Fiscalité

Prestation régie et logistique pour les « rencontre du Maire » pour un montant de 85 000 euros.

 

Intervention

lors du Conseil Municipal du 24 septembre 2012

 

Point 4 : communication concernant la conclusion de marchés de travaux, fournitures et services

 

A voir en vidéo en cliquant ICI

 

 

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

 

Je souhaiterais avoir quelques précisions concernant 2 marchés.

 

Le premier concerne la mission de programmation pour la construction du lieu d’Europe pour 26 690 euros ? Pouvez-vous nous indiquer ce qu’est cette programmation ? En quoi consiste-t-elle ?

 

Le second concerne le marché à bons de commande intitulé « Prestation régie et logistique pour les « rencontre du Maire » pour un montant de 85 000 euros. Là encore, pouvez-vous nous précisez de quoi il en retourne ?

 

J’espère que ce marché ne concerne pas votre tournée des quartiers qui fait suite à votre tournée de mi-mandat, car 85 000 euros pour de la com’ politique, ce serait juste indécent en cette période de crise sans parler du coût à rajouter des supports de communication et de leur distribution.

 

Je vous remercie.

Dépenses publiques : nous devons faire preuve de mesure

 

 

 

Intervention lors du Conseil Municipal du 24 septembre 2012

 

Point 47. Interpellation de Mme Fabienne KELLER relative aux Bains municipaux et Palais des Fêtes : un patrimoine abandonné par la municipalité ? La vente d’ENEREST pourrait être la solution.

 

 

Monsieur le Maire,

 

Je pense qu’en matière de dépenses publiques nous devons faire preuve de mesure. Le contexte économique fait qu’aujourd’hui nos finances sont exsangues. Cette situation va perdurer et le prochain budget le relèvera à nouveau puisque les dotations de l’Etat seront au minimum gelées comme je le rappelais précédemment.

 

Je suis donc dubitatif quant à l’éventualité de dépenser sur un coup de tête les bénéfices retirés de la vente de d'Enerest à Electricité de Strasbourg.

Nous devons avoir une gestion responsable des deniers publics, anticiper l’avenir tout en nous préservant des marges de manœuvres.

 

Cela passe par la maitrise des dépenses de fonctionnement comme je le rappelle régulièrement mais aussi par un ciblage précis de nos investissements. Je préfère que nous identifiions clairement les secteurs vers lesquels nous voulons mettre le paquet plutôt que de saupoudrer les dépenses.

 

S’agissant des bains municipaux, j’avais exprimé mes fortes réserves quant au recours à un PPP qui aurait eu un impact lourd sur les dépenses de fonctionnement de la Ville ce qui est hélas le gros défaut des PPP.

Leur réfection, dont on parle depuis un moment déjà, a fait l’objet, comme les antennes relais d’ailleurs, d’une guéguerre au sein de votre majorité avec les mêmes protagonistes si ma mémoire est bonne.

 

Là encore les postures ne sont pas bonnes conseillères. Nous devons d’abord savoir ce que nous volons faire des bains municipaux, déterminer le coût d’une telle orientation en investissement (Robert Herrmann évoquait 30 millions sans préciser le projet) comme en fonctionnement (le déficit en 2011 était de 1,8 millions d’euros) et seulement ensuite trancher sur la méthode à emprunter à savoir le maintien dans le domaine municipal ou le recours au privé sous forme de DSP par exemple voire carrément la cession intégrale ou par bail emphytéotique de ce patrimoine municipal. Cette dernière option ne constitue pas ma préférence, je vous l’avoue.

Règlement budgétaire et financier de la ville de Strasbourg

 

 

Intervention Conseil Municipal du 24 septembre 2012

Point 1 : Règlement budgétaire et financier

A voir en vidéo en cliquant ICI

 

Monsieur le Maire, Chers collègues,

 

Vous nous présentez aujourd’hui le règlement budgétaire et financier prenant en considération les récentes recommandations formulées par la chambre régionale des comptes sur le fonctionnement de la CUS et celles qui devraient nous parvenir lorsque le rapport en cours d’élaboration pour la ville sera finalisé.

