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Le désengagement de la Communauté Urbaine de Strasbourg dans la CTS

 

 

Conseil de communauté du 29 Juin 2012

 

 

Point N°4 : budget supplémentaire

 

Monsieur le Président, Mes chers collègues,

 

En parcourant les grandes lignes de ce budget supplémentaire, je me suis aperçu que vous comptez réduire de 0.8M€ la subvention de la CTS. En matière de transport en commun le désengagement de la CUS semble donc se poursuivre.

 

D’abord, la part de sa participation directe avait mécaniquement diminué avec la revalorisation du taux du versement transport, qui a permis une augmentation de 10M€ de cette taxe, comme je viens de l’évoquer dans le compte administratif. En 2010, la subvention de la CUS à la CTS était de 121M€ dont 81 provenaient du versement transport. L’effort direct de la CUS était donc d’un peu plus de 39 M€. En 2011, la subvention de la CUS à la CTS a diminué de 476 000 euros passant à 120M€ comme l’indique le compte administratif. 91 millions provenaient du versement transport. L’effort direct de la CUS était donc de 28.93M€, en baisse de 27.5% ! Pour 2012, vous aviez programmé au BP une subvention de 120 M€, en baisse par rapport à 2011 et que vous nous demandez encore de réduire dans ce BS. Sachant que les recettes du versement transport vont de nouveau progresser en 2012, la part de l’effort directe de la CUS en faveur des transports en commun va, comme en 2010, comme en 2011, encore diminuer cette année.

 

Ce changement interpelle sur vos réelles intentions en matière de transport en commun et au niveau de votre politique transport. Vous vous opposez au GCO que vous faites capoter dès l’arrivée au pouvoir de vos amis de gauche à Paris ; vous faites progresser fortement les tarifs de stationnement ; vous voulez contraindre l’usage de la voiture en ville, on reparle du péage urbain cher à Roland Ries comme remède miracle aux bouchons qui paralysent Strasbourg et génèrent pollution et nuisances sonores pour les riverains des autoroutes, et en parallèle vous faites exploser les tarifs de la CTS depuis 2008, sous le prétexte fallacieux de l’inflation. Or la réduction de l’engagement directe de la CUS en faveur de la CTS montre clairement qu’il s’agit d’un transfert de charges sur les passagers. Cela peut se défendre mais avec un ticket à 1€60, plus cher que le litre d’essence, les transports en commun perdent en attractivité. Cela se fait donc en totale contradiction avec votre volonté de chasser la voiture, et à tout le moins de mieux en réguler l’usage.

 

Cette politique de matraquage tarifaire est encore plus incompréhensible suite à la décision que vous avez prise de réduire la taxe d’aéroport, en mars dernier.

 

J’entends bien quand on me dit que c’est tout à fait normal de faire reposer le fonctionnement d’un service public sur les passagers et pas sur l’impôt pour justifier la hausse des tarifs de la CTS. Mais pourquoi alors ne pas avoir appliqué cette ligne directrice, ce dogme, au transport aérien ?

 

Aussi, je vous remercie de bien vouloir m’expliquer pourquoi vous réduisez encore l’engagement de notre collectivité en faveur de la CTS et quelle est votre stratégie en matière de transport et de fixation des tarifs.

 

Pour conclure sur ce budget supplémentaire, je note que vous réduisez de 7.1M€ les dépense d’investissement. Lors du débat budgétaire, vous aviez à nouveau fanfaronné sur la dynamique d’investissement de la CUS. Nous vous avions alors donné rendez-vous au vote du budget supplémentaire car nous pensions que ce serait pour vous l’occasion de revenir sur ces déclarations. Nous ne nous sommes hélas pas trompés : avec le taux de réalisation de ces 2 dernières années, je pense que le compte administratif 2012 nous révèlera une fois encore une forte baisse des investissements opérationnels.

 

A quoi servent les consultations de Roland Ries ?

 

 

Intervention de Jean-Emmanuel ROBERT

 

Point 32 : Interpellation de Pascal Mangin sur les zones 30

 

Conseil Municipal du 29 mai 2012

 

Monsieur le Maire, Chers collègues,

 

Je tenais à remercier notre collègue Pascal Mangin pour son intervention qui me permet d'aborder à mon tour ce sujet.

 

Comme vous le savez, lors de la consultation de l'année passée, j’ai me suis opposé énergiquement à la généralisation des zones 30 sur 70% des voies strasbourgeoise et clairement fait campagne sur le terrain en faveur du « non ».

 

Après avoir écarté l'organisation d'un véritable référendum, qui aurait été plus transparent que la méthode employée, vous aviez alors déployé des moyens colossaux pour défendre votre projet, ne laissant que très peu de place et de moyens à ceux qui ne le partageaient pas.

 

Je voudrais d’ailleurs rappeler que vous aviez été jusqu'à faire bloquer l'envoi de 2000 courriers que je souhaitez adresser aux forces vives de Strasbourg afin d'expliquer ma position alors que vous en aviez vous, de votre coté, envoyé plus de 140 000 avec un document explicatif reprenant votre position personnelle, sans qu'il n'ait eu d'ailleurs de débat préalable au sein du conseil municipal. Il aurait été normal que chacun puisse s’exprimer librement sur le sujet, que des moyens aient été mis à disposition de l'opposition, enfin à tout le moins à ceux qui s'opposait à la généralisation des zone 30. Cela aurait été à votre honneur.

