués dans la notice.

 

Cela a pour conséquence, mes chers collègues, de faire diminuer la participation de notre collectivité au financement de la CTS. En effet, cette revalorisation du taux a mécaniquement fait diminuer la participation de la CUS à la contribution d’exploitation de la CTS. Nous sommes passés de 33% en 2010 à 24 % aujourd’hui. C'est-à-dire de 39 millions d’euros à 29.7 millions. Il s’agit en quelque sorte d’un désengagement de la CUS dans le financement de la CTS au profit essentiellement des entreprises mais aussi une nouvelle fois des usagers.

 

Je ne comprends absolument pas cette politique. D’un coté vous procédez à la chasse à la voiture que ce soit à travers les hausses du stationnement payant (A Strasbourg) en voirie comme en ouvrage, ou via votre volonté de passer 70% des voiries strasbourgeoises en zone 30. De l’autre, vous ne cessez de matraquer financièrement les usagers des transports en commun tout en bloquant les nécessaires extensions vers les bassins de vie comme l’Ouest de l’agglomération. Où est la cohérence d’autant que tout cela se produit durant une période économiquement difficile pour tous nos concitoyens? Par honnêteté pour les Strasbourgeois cette revalorisation aurait d’ailleurs dû être annoncée avant le démarrage de la consultation « zone 30 » ce qui aurait pu leur permettre de se prononcer en connaissance de cause.

 

Pour conclure, entre l’absence de données sérieuses aussi bien pour le calcul de l’inflation que pour l’évolution des coûts d’exploitation, l’absence d’un bilan de la CTS à jour, l’absence de réunion de la commission ad-hoc promise l’année dernière ou, le plus grave à mes yeux, le désengagement masqué de la CUS dans le financement de la CTS, cette nouvelle revalorisation des tarifs me semble à nouveau inopportune.

 

Je vous remercie

La manière de faire de la politique doit changer !

 

Alain FONTANEL, adjoint aux finances mais aussi cadre national du Parti Socialiste n’a manifestement pas encore compris que la manière de faire de la politique devait changer.

 

Son tour de passe-passe pour avoir absolument raison ne trompe personne.

 

L’important dans ce dossier des tarifs de la CTS, n’est pas d’avoir un raisonnement politique manichéen mais de se soucier du quotidien de nos concitoyens.

 

Je défends l’idée qu’après la hausse de plus de 11,7 millions d’euros des recettes de la CTS générée par la revalorisation de 2 points du taux du versement transport, l’exécutif municipal et communautaire aurait pu épargner, au moins sur les deux prochaines années, le porte-monnaie de nos concitoyens en ne revalorisant pas les tarifs.

 

Au lieu de cela, Alain FONTANEL a mis l’administration en branle-bas de combat pour avoir absolument le dernier mot. 50 000 photocopies ont même dû être réimprimées dans l’urgence lundi sur ses ordres, parce qu’il avait raconté des histoires à la presse et donc aux Strasbourgeois. La vérité, c’est que jusqu’à mon intervention il n’y a jamais eu d’autres scénarii d’envisagés.

 

Ce n’est pas bien de raconter de telles histoires car la parole du politique doit constituer quelque chose de sérieux.

 

Manifestement, Alain FONTANEL (comme Eric ELKOUBY hier) n’a pas encore compris que depuis une semaine le regard des Français et donc des strasbourgeois avait évolué à l’égard de la parole du politique.

 

Il est temps, qu’ils s’adaptent à cette nécessaire évolution qui demande transparence et sincérité !

 

Il est surtout temps qu’ils consacrent davantage d’énergie et de temps à la défense des Strasbourgeois plutôt qu’à la défense d’intérêts partisans !

La hausse moyenne des tarifs de la CTS entérinée par Roland Ries est bien de 2.8% !

 

Il est parfaitement compréhensible que l’adjoint et vice-président en charge des finances ne comprenne pas comment nous avons pu avoir connaissance de la revalorisation des tarifs de la CTS programmée au 1er juillet.
Pour autant, ce n’est pas une raison pour travestir la vérité.