 

Quelques remarques quant à son contenu :

 

D’abord au sujet des orientations budgétaires. Chaque année lors de ce débat et ensuite lors du débat budgétaire, nous sommes intervenus pour vous demander que les scénarii présentés à notre assemblée correspondent bien à l’une des options que vous retenez pour l’élaboration du budget. Hélas, pour les budgets 2012, 2011, 2010 et 2009 ils étaient bien éloignés des scénarii présentés lors du débat d’orientations. Je trouve cela regrettable d’autant qu’en novembre, vous connaissez déjà les grandes lignes du futur budget. En gros, il s’agit de ménager le suspense. Du coup, le manque de sincérité des hypothèses communiquées rend ce débat d’orientation inutile. Aussi, pour permettre à nos débats de gagner en qualité, pour permettre aux élus de notre assemblée de travailler avec les éléments permettant d’avoir la vision la plus juste des perspectives possibles, je vous propose d’intégrer à ce règlement un dispositif que viserait à inciter l’exécutif à retenir l’un des scénarii présentés à notre assemblée lors du DOB.

 

S’agissant des décisions modificatives, chaque année nous intervenons sur des crédits concernant par exemple le marché de Noël, des subventions, des animations qui sont pourtant reconduits d’une année à l’autre. Il aurait peut-être été souhaitable que ce document incite l’exécutif à inscrire ces dépenses dès le vote du budget et à ne réserver les décisions modificatives que pour des dépenses imprévues ou pour tenir compte de l’évolution des réalisations pour les investissements.

 

Enfin, et c’est le point qui m’a le plus interpellé, la question de l’endettement. Votre règlement prévoit que la capacité de désendettement doit être inférieure ou égale à 8 ans. Comment êtes vous arrivés à ce chiffre ? Sur quelles bases ? Comme le rappellent nos documents budgétaires, « ce ratio vise à déterminer le nombre d'années nécessaires au remboursement total de l'encours de la dette au moyen du seul autofinancement ». La capacité de désendettement est donc tributaire de l’encours de la dette mais aussi de l’autofinancement qui lui dépend des recettes et des dépenses de fonctionnement. A titre d’exemple, il était de 3,20 ans en 2011, 4,46 ans en 2010, 3,08 ans en 2009 et 2,36 ans en 2008. Pendant ce temps l’encours de la dette était de 136 M€ en 2011, 150M€ à en 2010, 121 M€ pour 2009 et 112 M€ en 2008. Durant cette période, la capacité de désendettement reflétait donc l’évolution de l’encours de la dette. En revanche, en 2003, la capacité de désendettement était de 8,37 ans alors que l’encours de la dette était de 117M€. En 2004 elle était de 5,63 ans alors que l’encours était encore plus important à 142M€. Cette différence s’expliquait par une nette amélioration de l’autofinancement.

 

Au regard de la conjoncture actuelle, je ne comprends pas pourquoi vous avancez ce chiffre de 8 années. Il suffit que l’Etat décide de réduire les dotations aux collectivités, comme certains le suggèrent, et notre capacité de désendettement pourra s’allonger fortement dans le temps sans que l’encours de la dette ne progresse. A l’inverse l’encours de la dette peut fortement augmenter sans que ce ratio ne se dégrade grâce à une nette amélioration de l’autofinancement qui pourrait par exemple être le fruit d’une augmentation des taux d’imposition. Par conséquent, je trouve inutile cette mention de 8 ans.

 

Pour conclure, le long passage sur la transparence financière des banques me semble bien utopique. En matière d’emprunt, vous l’avez fait remarquer vous-même lors du vote du budget 2012, comme Jacques Bigot pour la CUS, je vous cite «il est actuellement de plus en plus difficile et Alain Fontanel pourra le confirmer, de trouver des prêts, les banques refusant purement et simplement de délivrer des crédits ou voulant les faire payer le prix fort ». En résumé, les collectivités sont donc bien heureuses de trouver en cette période une banque qui les finance. Je ne suis donc pas persuadé que dans ce contexte difficile, les banques se plient facilement à vos exigences en matière de transparence, de procédures ou d’obligation. Je ne suis pas davantage persuadé que de votre coté vous refusiez un emprunt si elles ne fournissent pas à notre collectivité tous les documents demandés.