 

Les moyens financiers et matériels – comme les gigantesques panneaux 4 par 3 – déployés pour l’occasion relevait de la démesure, tout en ne respectant pas la pluralité démocratique et la diversité des opinions. Durant cette consultation, vous étiez allé jusqu'à jouer sur les peurs – "Attention, il y a plein de morts en ville. Avec cette mesure, on va sauver des vies".

 

Dès le départ chacun a pu constater que la forme de cette consultation était déplorable. Elle ne respectait pas l’anonymat des votants, et ce n’est qu’après avoir saisi la CNIL, que l’organisation de celle-ci a un peu gagner en transparence et en fiabilité même si je le redis, un référendum classique avec des bulletins de vote classique, qui ne sont pas nominatif, précédé d'un véritable débat contradictoire, aurait été préférable.

 

Un an après, comme Pascal Mangin, je m'étonne de la multiplication en catimini des zones 30 alors que les strasbourgeois se sont massivement opposés à leur généralisation et ont sanctionné largement par 55% des suffrages un procédé peu transparent. Sur cette question comme sur d’autres vous avancez clairement masqué. Pourtant la démocratie, monsieur le Maire, c'est savoir écouter, entendre et tenir compte de l'expression de nos concitoyens ; sinon pourquoi les consulter ?

 

Un an après, monsieur le Maire, je tiens à nouveaux à rappeler la position qui était la mienne sur la généralisation des zones 30.

Ce n’est pas tant la vitesse qui pose problème que l’absorption exagérée d’alcool, la consommation de drogues et aussi et surtout les imprudences faites en dehors du respect du Code de la route. Le passage en zone 30 ne règle en rien les problèmes de rodéos, de conduite sans casque ainsi que tous les autres comportements à risque. On culpabilise le conducteur : la maman qui doit conduire ses enfants à l’école, le salarié qui se rend au travail, le livreur qui œuvre à l’approvisionnement des commerces. Est-ce vraiment cela que l’on veut ?

 

Comme Pascal Mangin, je pense qu’il faut appliquer des mesures au cas par cas, quartier par quartier, rue par rue au travers d'une véritable concertation avec les riverains. Naturellement, il y a des zones résidentielles qu’il faut passer en zone 30 et beaucoup le sont déjà. Mais il y a également des zones aux abords d’écoles ou de crèches où le 30km/h est sans aucun doute encore trop rapide et où il faudrait davantage tendre vers le 10 km/h (ce que l’on appelle communément rouler au pas). Il y a aussi des voies éloignées des habitations où il est tout à fait possible de rouler à 70 km/h et d’autres, très fréquentées, qui doivent demeurer à 50.

 

Enfin, la réduction de la vitesse automobile en ville ne peut-être avoir du sens que si, concomitamment on améliore considérablement le dispositif des transports en commun. Hélas votre refus de doter l’ouest de l’agglomération, notamment Koenigshoffen, d'un moyen de transport performent, fiable et cohérent avec le reste du réseau – à savoir le tram sur fer – ne va pas dans ce sens.

 

Plus grave encore. Les fortes hausses des tarifs de la CTS enregistrées depuis 2008, qui nuisent clairement à l’attractivité des transports en commun :

 

-le prix du ticket simple est passé de 1.3 à 1.6 euros, +23% en 4 ans sachant qu’il représente une part de 14.4% des recettes commerciales.

-l'aller retour est passé de 2.5 à 3 euros, +20% !

-l'abonnement quant à lui est passé de 40 à 45.6 euros + 14 % !

 

Chacun jugera ! Votre réforme des tarifs s'est aussi traduite par la suppression de la gratuité pour 35 000 de nos concitoyens les plus modestes (chômeurs, handicapés, personnes âgées) aussi ! Parallèlement contrairement à ce que vous nous aviez annoncé, toutes les gratuités n'ont pas été supprimées à la CTS puisque ses administrateurs en bénéficient encore et toujours afin de leur permettre et je vous cite « d’utiliser et de connaitre le réseau, élément essentiel à l’exercice de leur rôle dans le suivi quotidien de l’activité de la CTS et la définition de ses orientations Stratégiques. » Bravo pour l'exemplarité et surtout l’explication ! En fait, c'est plutôt faites ce que je dis mais pas ce je fais !

 

Un an après, monsieur le Maire, je regrette que vous n'ayez usé de la démocratie consultative que pour un coup de com' qui restera comme l'un des échecs retentissant de votre mandat avec les zones 30, alors que des sujets importants comme le PEX, la réalisation du quartier du Wacken, la bétonisation de la ville, la réalisation d'un tram sur pneus et j'en passe méritaient certainement des consultations bien plus larges et transparentes que celles organisées.

 

Ceci dit, vu la manière dont vous avez interprété le précédent résultat, il valait peut-être mieux ne demander l'avis de personne et la démonstration de notre collègue Pascal MANGIN est de ce point de vue éloquente, puisque manifestement vous n'en tenez absolument pas compte !

Avec Roland Ries et le PS, c’est « faites ce qu’on dit et pas ce qu’on fait » !

 

Roland Ries, Maire de Strasbourg et responsable du pôle transports dans l'équipe du candidat PS François Hollande, vient de se fendre d’un communiqué dans lequel il dénonce la prochaine hausse des tarifs de la SNCF. Il estime que « Cette annonce est un nouveau coup dur porté au pouvoir d’achat des Français ».

 

Cette sortie médiatique et très politicienne est plutôt malvenue de la part du Maire de Strasbourg puisqu’il vient de faire adopter, il y a quelques jours, une nouvelle hausse des tarifs de la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS), la quatrième depuis 2008, qui entrera en vigueur le 1er février prochain.