 

 

La délibération qui sera proposée au conseil de CUS programme bel et bien une augmentation moyenne des tarifs de 2,8 %. Elle est d’ailleurs rédigée comme suit :

 

« Le Conseil

après avis favorable de la commission mixte CUS/CTS

vu l’avis de la commission thématique

sur proposition de la Commission plénière

après en avoir délibéré

arrête

- la revalorisation des tarifs urbains et combinés de la CTS de 2,8 %, à grille tarifaire

inchangée,

- les tarifs urbains et combinés de la CTS, tels qu’ils ressortent de la grille tarifaire ci-jointe,

avec effet au 1er juillet 2011,

charge

le Président ou son représentant de l’exécution de la présente délibération. »

 

 

Peut-être que d’autres scénarii ont été envisagés comme le révèle Alain FONTANEL mais c’est bien celui-ci qui a été retenu par l’exécutif municipal et communautaire. La commission mixte annoncée par Alain FONTANEL est donc pipo. Ses membres n’auront rien à arbitrer puisque la délibération est d’ores et déjà rédigée !

 

A l’heure du débat sur les zones 30, je regrette que Roland RIES et son équipe n’aient pas joué la transparenceen présentant aux Strasbourgeois leur politique détaillée des transports, qui devrait pourtant constituer une alternative crédible à la voiture.

 

Vouloir annoncer cette hausse des tarifs après la clôture de la consultation sur les zones 30 constitue à mes yeux une manipulation des Strasbourgeois qui ne peuvent se prononcer en connaissance de cause.

 

Comme l’indique le projet de délibération, cette hausse génèrera une augmentation des recettes d’un million d’euros faisant passer les recettes commerciales de 36,8 à 37,8 M€.
Cela signifie concrètement qu’il n’y a pas que « les touristes ou quelques passagers occasionnels » qui ont recours aux tickets individuels. En fait, cette mesure concerne plusieurs millions de déplacements.

 

Nous avons bien compris le mécanisme instauré par Roland RIES pour fixer la politique tarifaire. Les années paires on augmente les abonnements et les années impaires, les titres de transport individuels. Cela est d’ailleurs clairement indiqué dans cette délibération.

 

Cette dernière comporte néanmoins une erreur. En effet, lors du vote du budget 2011 en décembre dernier, Roland RIES et Jacques BIGOT ont procédé à une augmentation de 2 points du taux du « versement transport » payé par les entreprises faisant passer les recettes de 82,1 M€ à 93,8 M€ (+11,7 M€ soit +14,2 %).

 

Le versement transport représente depuis, près de 50% des besoins de financement de la CTS.

 

Je note d’ailleurs que la délibération n’indique pas le bon montant de cette recette. A croire que l’exécutif voulait induire les élus en erreur lors du prochain conseil de CUS…

 

Cette forte augmentation du versement transport couvre parfaitement l’augmentation des coûts d’exploitation du réseau estimée à 5 M€ par la CUS ainsi que l’inflation.
Or, malgré cette première hausse qui a touché les entreprises, l’exécutif décide malgré tout de revaloriser les tarifs et ce, de manière encore plus forte que les projections d’inflation pour 2011.

 

Ce nouveau coup de bambou sur les usagers est tout simplement irresponsable.Je ne suis d’ailleurs pas le seul à m’en inquiéter puisque la personne de la majorité qui m’a remis ces informations partage totalement mon diagnostique.

 

Naturellement, cette revalorisation des tarifs ne devait être annoncée qu’après la consultation sur les zones 30 pour ne pas la « perturber », puis être « emballée » dans une autosatisfaction générale sur les conséquences bénéfiques de la réforme tarifaire 2010,  en ne présentant naturellement que les chiffres qui arrangent.

 

Au lieu de mettre systématiquement en cause la sincérité des élus de l’opposition, la municipalité conduite par Roland RIES devrait améliorer considérablement sa transparence dans le processus décisionnel.

 

Qu’ils se le disent ; les méthodes dont ils usent et abusent ne sont pas les nôtres !
Nous n’avançons pas masqués, nous ne manipulons pas à notre convenance les chiffres, nous ne faisons pas débattre des instances (commission mixe, réunion des maires, réunion des présidents, commission thématique, commission plénière, conseils de quartier,…) sur des décisions déjà prises dans le secret des bureaux du 9ème étage de la CUS !