 

Voilà pourquoi l’intégration de ces paragraphes me semble bien utopique même si elle part d’une bonne volonté. Je pense que vous n’avez pas voulu décevoir nos collègues verts qui demandent depuis quelques temps l’intégration de ces exigences mais que dans la pratique vous n’en tenez guère compte. On le verra bien en décembre prochain lorsqu’on prendra connaissance des souscriptions d’emprunts pour 2012, s’il y en a eu, en pointant les banques émettrices.

 

Voilà les quelques remarques que m’inspire ce règlement budgétaire et financier.

Sous la houlette de Jacques Bigot, la dette de la CUS flambe

 

 

 

Conseil de communauté du 29 Juin 2012

 

Point N°3 : Compte administratif

 

 

Monsieur le Président, Mes chers collègues,

 

En préparant mon intervention portant sur ce 4ème compte administratif de votre mandat, je relisais mes propos tenus ici-même en décembre 2010 à l’occasion du vote du budget 2011. Rétrospectivement c’est toujours intéressant. J’évoquais alors notamment la question de la captation et de la diffusion de nos conseils. Vous alliez nous disiez-vous y réfléchir. 17 mois après, la réflexion semble encore perdurer même si celle-ci de toute évidence s’apparente désormais à une submersion du projet…

 

Avant d’en arriver aux chiffres, j’évoquais également votre style de gouvernance. Certes et c’est à mettre à votre actif, les micros ne sont plus coupés, mais l’esquive elle est toujours de mise lorsqu’il il vous arrive de refuser un certain nombre de débats. Vos réponses, lorsque nos questions dérangent, sont presque toujours inexistantes. J’en veux pour preuve votre silence assourdissant lors de la dernière réunion de notre assemblée sur le dérapage, un de plus, de l’un de nos collègues de la majorité sur Twitter. Vous devriez pourtant faire preuve de vigilance avec votre Premier Vice Président, Roland Ries, car lorsque les bornes sont franchies, il n'y a plus de limites…

 

Mais venons-en donc à ce fameux compte administratif qui traduit l’exécution de votre budget 2011. Lors de ce débat, au regard des chiffres que vous nous aviez communiqués, j’étais convaincu que la dette de notre communauté Urbaine allait une nouvelle fois fortement progresser. Les faits sont encore plus sombres que mes prévisions. Pour mémoire, lors de votre accession aux responsabilités, l’encours de la dette de la communauté urbaine était de 148 M€ soit 324 € par habitant. Après 4 années de gestion, sous votre impulsion et sous la houlette de votre vice-président aux finances, l’encours est passé à 266 M€ soit 560 € par habitant. En 4 ans, vous avez réussi l’exploit de faire progresser de 79 % la dette propre de notre collectivité. Monsieur le Président, nous sommes bien loin d’une gestion en bon père de famille ! Et à cela, nous devons encore rajouter l’encours de la dette de la CTS, les garanties que nous exerçons pour des SEM sans parler du fond de roulement évoqué par la chambre régionale des comptes de 46.32M€.

 