 

Depuis son accession aux responsabilités, le prix d’un ticket Tram à Strasbourg aura augmenté de plus de 23% (1€30 à 1€60), le prix de l’aller-retour de 20% (2€50 à 3€) et le prix de l’abonnement mensuel de plus de 14% (40€ à 45€60) sans compter la suppression de la gratuité pour plus de 35 000 usagers (handicapés, anciens combattant, demandeurs d’emploi…).

 

Roland Ries est par conséquent fort mal placé pour faire la leçon en la matière à qui que ce soit. Le PS, l’est tout autant puisque les différentes collectivités qu’il gère en ont fait de même ces dernières années avec les transports en commun locaux ou régionaux.

 

Cette nouvelle hausse des tarifs de la SNCF est pourtant inopportune pour les usagers qui payent déjà chèrement leurs déplacements en TGV. Elle l’est encore davantage pour les Alsaciens qui ont contribué fortement, via leurs impôts, à financer la réalisation des lignes Est et Rhin-Rhône (CF mon communiqué du 10 décembre dernier).

 

Ce n’est pas parce que nous sommes en précampagne présidentielle que le Parti Socialiste et ses élus doivent raconter n’importe quoi.

C’est prendre les Français pour des imbéciles que de tenir un discours au plan national diamétralement opposé à leurs actes concrets à l’échelon local.

Vote du compte Administratif de la Communauté Urbaine de Strasbourg

 

 

JEAN-EMMANUEL_ROBERT_3_Conseil de Communauté du 30 Juin 2011

 

Point 2 : Compte administratif

 

Monsieur le Président, Chers collègues,

 

Comme je l’expliquais très récemment dans une autre assemblée, le compte administratif permet de vérifier si les annonces faites lors du budget primitif se sont concrétisées dans les faits. Je me suis également attaché à faire une comparaison entre le compte administratif de cette année avec celui de 2009.

 

En décembre 2009, notre collègue en charge des finances annonçait lors de la présentation du BP 2010, un budget je cite « à la fois ambitieux et responsable ».

 

Il annonçait, je le cite encore « une stricte maitrise des dépenses de fonctionnement qui n’augmenteront que de 1.8% ». Pour 2010, les dépenses réelles de fonctionnement se montent dans le compte administratif à 653,17 M€ contre 649,10 en 2009. Elles sont en hausse de près de 4 millions d’euros soit 0.6%. L’objectif est donc tenu et je vous en donne acte.

 

Pour autant les dépenses de personnel se montent à 303,29 M€ en 2010 contre 293,56 en 2009, ce qui constitue une augmentation de près de 10 Millions d’euros soit 3.3%, presque 2 fois l’inflation.

 

S’agissant de la communication (publicité, relations publiques), ce sont 3.42 M€ qui ont été dépensés contre 2,62 en 2009, soit une hausse de 800 000 euros, une progression de 30.5 %, 17 fois l’inflation nationale.

 

Pour frais de réceptions qui font beaucoup causer ces derniers temps – rassurez-vous je ne tomberais pas dans des analyses démagogiques – elles se sont montées à 343 000 euros en 2010 contre 354 000 euros en 2009 soit une baisse de 11 000 euros, soit -3.10 %.

 

Enfin, et parce que je considère que charité bien ordonnée commence par soi même, j’ai observé de près l’évolution des dépenses de cabinet. Elles étaient de 503 310 euros en 2010 contre 421 825 euros en 2009 soit une hausse de 19.32 %. C’est 10 fois l’inflation… et ces chiffres sont à mettre en perspectives avec l’évolution générale de seulement 0.6 % des dépenses de fonctionnement. Pour mémoire, je précise qu’en 2007 ces dépenses étaient de 359 842 euros. Elles ont donc connu une hausse de plus de 143 000 euros +39.9% en 3 ans !

 

Cette maitrise s’explique en particulier par la baisse des subventions entre 2009 et 2010 que vous annonciez pourtant en augmentation lors de la présentation du BP. Elles ont en fait diminué de près de 4.43 millions d’euros passant de 33,34 millions à 28,91 millions en 2010, soit une baisse de 13.28%. La première victime si j’ose dire, de cette baisse est le logement avec une diminution des subventions de 4.2M€, alors que vous l’annonciez à la hausse. Même constat pour les actions économiques.

 

Cette maitrise s’explique aussi par la baisse de près de 2.7 M€ des charges financières ainsi que de la diminution de 800 000 euros des charges exceptionnelles.

 

Sur le plan des recettes, vous attiriez alors l’attention de notre assemblée sur les conséquences de la réforme de la taxe professionnelle, de la réduction de la capacité financière de la CUS. Il y avait en quelque sorte péril en la demeure par la faute de l’Etat qui menaçait de se désengager.