 

Pour me « faire mentir », peut-être que cette revalorisation des tarifs évoluera d’ici le 27 mai ? Ce serait alors une bonne nouvelle pour les usagers de la CTS si Roland RIES et Jacques BIGOT revenaient sur ces hausses inopportunes !

 

 

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

 

 

PS : La délibération est consultatble dans sa totalité ICI

Résolument opposé à une nouvelle hausse des tarifs de la CTS voulue par Roland RIES !

 

Pour le 1er juillet 2011, Roland RIES et Jacques BIGOT prévoient une nouvelle hausse des tarifs de la CTS de 2.8 % en moyenne.

 

En 2008, les tarifs avaient déjà augmenté de 2,95 % et en 2010, malgré la nouvelle méthode de calcul, de 2,99 %. Cela représente une progression moyenne des tarifs de 8,74 % sur un peu plus de 3 ans.
Concrètement, depuis leur accession aux responsabilités, le prix du ticket simple aura augmenté de 15,3 % passant de 1,3 à 1,5 euros. Le prix du ticket Aller-retour aura progressé de 16 % (2,5 à 2,9 euros) quant à l’abonnement il aura connu une hausse de 10 % passant de 40 à 44 euros à plein tarif.

 

Entre 2008 et 2010, l’inflation n’a pourtant été que de 4,4 % (+2,8 en 2008, + 0,1 en 2009, + 1,5 en 2010).
Pour 2011, la Commission économique de la Nation table sur une progression de l’inflation de 1,8 % soit 6,2 % pour les 4 années.

 

Il est inacceptable qu’en temps de crise, au moment où beaucoup de nos concitoyens peinent à boucler leurs fins de mois, l’exécutif municipal et communautaire poursuive sa politique tarifaire dure et surtout plus forte que l’inflation.
Cela est d’autant plus inconcevable qu’elle se fait en totale contradiction avec la politique de « chasse à la bagnole » menée par Roland Ries, symbolisée notamment par la hausse sensible des tarifs du stationnement en surface et des parkings en ouvrage mais aussi par sa volonté de passer Strasbourg en zone 30 pour 70% du territoire.

 

Comment peut-on à la fois pénaliser la voiture et en même temps les transports en commun ? Où est la cohérence ?

Le matraquage opéré par les impôts indirects doit cesser !

 

Cela est d’autant plus vrai que lors du débat 2010 relatif à la nouvelle grille tarifaire, Alain FONTANEL avait expliqué aux élus communautaires que la réforme des tarifs allait générer une baisse des recettes de 500 000 euros alors que dans les faits les recettes ont progressé de 400 000 euros en 2010.

 

Sur les 35 000 de nos concitoyens qui ne bénéficient plus de la gratuité des transports seuls 9 000 auraient pris un abonnement. On va naturellement communiquer à outrance sur une augmentation du nombre d’abonnés alors que celle-ci aura été générée par la suppression de la gratuité notamment pour les anciens combattants ou les handicapés.

 

Ce qui est nécessaire pour déterminer l’état réel des déplacements et du recours aux transports en commun, c’est de connaitre le nombre annuels de passagers et les kilomètres parcourus.

 

J’aurai l’occasion de soulever ces questions lors du prochain conseil de CUS qui devra entériner ces hausses.

 

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

Je m’engage à ne voter aucune hausse des impôts locaux

Alors que nous sommes en crise économique, avec des fins de mois difficiles, il n’est plus possible d’avoir chaque année des impôts locaux de plus en plus lourds à payer.

Vous attendez de vos élus qu’ils fassent les bons choix et soient raisonnables dans les décisions qu’ils prennent et les dépenses qu’ils engagent.

Elu au Conseil général, je m’engage à ne voter aucun budget qui inclurait une hausse de la fiscalité.

Chaque fois que la municipalité a touché au pouvoir d’achat de nos concitoyens, je m’y suis opposé en votant contre, qu’il s’agisse des hausses des tarifs de la CTS, du stationnement payant, de la plus-value fiscale liée au non rétablissement des abattements supprimés par le Conseil général. Je regrette la forte hausse des loyers chez CUS-HABITAT (+8% d’ici 2014) qui pèse sur les plus modestes d’entre nous.