Cette situation est pour moi inexplicable et inacceptable au regard des recettes de notre collectivités. Vous aviez à l’époque largement communiqué sur le désengagement de l’Etat et des autres collectivités, sur les conséquences de la suppression de la taxe professionnelle. Vous versiez collectivement des larmes de crocodile vous les bons et les gentils gestionnaires, contre tous ces méchants de l’Ump. Là encore, la vérité des chiffres est cruelle. Entre 2010 et 2011, les recettes de fonctionnement de notre collectivité ont augmenté de 9.3M€. La DGF versée par l’Etat a progressé de 4,3M€. Les participations de la Région et du Département ont elles aussi progressé. Les recettes du versement transport pour lequel vous aviez revalorisé le taux, ont-elles aussi augmenté de 10M€. Et du coup, sous l’impulsion de toutes ces hausses et vous le rappelez d’ailleurs vous-même dans la notice de présentation, l’autofinancement de la CUS progresse à 121.1M€. Normalement, avec un tel autofinancement, vous ne devriez pas être obligés d’emprunter autant à moins de réaliser des investissements opérationnels exceptionnels. Mais là aussi, c’est la douche froide. Avec 162.6M€, pour un taux de réalisation de seulement 71.43% (le plus faible avec 2010, de ces 10 dernières années), nous sommes bien loin d’une véritable dynamique d’investissements. Le recours aussi massif à l’emprunt est d’autant plus surprenant que les subventions versées par l’Etat, la Région ou le département, sont en forte hausse respectivement de 24.8M€ +325%, de 3.7M€ +220% et de 16M€ +269% pour le département. Nous avons connu pire comme désengagement. D’ailleurs, au regard des informations qui circulent sous le boisseau ces dernières heures, tout laisse à penser qu’en matière de désengagement effectif de l’Etat, pour le coup le changement c’est bien maintenant ! J’ai aussi constaté et nos concitoyens hélas en font l’amer constat jour après jour, que les recettes liées aux amendes de police ont également bien progressé. +870 000 euros !

 

Bref, je ne comprends pas cette explosion de l’encours de la dette au regard de l’augmentation des recettes d’investissements, de la progression de l’autofinancement induit lui aussi par la forte hausse des recettes mais de fonctionnement et ce, d’autant que vous n’avez pas rétabli les abattements sur la taxe d’habitation comme nous vous l’avions demandé en décembre 2010.

Tout cela est flou, monsieur le président. Et du coup on se demande où est le loup ? J’ai bien regardé du coté des dépenses de fonctionnement. Certes elles augmentent toujours +4.48M€ dont 3.7 pour les dépenses de personnel. J’en veux pour preuve les rémunérations de votre cabinet qui ont progressé de 72 000 euros (345 290€ en 2010 – 417 319€) soit + 21 % en une année.

 

Ceci dit, ces dépensent évoluent moins vite que les recettes.

 

Les ratios nous en disent un peu plus. La charge totale de fonctionnement par habitant est de 1347 € pour la CUS contre 777 en moyenne nationale. La part des dépenses de fonctionnement affectées aux frais de personnel est de 45,49 % contre une moyenne nationale de 25,30 %.

 

Voilà où est le cœur du problème de notre communauté urbaine. Année, après année, monsieur le président nous nous répétons. Il est nécessaire de maitriser sérieusement les dépenses de fonctionnement que ce soit les dépenses de gestion générale, de personnel et les autres.

 

Nous pensons aussi qu’il est important de maintenir un bon niveau d’investissements opérationnels tout en définissant clairement vos priorités qui doivent naturellement aller dans le sens de l’intérêt général. Nous ne vous demandons pas d’atteindre les niveaux des années 2006 à 2008 et même 2009. Ce serait tout bonnement irresponsable et démagogique de notre part au regard de la conjoncture actuelle. Nous ne sortirons pas davantage que vous de notre chapeau des recettes miracles pour les financer, les recettes miracles n’existant pas.

 

Afin de préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens, nous pensons également qu’il est important d’opter pour une stabilité fiscale sur laquelle vous êtes revenus lors du vote du budget, en décembre dernier en augmentant le taux de prélèvement de la taxe d’habitation. Dans le même esprit, nous pensons qu’il faut aussi veiller à la stabilité des tarifs qui constituent une sorte d’impositions indirecte. Nous pensons naturellement à ceux de la CTS qui ont littéralement flambé depuis 2008, au stationnement payant ainsi qu’à tous les autres. En résumé, monsieur le président, nous défendons la rigueur dans le fonctionnement et le dynamisme dans l’investissement opérationnel, le tout à travers une maitrise de la dette. Malheureusement, comme je l’ai démontré, ce compte administratif montre bien que le compte n’y est pas, notamment à travers l’envolée de l’endettement de la CUS !

 

Je vous remercie.

Avec Roland Ries et le PS, c’est « faites ce qu’on dit et pas ce qu’on fait » !

 

Roland Ries, Maire de Strasbourg et responsable du pôle transports dans l'équipe du candidat PS François Hollande, vient de se fendre d’un communiqué dans lequel il dénonce la prochaine hausse des tarifs de la SNCF. Il estime que « Cette annonce est un nouveau coup dur porté au pouvoir d’achat des Français ».