 

Finalement les recettes se sont révélées plus importantes que vos prévisions. Les impôts directs ont rapporté 4.84% de plus que vos estimations initiales avec un peu plus de 212 Millions d’euros contre 203 en 2009, en augmentation de 9.82 millions, sachant qu’il s’agissait pour mémoire d’un reversement de la part de l’Etat en attente de l’entrée en vigueur définitive de la réforme de la TP. Les recettes des droits et taxes progressent de 2 millions d’euros à 49.30 millions en 2010. Les dotations dont vous craigniez alors une baisse ont quant à elles progressé de 300 000 euros. Bref, le scénario s’est finalement révélé nettement moins sombre que ce que vous redoutiez. En complément, je n’oublie pas qu’à 24 heures d’une énième hausse des tarifs de la CTS, vous avez également contribué à faire augmenter fortement la pression fiscale indirecte. Depuis 2008, la hausse représente 15.3% pour le ticket simple, 16% pour le ticket aller-retour et 10% pour les abonnements. A partir de demain, le prix d’un ticket Tram sera plus cher que le litre de Gasoil ! On peut aussi évoquer le tarif de l’eau qui est passé de 2.72€ en 2007 à 2.92 en 2010 soit une hausse non négligeable de 7.3%. Quand on songe, que vous avez refusez de rétablir pour l’année 2011 les abattements sur la Taxe d’habitation, le moins que l’on puisse dire c’est que votre politique a oublié la stabilité fiscale promise en d’autres temps !

 

La progression contenue des dépenses de fonctionnement ajoutée à une forte augmentation des recettes a eu pour conséquence d’améliorer fortement la capacité d’autofinancement qui est passée de 64.21 M€ en 2009 à 84.8 M€ en 2010.

 

Cela nous amène donc aux investissements et plus particulièrement aux investissements opérationnels. Notre collègue en charge des finances annonçait, et je le cite de nouveau, « une politique d’investissement particulièrement volontariste et ambitieuses ». Il misait, entre autre, sur un volume d’investissements 2010 en hausse de 29% avec un montant total de 200 M€ soit, je le cite toujours, « plus qu’au cours de chacune des cinq premières années du mandat précédent ». Bref, nous allions voir ce que nous allions voir. Alors qu’en 2009, les investissements opérationnels s’étaient montés à 232.3 Millions d’euros, ils ne sont plus que de 141.8 M€ en 2010, en baisse de 90.5 M€, soit une chute de 39% ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous sommes aux antipodes de la hausse annoncée de 29%… Aux antipodes toujours, de la hausse annoncée pas plus tard qu’hier dans les médias, par notre collègue en charge des finances. Pire encore, ces investissements connaissent un taux de réalisation de 70.40%, le plus faible depuis 1998… et ne représentent plus que 48.90% des dépenses réelles de la section investissement contre 64.02% en 2009. Pour le coup, on pourrait presque croire que lors de la présentation du BP, notre collègue en charge des finances s’est laissé aller à des coups d’annonce qui ont pour conséquence de nuire grandement à la sincérité de ce BP 2010, ce que nous dénoncions alors, comme en attestent les sténogrammes. Même constat pour la sincérité de ses récentes déclarations à la Presse. Alors, s’agit-il d’une simple maladresse ou d’une méthode récurrente ?

 

Du coté de la dette, elle est en diminution revenant à un niveau légèrement supérieur à 2008 avec un encours de 233 M€ soit 492€ par Habitant. Cette amélioration est grandement plombée par la hausse vertigineuse de l’endettement de la CTS de plus de 72 M€ à 380 Millions au total. La capacité de désendettement passe de 3.89 années à 2.75. Pour mémoire cette capacité de désendettement était de 2.3 ans en 2008. Elle s’explique grandement par l’amélioration de la capacité d’autofinancement permise par la forte hausse des recettes mais aussi par le faible niveau d’investissement pour l’année 2010, qui a permis à la CUS de ne contracter aucun emprunt nouveau.

 

Le budget 2010 était donc annoncé comme « ambitieux et responsable. »

 

Au vu des éléments que je viens d’évoquer, en toute objectivité, on peut considérer que sur certains points il s’est montré responsable (la hausse des dépenses de fonctionnement comme la maitrise de la dette) malgré la forte hausse des dépense de personnel, de communication ou de cabinet et la forte baisse des subventions.

 

En revanche, face à la baisse vertigineuse des dépenses d’investissement, il était pour le moins hasardeux de parler d’un budget ambitieux. Une nouvelle fois, le taux de réalisation montre qu’il y a clairement eu un problème de sincérité en la matière.

 

Je reviendrai lors de l’analyse du budget supplémentaire sur cette question de la sincérité.

 

Je vous remercie

Roland Ries augmente encore les tarifs de la CTS !

 

 

 

Conseil de communauté du 27 Mai 2011
 Point 34 : Revalorisation des tarifs de la CTS

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

 

Nous sommes aujourd’hui amenés, pour la troisième fois de votre mandat, à débattre de l’augmentation des tarifs de la CTS.

 

Pour justifier cette nouvelle revalorisation, vous insistez entre autre sur le fait que notre conseil aurait approuvé en 2010, le principe d’une revalorisation annuelle systématique des tarifs de la CTS. Je regrette que votre mémoire se montre en l’espèce sélective puisque, cette même délibération précisait que, je cite, « naturellement, le Conseil sera libre chaque année, s’il le juge opportun, de privilégier la stabilité des tarifs. » Ce que n’avait d’ailleurs pas manqué de confirmer notre collègue en charge des finances lors du débat de l’année dernière suite à mon intervention sur le sujet. Je tiens le sténogramme à votre disposition au cas où. De possible revalorisation en 2010 nous sommes donc passés à systématique en 2011.

 

Pour justifier cette énième augmentation, vous invoquez en particulier l’inflation. Comme l’année dernière, je regrette que les bases de calculs ne soient pas précisées. Partons-nous de l’année N-1 ou de juillet à juillet ?