J’ai la conviction qu’on ne peut pas indéfiniment continuer, année après année, dans le dans le «toujours plus d’impôts».

Les augmentations, ça suffit !

 

Conseil de communauté du 17 décembre 2010

Intervention de Jean-Emmanuel Robert (UMP)

Point N°39 : Politique tarifaire de stationnement

Monsieur le Président,
Chers collègues,

A travers cette délibération, vous nous demandez une nouvelle fois d’approuver un grand coup de rabot sur le pouvoir d’achat des habitants de la Communauté Urbaine et tout particulièrement des Strasbourgeois.

Cette augmentation est selon moi inappropriée et brutale. Elle intervient alors nous ne sommes pas encore sortis de la crise économique et que les revenus de nos concitoyens ont tendance à stagner.

Mais surtout, elle s’inscrit dans une avalanche de hausses aussi injustes qu’injustifiées dont vous êtes à l’origine depuis votre arrivée au pouvoir. Je pense naturellement aux différents tarifs de la CUS et de la Ville, que nous avons évoqués à l’occasion des différents débats budgétaires. Je me pense aussi à ceux de la CTS, à la fin de la gratuité dans les transports en commun, à la taxe d’habitation dont les élus de votre majorité ont soutenu la suppression des abattements et que vous avez refusés de rétablir, aux loyers de plus en plus chers de CUS Habitat, aux extensions massives du nombre de places soumises au stationnement payant, et j’en passe la liste étant intarissable.

Toutes ces augmentations, additionnées les unes aux autres, frappent de plein fouet nos concitoyens, à commencer par les plus modestes. Toutes celles et ceux qui ont de plus en plus de mal à boucler leur fin de mois, à la veille des fêtes de fin d’années, à quelques jours du 25 décembre, étaient en droit d’attendre de votre majorité socialiste et écologiste autre chose en guise de cadeau de Noël.

En surface, vous nous demandez, pas moins, d’approuver pour la zone rouge une augmentation des tarifs de plus de 18 % et pour la zone orange de plus de 15%.

En ouvrage, les proportions sont tout aussi vertigineuses. S’agissant de la zone verte, vous voudriez donner le sentiment généreux de ne pas y toucher. Mais en réalité c’est déjà chose faite, puisque en catimini vous avez profité en juillet dernier de la torpeur estivale et des grandes vacances pour y augmenter les droits de stationnement. Les éléments n’étant pas joints à la délibération, pouvez-vous nous dire à combien cette augmentation s’est-elle montée dans la zone verte et sur quelles bases elle a été décidée ?

Au 1er janvier, ce sont donc en tout 18 900 places de stationnement qui connaitront ou qui auront connu une augmentation conséquente des tarifs. C’est un beau jackpot en perspective, mais sans doute allez vous, une nouvelle fois, nous expliquer que cela ne vous rapporte rien.
Je fini par me demander si finalement il n’aurait peut-être pas mieux valu réaliser le projet de casino, si cher à notre collègue Jean-Jacques Gsell, plutôt que de continuer à jouer régulièrement au manchot avec les habitants de la CUS.

Monsieur le Président,

Avec mes collègues Strasbourgeois nous sommes très inquiets. Quelles seront les augmentations que vous nous infligerez demain, lorsque la situation économique s’améliorera enfin ? Les habitants de la CUS doivent-ils s’attendre à des augmentations encore plus fortes, de 20, voir de 30% ? Devons-nous redouter un doublement du tarif résident ? Comptez-vous mettre en œuvre le projet de péage urbain un temps défendu par votre Premier Vice-président, Roland RIES ?

Enfin sur la forme, vous me permettrez de déplorer vivement votre manière de faire, et de regretter que personne n’ait été consulté sur ces évolutions, à commencer par les conseils de quartier concernés, je pense à celui de la Gare, du centre Ville ou de la Krutenau.

On ne peut pas d’un coté en permanence se faire passer pour les chantres de la démocratie participative et de l’autre passer systématiquement en force comme vous le faites une nouvelle fois !
Favorable à un autre mode de gouvernance, favorable à un gèle durable des prélèvements sur nos concitoyens, qui n’en peuvent plus en temps de crise, je voterai contre ce nouveau mauvais coup porté à leur pouvoir d’achat. 

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