 

Cette sortie médiatique et très politicienne est plutôt malvenue de la part du Maire de Strasbourg puisqu’il vient de faire adopter, il y a quelques jours, une nouvelle hausse des tarifs de la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS), la quatrième depuis 2008, qui entrera en vigueur le 1er février prochain.

 

Depuis son accession aux responsabilités, le prix d’un ticket Tram à Strasbourg aura augmenté de plus de 23% (1€30 à 1€60), le prix de l’aller-retour de 20% (2€50 à 3€) et le prix de l’abonnement mensuel de plus de 14% (40€ à 45€60) sans compter la suppression de la gratuité pour plus de 35 000 usagers (handicapés, anciens combattant, demandeurs d’emploi…).

 

Roland Ries est par conséquent fort mal placé pour faire la leçon en la matière à qui que ce soit. Le PS, l’est tout autant puisque les différentes collectivités qu’il gère en ont fait de même ces dernières années avec les transports en commun locaux ou régionaux.

 

Cette nouvelle hausse des tarifs de la SNCF est pourtant inopportune pour les usagers qui payent déjà chèrement leurs déplacements en TGV. Elle l’est encore davantage pour les Alsaciens qui ont contribué fortement, via leurs impôts, à financer la réalisation des lignes Est et Rhin-Rhône (CF mon communiqué du 10 décembre dernier).

 

Ce n’est pas parce que nous sommes en précampagne présidentielle que le Parti Socialiste et ses élus doivent raconter n’importe quoi.

C’est prendre les Français pour des imbéciles que de tenir un discours au plan national diamétralement opposé à leurs actes concrets à l’échelon local.

La campagne de communication de la mi-mandat de Roland Ries aurait du être financée par les formations politiques composant la majorité municipale!

 

Suite à l'article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace ce matin, vous trouverez ci-dessous les éléments apportés par Roland Ries à   mon courrier du 14 avril dernier   ainsi que ma réponse en date du 17 Mai

 

Strasbourg, le 17 Mai 2011

 

Monsieur le Maire,

 

Votre courrier en date du 10 mai et répondant à mon interpellation relative au coût de votre opération de communication autour de votre bilan à la mi-mandat m’est bien parvenu.

 

Ne pratiquant pas le cumul des mandats et me consacrant exclusivement à mon mandat de conseiller municipal et communautaire, je consacre la totalité de mon temps et de mon énergie à Strasbourg et sa Communauté Urbaine.

Il m’est donc difficile de suivre avec la même minutie les dépenses de l’Etat ou des autres collectivités mais je ne doute pas un instant que nos collègues, appartenant à votre majorité et siégeant à la Région ou au Département, s’acquittent avec efficacité de cette nécessaire tâche de contrôle.

S’agissant de l’Etat, votre mandat de sénateur vous permet d’avoir accès à toutes les données nécessaires de la comptabilité publique et d’exercer ainsi le contrôle qui incombe aux parlementaires de notre République. Je ne doute pas un instant de votre implication énergique en la matière.

 

Je vous remercie de m’avoir communiqué les coûts générés par votre opération « Bilan » qui s’élèvent donc, d’après les chiffres que vous avez bien voulu me communiquer, à 73.212, 50 €.

Néanmoins, vous ne m’avez pas communiqué le coût de la brochure spécialement éditée pour cette occasion, la confondant avec le numéro de Strasbourg Magazine.

 

Aussi, je me permets de vous joindre une photographie de la couverture du numéro d’avril de Strasbourg Magazine ainsi qu’un cliché de la couverture de la fameuse brochure que j’évoque.

Les contenus se rapprochent fortement mais la brochure ne comporte ni pub, ni annonces culturelles ou sur la vie des quartiers et encore moins les tribunes des groupes politiques. Elle est exclusivement consacrée à votre bilan et s’apparente davantage à un document électoral et politique.

Le mélange de Strasbourg Magazine et de cette brochure pourrait d’ailleurs laisser à penser que vous considérez le journal municipal comme un outil militant ce que, bien évidemment, je n’ose croire.