 

Vous évoquez aussi les coûts suscités par les nouvelles extensions. Là encore je regrette, comme l’année dernière que le rapport d’activité de la CTS ne nous soit communiqué qu’au mois de décembre alors que pour décider, en pleine connaissance de cause, du bien fondé d’une revalorisation des tarifs, ce document nous serait fort utile. Est-il vraiment opportun et logique que les élus de la CUS soient informés du bilan 2010 de la CTS fin décembre 2011 soit près d’1 an après sa clôture ?

Nous devons donc décider d’une augmentation de 2.66 % dont le détail nous a été officiellement communiqué vendredi dernier. Le premier projet de délibération dont nous avons pu avoir connaissance, avant sa présentation prévue au bureau CUS du vendredi 13, prévoyait une augmentation moyenne des tarifs de 2.8 %. Un seul et unique scénario était joint à la délibération. Ce même vendredi 13, l’administration nous faisait parvenir dans nos bureaux vers 17h00 l’ordre du jour détaillé de notre conseil avec les projets de délibérations. Celui concernant les tarifs de la CTS était alors en tout point similaire à celui présenté un peu plus tôt aux vice-présidents et prévoyait toujours une hausse de 2.8% des tarifs dans un seul et unique scénario. A 17h30, ce document nous était retiré. Le lundi soir qui suivait, le recueil des délibérations nous parvenait à nouveau, totalement réimprimé mais sans la fameuse délibération CTS. Pourquoi une telle galéjade ? Pourquoi un tel gaspillage de papier ? Pourquoi un tel surcout ? Et bien mes chers collègues, simplement parce que, comme à son habitude, un élu est allé raconter des calembredaines à la presse, jurant notamment qu’il y avait plusieurs scénarii de travail.

 

Malheureusement pour lui les documents de travail remis dans le cadre de la conférence CUS ainsi que le premier ordre du jour transmis aux conseillers de la communauté urbaine démontraient le contraire. D’ailleurs l’administration m’a confirmé que la délibération a été revue en catastrophe. Il aurait pourtant été tellement plus simple de dire la vérité aux médias et d’assumer une décision déjà prise. Cela aurait permis de faire des économies de papiers, de temps et aussi de stress pour l’administration. Finalement, et comme je le prévoyais, la hausse moyenne a été corrigée et n’est plus « que », pour ainsi dire, de 2.66%. Il fallait bien me donner tort mais je suis heureux que cela profite aux bénéficiaires de ticket à tarif réduit même si j’aurais préféré que tous les usagers soient épargnés.

 

Au passage, vous avez également profité pour revoir l’augmentation du cout d’exploitation du réseau. La première délibération, celle présentée au bureau CUS, tablait sur une augmentation de 5 % soit 5 millions en 2011 alors que la dernière version ne table plus que sur 3.5% soit 3.5 Millions. Qu’est-ce qui justifie cette baisse ? Les chiffres présentés aux vice-présidents étaient-ils fantaisistes ?

 

En incluant les hausses prévues au 1er juillet, les tarifs de la CTS auront donc progressé en moyenne de 8.84 % en trois ans.

 

Concrètement, depuis votre accession aux responsabilités, monsieur le président, monsieur le vice-président en charge des transports, le prix du ticket simple aura augmenté de 15,3 % passant de 1,3 à 1,5 euros. Le prix du ticket Aller-retour aura progressé de 16 % (2,5 à 2,9 euros) quant à l’abonnement en tarif plein il aura connu une hausse de 10 % passant de 40 à 44 euros.

 

Cela est à mettre en perspective avec l’inflation qui, entre 2008 et 2010, n’a pourtant été que de 4,44 % (+2,8% en 2008, + 0,1% en 2009, + 1,5% en 2010). Pour 2011, la Commission économique de la Nation table sur une progression de l’inflation de 1,8 % soit donc 6,32 % pour les 4 années pleines. Comment expliquez-vous un tel décalage de 2.52 % ? Comment justifiez-vous que malgré la crise, alors que tout le monde se serrait la ceinture, vous ayez ainsi ponctionné aussi brutalement, aussi injustement, aussi fortement les usagers de la CTS ? D’ailleurs vous tablez sur une augmentation de 2.5 % de l’inflation au premier juillet. Une nouvelle fois je vous pose la question : d’où sort ce chiffre ? A quoi correspond-il ? Avez-vous des informations dont ne dispose pas la très sérieuse Commission économique de la Nation ?

 

Sous votre impulsion, les hausses de tarifs successives sur les titres de transports les plus utilisés et sur les abonnements auront donc été très largement supérieures à l’inflation. Et je ne parle même pas de la suppression de la gratuité pour 35 000 de nos concitoyens que j’avais déjà déplorée l’année dernière bien que le principe de la tarification sociale me semblait constituer une idée intéressante, je n’ai pas peur de le redire.

 

J’étais d’ailleurs prêt à participer à la commission ad hoc que vous aviez annoncée. Elle devait être chargée d’évaluer ce nouveau dispositif et de définir les indicateurs qui devaient permettre de mesurer l’atteinte des objectifs énoncés lors de l’instauration de la réforme de la grille tarifaire. Je vous rappelle que l’évaluation des résultats devait se faire annuellement, et être soumise à notre assemblée. C’est bien ce qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui.

La nouvelle hausse 2011 des tarifs génèrera donc une recette supplémentaire de près d’un million d’euros d’après vos estimations. Vous oubliez toutefois de préciser, dans la notice explicative, qu’au mois de décembre dernier vous aviez revalorisé de 2 points le taux du versement transport acquitté par les entreprises, faisant passer les recettes prévisionnelles de cet impôt, d’après vos prévisions de décembre, à 93,8 M€ au lieu des 80 millions indiqués dans la notice.