Aussi, je vous serai donc extrêmement reconnaissant de bien vouloir me communiquer le coût généré par cette impression « spéciale ». Il en va de même pour celui suscité par la réalisation du film que vous avez oublié de mentionner dans votre réponse.

 

Comme vous, je regrette de n’avoir pas pu participer aux cinq réunions publiques que vous avez organisées. Pour des raisons professionnelles, je n’ai malheureusement pu en suivre que deux, celle de Hautepierre et celle de la Montagne Verte organisée le jeudi Saint. J’y ai néanmoins constaté qu’elles s’apparentaient davantage à des réunions électorales, proches dans leur forme et leur contenu des réunions organisées durant une campagne municipale.

Cela ne fait que me renforcer dans ma profonde conviction qu’elles auraient dû être financées non pas par la collectivité mais par les partis politiques qui composent votre majorité.

 

Par ailleurs, puisque vous avez jugé bon dans votre réponse de faire une fois de plus appel au passé, permettez-moi de vous préciser que l’exécutif municipal précédant n’avait pas organisé au frais du contribuable une vaste campagne de com’ autour de son bilan à mi-mandat.
 

Je trouve d’ailleurs intellectuellement déplacé de votre part de faire référence aux dépenses de communication de l’année 2004.

Comme vous ne pouvez pas l’ignorer, cette année avait été marquée par l’inauguration du jardin des deux rives, dont vous aviez largement contribué à la création avec Catherine Trautmann, mais surtout par la tenue du Landesgartenschau co-organisé avec nos voisins allemands du 23 avril au 10 octobre 2004.

Connaissant votre attachement à la défense de l’entente franco-allemande, aujourd’hui symbolisée par l’Eurodistrict, je ne doute pas un instant que vous n’ayez pas soutenu de toutes vos forces les dépenses supplémentaires suscitées par cette organisation emprunte d’une forte charge symbolique.

 

Enfin, vous comparez les dépenses de communication validées par le compte administratif de 2004 à celles prévues au budget prévisionnel de 2011. Comme vous le savez, le premier concerne les dépenses réelles et le second représente une prévision qui peut être corrigée  à travers une décision modificative ou le budget supplémentaire. Je note d’ailleurs que le chiffre que vous avancez pour 2011 (1.625.000 €) ne correspond pas à celui voté en décembre dernier qui était de 1 264 799 confirmé lors du vote de la DM1 le mois denier. Cela signifie-t-il que nous aurons bientôt une nouvelle délibération modificative à entériner proposant une forte augmentation des crédits de communication comme cela se produit chaque année depuis votre accession aux responsabilités ?

Si cela se confirme, il me parait difficile en décembre de mettre en avant des économies de communication pour les augmenter par la suite. Il y aurait en l’espèce un vrai problème de sincérité du budget.

J’attends donc avec impatience la présentation en juin prochain des comptes administratifs qui nous permettront de connaitre le montant exact des dépenses de communication 2010 et juin 2012 pour celles de 2011.

 

Pour conclure, et puisque vous soulignez mon habituelle vigilance et ma constante bonne foi, j’ai procédé à un recensement des dépenses de communication validées dans les comptes administratifs depuis 2004, votre année référence. Voici ci-dessous un tableau récapitulatif qui démontre que depuis votre accession aux responsabilités, les dépenses de communication n’ont cessé de progresser, malgré des déclarations d’intention lors du vote du budget primitif, mais peut-être que le compte administratif 2010 infléchira cette tendance.

 

 

Année

Vote au budget primitif

Dépenses réelles au Compte Administratif

Variation des dépenses réelles par rapport à n-1

2009

 

1 282 240,00

1 864 584,54

+3.42%

2008

1 282 240,00

1 802 772,82

 

+4.74%

2007

 

1 282 240,00

1 721 144,13

+17,6%

2006

 

1 463 183,89

 

-20%

2005

 

1 533 400,00

1 831 502,72

-350 %

2004

8 861 290,00

6 423 385,81

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’attente de votre réponse complémentaire sur le coût de votre opération bilan, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes respectueuses salutations.