 

Cela a pour conséquence, mes chers collègues, de faire diminuer la participation de notre collectivité au financement de la CTS. En effet, cette revalorisation du taux a mécaniquement fait diminuer la participation de la CUS à la contribution d’exploitation de la CTS. Nous sommes passés de 33% en 2010 à 24 % aujourd’hui. C'est-à-dire de 39 millions d’euros à 29.7 millions. Il s’agit en quelque sorte d’un désengagement de la CUS dans le financement de la CTS au profit essentiellement des entreprises mais aussi une nouvelle fois des usagers.

 

Je ne comprends absolument pas cette politique. D’un coté vous procédez à la chasse à la voiture que ce soit à travers les hausses du stationnement payant (A Strasbourg) en voirie comme en ouvrage, ou via votre volonté de passer 70% des voiries strasbourgeoises en zone 30. De l’autre, vous ne cessez de matraquer financièrement les usagers des transports en commun tout en bloquant les nécessaires extensions vers les bassins de vie comme l’Ouest de l’agglomération. Où est la cohérence d’autant que tout cela se produit durant une période économiquement difficile pour tous nos concitoyens? Par honnêteté pour les Strasbourgeois cette revalorisation aurait d’ailleurs dû être annoncée avant le démarrage de la consultation « zone 30 » ce qui aurait pu leur permettre de se prononcer en connaissance de cause.

 

Pour conclure, entre l’absence de données sérieuses aussi bien pour le calcul de l’inflation que pour l’évolution des coûts d’exploitation, l’absence d’un bilan de la CTS à jour, l’absence de réunion de la commission ad-hoc promise l’année dernière ou, le plus grave à mes yeux, le désengagement masqué de la CUS dans le financement de la CTS, cette nouvelle revalorisation des tarifs me semble à nouveau inopportune.

 

Je vous remercie

La manière de faire de la politique doit changer !

 

Alain FONTANEL, adjoint aux finances mais aussi cadre national du Parti Socialiste n’a manifestement pas encore compris que la manière de faire de la politique devait changer.

 

Son tour de passe-passe pour avoir absolument raison ne trompe personne.

 

L’important dans ce dossier des tarifs de la CTS, n’est pas d’avoir un raisonnement politique manichéen mais de se soucier du quotidien de nos concitoyens.

 

Je défends l’idée qu’après la hausse de plus de 11,7 millions d’euros des recettes de la CTS générée par la revalorisation de 2 points du taux du versement transport, l’exécutif municipal et communautaire aurait pu épargner, au moins sur les deux prochaines années, le porte-monnaie de nos concitoyens en ne revalorisant pas les tarifs.

 

Au lieu de cela, Alain FONTANEL a mis l’administration en branle-bas de combat pour avoir absolument le dernier mot. 50 000 photocopies ont même dû être réimprimées dans l’urgence lundi sur ses ordres, parce qu’il avait raconté des histoires à la presse et donc aux Strasbourgeois. La vérité, c’est que jusqu’à mon intervention il n’y a jamais eu d’autres scénarii d’envisagés.

 

Ce n’est pas bien de raconter de telles histoires car la parole du politique doit constituer quelque chose de sérieux.

 

Manifestement, Alain FONTANEL (comme Eric ELKOUBY hier) n’a pas encore compris que depuis une semaine le regard des Français et donc des strasbourgeois avait évolué à l’égard de la parole du politique.

 

Il est temps, qu’ils s’adaptent à cette nécessaire évolution qui demande transparence et sincérité !

 

Il est surtout temps qu’ils consacrent davantage d’énergie et de temps à la défense des Strasbourgeois plutôt qu’à la défense d’intérêts partisans !

La hausse moyenne des tarifs de la CTS entérinée par Roland Ries est bien de 2.8% !

 

Il est parfaitement compréhensible que l’adjoint et vice-président en charge des finances ne comprenne pas comment nous avons pu avoir connaissance de la revalorisation des tarifs de la CTS programmée au 1er juillet.
Pour autant, ce n’est pas une raison pour travestir la vérité.

 

 

La délibération qui sera proposée au conseil de CUS programme bel et bien une augmentation moyenne des tarifs de 2,8 %. Elle est d’ailleurs rédigée comme suit :

 

« Le Conseil

après avis favorable de la commission mixte CUS/CTS

vu l’avis de la commission thématique

sur proposition de la Commission plénière

après en avoir délibéré

arrête

- la revalorisation des tarifs urbains et combinés de la CTS de 2,8 %, à grille tarifaire

inchangée,

- les tarifs urbains et combinés de la CTS, tels qu’ils ressortent de la grille tarifaire ci-jointe,

avec effet au 1er juillet 2011,

charge

le Président ou son représentant de l’exécution de la présente délibération. »

 

 

Peut-être que d’autres scénarii ont été envisagés comme le révèle Alain FONTANEL mais c’est bien celui-ci qui a été retenu par l’exécutif municipal et communautaire. La commission mixte annoncée par Alain FONTANEL est donc pipo. Ses membres n’auront rien à arbitrer puisque la délibération est d’ores et déjà rédigée !

 

A l’heure du débat sur les zones 30, je regrette que Roland RIES et son équipe n’aient pas joué la transparenceen présentant aux Strasbourgeois leur politique détaillée des transports, qui devrait pourtant constituer une alternative crédible à la voiture.

 

Vouloir annoncer cette hausse des tarifs après la clôture de la consultation sur les zones 30 constitue à mes yeux une manipulation des Strasbourgeois qui ne peuvent se prononcer en connaissance de cause.

 

Comme l’indique le projet de délibération, cette hausse génèrera une augmentation des recettes d’un million d’euros faisant passer les recettes commerciales de 36,8 à 37,8 M€.
Cela signifie concrètement qu’il n’y a pas que « les touristes ou quelques passagers occasionnels » qui ont recours aux tickets individuels. En fait, cette mesure concerne plusieurs millions de déplacements.

 

Nous avons bien compris le mécanisme instauré par Roland RIES pour fixer la politique tarifaire. Les années paires on augmente les abonnements et les années impaires, les titres de transport individuels. Cela est d’ailleurs clairement indiqué dans cette délibération.

 

Cette dernière comporte néanmoins une erreur. En effet, lors du vote du budget 2011 en décembre dernier, Roland RIES et Jacques BIGOT ont procédé à une augmentation de 2 points du taux du « versement transport » payé par les entreprises faisant passer les recettes de 82,1 M€ à 93,8 M€ (+11,7 M€ soit +14,2 %).

 

Le versement transport représente depuis, près de 50% des besoins de financement de la CTS.

 

Je note d’ailleurs que la délibération n’indique pas le bon montant de cette recette. A croire que l’exécutif voulait induire les élus en erreur lors du prochain conseil de CUS…

 

Cette forte augmentation du versement transport couvre parfaitement l’augmentation des coûts d’exploitation du réseau estimée à 5 M€ par la CUS ainsi que l’inflation.
Or, malgré cette première hausse qui a touché les entreprises, l’exécutif décide malgré tout de revaloriser les tarifs et ce, de manière encore plus forte que les projections d’inflation pour 2011.

 

Ce nouveau coup de bambou sur les usagers est tout simplement irresponsable.Je ne suis d’ailleurs pas le seul à m’en inquiéter puisque la personne de la majorité qui m’a remis ces informations partage totalement mon diagnostique.

 

Naturellement, cette revalorisation des tarifs ne devait être annoncée qu’après la consultation sur les zones 30 pour ne pas la « perturber », puis être « emballée » dans une autosatisfaction générale sur les conséquences bénéfiques de la réforme tarifaire 2010,  en ne présentant naturellement que les chiffres qui arrangent.

 

Au lieu de mettre systématiquement en cause la sincérité des élus de l’opposition, la municipalité conduite par Roland RIES devrait améliorer considérablement sa transparence dans le processus décisionnel.

 

Qu’ils se le disent ; les méthodes dont ils usent et abusent ne sont pas les nôtres !
Nous n’avançons pas masqués, nous ne manipulons pas à notre convenance les chiffres, nous ne faisons pas débattre des instances (commission mixe, réunion des maires, réunion des présidents, commission thématique, commission plénière, conseils de quartier,…) sur des décisions déjà prises dans le secret des bureaux du 9ème étage de la CUS !

 

Pour me « faire mentir », peut-être que cette revalorisation des tarifs évoluera d’ici le 27 mai ? Ce serait alors une bonne nouvelle pour les usagers de la CTS si Roland RIES et Jacques BIGOT revenaient sur ces hausses inopportunes !

 

 

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

 

 

PS : La délibération est consultatble dans sa totalité ICI

Résolument opposé à une nouvelle hausse des tarifs de la CTS voulue par Roland RIES !

 

Pour le 1er juillet 2011, Roland RIES et Jacques BIGOT prévoient une nouvelle hausse des tarifs de la CTS de 2.8 % en moyenne.

 

En 2008, les tarifs avaient déjà augmenté de 2,95 % et en 2010, malgré la nouvelle méthode de calcul, de 2,99 %. Cela représente une progression moyenne des tarifs de 8,74 % sur un peu plus de 3 ans.
Concrètement, depuis leur accession aux responsabilités, le prix du ticket simple aura augmenté de 15,3 % passant de 1,3 à 1,5 euros. Le prix du ticket Aller-retour aura progressé de 16 % (2,5 à 2,9 euros) quant à l’abonnement il aura connu une hausse de 10 % passant de 40 à 44 euros à plein tarif.

 

Entre 2008 et 2010, l’inflation n’a pourtant été que de 4,4 % (+2,8 en 2008, + 0,1 en 2009, + 1,5 en 2010).
Pour 2011, la Commission économique de la Nation table sur une progression de l’inflation de 1,8 % soit 6,2 % pour les 4 années.

 

Il est inacceptable qu’en temps de crise, au moment où beaucoup de nos concitoyens peinent à boucler leurs fins de mois, l’exécutif municipal et communautaire poursuive sa politique tarifaire dure et surtout plus forte que l’inflation.
Cela est d’autant plus inconcevable qu’elle se fait en totale contradiction avec la politique de « chasse à la bagnole » menée par Roland Ries, symbolisée notamment par la hausse sensible des tarifs du stationnement en surface et des parkings en ouvrage mais aussi par sa volonté de passer Strasbourg en zone 30 pour 70% du territoire.

 

Comment peut-on à la fois pénaliser la voiture et en même temps les transports en commun ? Où est la cohérence ?

Le matraquage opéré par les impôts indirects doit cesser !

 

Cela est d’autant plus vrai que lors du débat 2010 relatif à la nouvelle grille tarifaire, Alain FONTANEL avait expliqué aux élus communautaires que la réforme des tarifs allait générer une baisse des recettes de 500 000 euros alors que dans les faits les recettes ont progressé de 400 000 euros en 2010.