 

Jean-Emmanuel ROBERT

 

Ci dessous, la réponse de Roland Ries (Cliquez pour agrandir l'image)

 

Mon programme

A télécharger en cliquant ici 

Combattre le chômage et la précarité

Vous êtes de plus en plus nombreux à connaître des périodes de chômage, au cours desquelles il n’est pas évident d’envisager l’avenir sereinement. Cette situation touche de plus en plus de personnes dans nos quartiers où, depuis 2 ans, le chômage a fortement progressé, tout comme le nombre de bénéficiaires du RSA que gère le Conseil général.

Le « mieux vivre ensemble » promis lors des municipales de 2008 n’est pas du tout au rendez-vous et les Maisons de l’emploi qui devaient ouvrir dans nos quartiers n’ont jamais vu le jour. Il est encore temps de les créer !

Certains commerces ferment sans être remplacés et là encore, la Municipalité ne fait rien.

Autre décision regrettable : la fiscalité municipale et de la CUS sur les entreprises a augmenté de 12 millions d’euros (versement transport), ce qui ne les incitera pas à ,embaucher dans un contexte économique incertain.

Soutenir fortement les commerces de proximité, ,en adaptant les aides du Conseil général.

  Mieux informer les demandeurs d’emploi sur les possibilités offertes par le statut d’auto-entrepreneur, sur les démarches ,pour ouvrir ou reprendre un commerce (forum de l’emploi).

  Aménager une pépinière d’entreprises dans le secteur pour créer des emplois.

Favoriser le tutorat pour les jeunes de nos quartiers en les rapprochant des entreprises.

  Développer les métiers d’aide à la personne, notamment auprès des personnes âgées.

Elu au Conseil général, j’entreprendrai des démarches en ce sens auprès de l’Agence de développement économique du Bas-Rhin (Adira). 

Je m’engage à ne voter aucune hausse des impôts locaux

Alors que nous sommes en crise économique, avec des fins de mois difficiles, il n’est plus possible d’avoir chaque année des impôts locaux de plus en plus lourds à payer.

Vous attendez de vos élus qu’ils fassent les bons choix et soient raisonnables dans les décisions qu’ils prennent et les dépenses qu’ils engagent.

Elu au Conseil général, je m’engage à ne voter aucun budget qui inclurait une hausse de la fiscalité.

Chaque fois que la municipalité a touché au pouvoir d’achat de nos concitoyens, je m’y suis opposé en votant contre, qu’il s’agisse des hausses des tarifs de la CTS, du stationnement payant, de la plus-value fiscale liée au non rétablissement des abattements supprimés par le Conseil général. Je regrette la forte hausse des loyers chez CUS-HABITAT (+8% d’ici 2014) qui pèse sur les plus modestes d’entre nous.

J’ai la conviction qu’on ne peut pas indéfiniment continuer, année après année, dans le dans le «toujours plus d’impôts».

Pour un Conseil uni d’Alsace

Faire « la chasse au gaspi », innover et faire des économies doit être notre objectif pour les années à venir. Gérer dans la modération.

C’est la raison pour laquelle je m’engage résolument pour la création d’une collectivité unique (regroupement des Conseils généraux du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Région).

A la clef, une fiscalité plus juste et plus stable, moins d’élus, moins de dépenses de fonctionnement, des agents plus efficaces et mieux formés, mais surtout, une collectivité alsacienne mieux identifiée. A l’occasion du référendum programmé à l’automne où vous pourrez vous exprimer, résolument je voterai « oui ».

Certaines collectivités locales ont pris la fâcheuse habitude de recourir systématiquement à la feuille d’impôt pour équilibrer les budgets. Parfois pour des dépenses d’investissement qui sont nécessaires (écoles, gymnases, collèges, entretien des routes, maison d’accueil pour nos aînés…) mais souvent aussi pour des dépenses de fonctionnement inutiles. Le changement très coûteux de la charte graphique de la Ville de Strasbourg et de la CUS (logo, papier à en-tête, carte de visite des élus…) en est un exemple parmi d’autres.

Il est temps que l’on apprenne à dépenser différemment et que notre Alsace redevienne audacieuse !  

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