 

Sur les 35 000 de nos concitoyens qui ne bénéficient plus de la gratuité des transports seuls 9 000 auraient pris un abonnement. On va naturellement communiquer à outrance sur une augmentation du nombre d’abonnés alors que celle-ci aura été générée par la suppression de la gratuité notamment pour les anciens combattants ou les handicapés.

 

Ce qui est nécessaire pour déterminer l’état réel des déplacements et du recours aux transports en commun, c’est de connaitre le nombre annuels de passagers et les kilomètres parcourus.

 

J’aurai l’occasion de soulever ces questions lors du prochain conseil de CUS qui devra entériner ces hausses.

 

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

Circulez (lentement) il n’y à rien à voir !

La décision unilatérale et prise en catimini par Roland Ries, de transformer Strasbourg en une gigantesque zone 30, à l’exception de quelques axes, constitue une véritable marque de mépris à l’encontre des conseils de quartier, des forces vives mais aussi des élus du conseil municipal.

Personne n’a été consulté en amont de cette décision, déjà définitive à en croire le tapage médiatique fait autour.

En guise de concertation, on nous promet l’envoi d’un courrier-questionnaire rédigé exclusivement par Roland Ries et ses proches donc en l’absence de tout débat contradictoire, comme cela est de mise dans n’importe quelle démocratie. 

On ne sait pas qui recensera les retours des courriers, les réponses des électeurs et qui finalement annoncera le résultat de ce prétendu "sondage". Enfin si, nous savons, ce sont Roland Ries et ses amis. C’est dire la fiabilité d’une telle usine à gaz dépourvue du moindre contrôle.

La forme est déplorable mais le fond l’est tout autant.

Alors qu’un tel dispositif aurait besoin d’une analyse fine sur l’ensemble du territoire de la ville et de mesures adaptées à chaque situation en concertation avec les habitants et les forces vives de chaque secteur, Roland Ries va  imposer brutalement une zone 30 sur toute la ville et déterminer arbitrairement quels seront les rares axes à demeurer à 50km/h.

OUI, il y a des secteurs résidentiels, des abords d’écoles, des rues fortement piétonnes et cyclistes qui mériteraient de passer en zone 30 et peut-être même en zone 10 mais NON, il ne faut pas appliquer une telle mesure aveuglément sur toute la ville !

Je solliciterai Roland Ries sur cette question lors du prochain conseil municipal.  

Enfin, si Roland Ries ne compte interroger que les 140 000 électeurs et non les 272 000 résidents strasbourgeois, je l’invite alors à faire l’économie de son pseudo sondage en saisissant l’occasion des élections cantonales (qui concernent 6 cantons sur 10 à Strasbourg) pour organiser un large débat sur la question et consulter les électeurs strasbourgeois de manière réellement démocratique, en toute transparence, c'est-à-dire dans les urnes à travers un référendum local, seul dispositif à entrer dans un cadre légal !
De plus, la concomitance d’une telle consultation le jour des élections cantonales permettra de réduire considérablement le coût de ce référendum

Que Roland Ries se le dise, nous ne nous laisserons pas enfermer dans son « circulez (lentement) il n’y à rien à voir ! »

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

Strasbourg : Tram, Cts, une véritable régression des services publics

Une véritable régression des services publics pour les habitants des quartiers de l’Elsau, de la Montagne Verte et de la Gare !

Quelques semaines après avoir à nouveau augmenté le prix du ticket de tram, mais surtout privé de la gratuité des transports en commun 35 000 de nos concitoyens, la municipalité et la CTS viennent d’instaurer un nouveau réseau de tramway particulièrement injuste et inéquitable.

Cette réorganisation à double vitesse va essentiellement se faire au détriment des habitants des quartiers de l’Elsau, de l’entrée de la Montagne Verte, de la Porte de Schirmeck, ainsi que des secteurs de la rue de Molsheim et du Faubourg National, avec une desserte en baisse de l’ordre de 25%.

Si la ligne B demeure, la ligne C qui les desservait jusqu’à présent au rythme d’un tram toutes les 6 minutes aux heures de pointe disparaît au profit d’une ligne F au rabais, avec seulement un tram en moyenne toutes les 10 minutes.  La situation sera encore plus tendue en dehors des heures de pointe et le week-end avec un cadencement qui passe de 12 à 20 minutes.

 C’est une véritable régression des services publics pour ces habitants, ni concertés, ni consultés et qui vont perdre au passage en qualité de desserte, puisqu’il ne pourront plus rejoindre sans correspondance de nombreux équipements, tels la Bibliothèque André Malraux, le conservatoire, mais aussi le centre administratif ou l’hôtel de Police…

 Comment ne pas y voir une incohérence manifeste de l'exécutif municipal, puisque certains des habitants concernés viennent à peine d’être touchés par le stationnement payant et donc encouragés à délaisser leur voiture? Où est la logique de développement durable tant vantée par la municipalité dans tout cela ?

L'équité urbaine exige que la politique des transports pratiquée en Ville soit même pour tous: ce n'est plus le cas aujourd'hui à Strasbourg.

Tout aussi inquiétant, en réduisant de manière importante le cadencement, la municipalité fragilise l’attractivité du parking P+R de l’Elsau.

On en arrive presque à croire qu’à l’instar de celui de la rue Aristide Briand, elle a des projets en tête – peut-être immobiliers ? – pour le remplacer et qu’il lui faut donc faire baisser sa fréquentation pour mieux le faire disparaitre ensuite.

 

 

Jean-Emmanuel ROBERT

Conseiller Municipal et Communautaire de Strasbourg

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