Racing : Une commission qui nous laisse sur notre faim !

 

Plusieurs personnes m'ont interrogé pour savoir comment s'était passée la rencontre avec les dirigeants du Racing.
En résumé, les conditions d’organisation de cette réunion étaient exécrables et en plus nous étions limités en temps à savoir une heure. Difficile en une heure d’évoquer un sujet qui passionne la ville depuis 30 ans et qui engage la collectivité pour les prochaines années…

 

J’avais préparé une intervention avec des questions dont vous trouverez ci-dessous les grandes lignes même si je n’ai pas pu poser intégralement toutes mes questions.
 

Pour couronner le tout, les réponses apportées n’étaient pas forcément claires, l’adjoint Serge Oehler (il présidait la commission en l’absence de Roland Ries qui avait certainement plus important à faire….) coupait la parole, s’agitait lorsque les questions n’allaient pas dans sa direction ou pouvaient embarrasser le fonctionnement de l’association. Il s’en est aussi pris aux médias à plusieurs reprises, accusés de travestir la vérité et de lancer des rumeurs…
 

Bref, nous restons clairement sur notre faim et pour le coup, je commence à devenir sérieusement pessimiste pour l’avenir du club tant je sens une fracture importante au sein même de la gouvernance.

 
 

Voici ce que j’avais préparé.

 

« En liminaire, je tenais à rappeler que depuis 2008, je suis intervenu régulièrement pour évoquer la situation du club, pour évoquer l’organisation de l’euro 2016 ou au sujet de la construction d’un nouveau stade.

Pour le club, je m’en tiens depuis le début à une seule et unique ligne directrice à savoir : faire en sorte que ce club puisse enfin pouvoir se développer sur des bases saines.

J’avais d’ailleurs mis en avant ce principe qui me semble essentiel  lors du conseil municipal du 27 juin 2011 lorsque j’avais à l’époque plaidé pour le dépôt de bilan. Pour mémoire, voilà ce que je développais à ce sujet «Une telle solution permettrait de repartir sur des bases saines, de mettre en place un actionnariat clair, de vider les placards du club des fantômes si encombrants, de clarifier définitivement les relations avec l’association support qui n’ont pas toujours été simples depuis 30 ans et surtout de consacrer pleinement l’argent injecté à l’avenir ».

Aujourd’hui, ma position reste naturellement la même.

J’étais encore  intervenu en février dernier, à travers une interpellation, pour poser un certain nombre de questions relatives aux finances et à la situation juridique du Club mais aussi pour évoquer le devenir de la marque. A ce sujet, ma position était très claire, à mon sens elle doit être détenue par la SASP ou l’association, la SASP me semblant la plus légitime.

J’avais également proposé l’organisation d’une telle rencontre entre les élus de la Ville et de la CUS et les dirigeants du club et les personnes amenés à y jouer un rôle important.

Je tiens donc à remercier Patrick Spielmann et Frédéric Sitterle de leur présence bien que je regrette les conditions d’organisation de cette rencontre.

Je m’en excuse auprès de nos hôtes qui n’en sont pas responsables mais je tiens vraiment à regretter que ce moment se fasse dans le cadre de la commission sport et culture qui ne s’est plus réunie depuis des mois, juste avant la commission plénière ce qui va nous limiter notre échange dans la durée (une heure) et surtout en l’absence des élus CUS.

Je tiens aussi à regretter l’absence d’Henri Ancel qui joue pourtant un rôle important depuis 2 ans dans les coulisses du club et qui, si j’ai bien lu la presse serait amené à prendre la présidence de l’association.

 

Vous le savez encore mieux que moi, la ville de Strasbourg et la CUS consacrent des efforts financiers importants pour le club depuis plusieurs années et plus particulièrement pour cette saison, efforts financiers complétés par des aides matériels et logistiques très importantes. Bien que je m’oppose depuis longtemps à l’ingérence (directe ou indirecte, par personnes interposées) des politiques dans la vie des clubs, il me semble pourtant normal que les élus puissent avoir un droit de regard sur le fonctionnement d’un club en période trouble et surtout lorsque son aide financière se trouve être très conséquente.

Je suis donc heureux de pouvoir enfin poser des questions concrètes et techniques aux responsables du Racing qui pourront enfin nous apporter directement leur éclairage.

 

La première est très simple. Quelle est la situation économique et juridique du club au moment où nous parlons ?

Plus précisément, je souhaite savoir quel est le budget réel. En début de saison on parlait de 4.4 Millions. Nous sommes ensuite passés à  2.634 millions. Quel est le bon chiffre et surtout comment se composent les dépenses. Je souhaite concrètement savoir ce que représente la part des salaires des joueurs, la part des salaires des administratifs mais aussi connaitre le cout du centre de formation et des autres postes de dépenses car il m’est impossible de comprendre qu’un club évoluant en CFA 2 ait un budget plus élevé qu’un club comme l’US Quevilly qui vient pourtant d’éliminer l’OM en coupe de France ?

A 4.4 Millions, le club aurait eu un budget qui se serait avéré être le second du national où évolue Colmar avec 1.8M€…

 

2ème question.

Comment est composée l’association ? Qui en est membre ? Comment et quelles sont les prérogatives de ces membres. Est-il vrai qu’on y retrouve d’anciens responsables du club qui ont pourtant contribué à l’agitation que nous connaissons depuis 30 ans ?

J’ai lu dans la presse qu’on évoquait aussi un retour de Leonard Specht ancien président du club. Qu’en est-il ?

Je tiens à préciser que contrairement à la communication en vigueur depuis de nombreux mois, je n’ai jamais fait partie de ces gens qui accablent Jaffar Hilali lui faisant reposer exclusivement la faillite du club sur ses seules épaules, bien que ce monsieur ne soit pas pour autant exempt de tout reproche. Si aujourd’hui le club est en CFA 2 et que les collectivités doivent financer sa survie, c’est parce qu’il y a eu une accumulation de mauvaises gestions depuis des années. Contrairement à ce que déclare régulièrement monsieur Ancel, dont une nouvelle fois je regrette l’absence, ce n’est pas par le seul Hilali que le cataclysme est arrivé mais bien par une œuvre collective d’incompétences, de mauvaises gestions et de décisions.

 

3ème question.

Des membres de l’association sont-ils rémunérés ? Indemnisés ? Certains ont-ils des notes de frais et si oui, quel est le volume global de ces dépenses dans le budget du club ?

 

4ème question

J’ai appris la démission du trésorier de l’association. Pouvez-vous nous dire quelles en ont été les raisons ?

 

5ème question

Monsieur Sitterle a évoqué à plusieurs reprises dans les médias des mauvaises habitudes dans les dépenses du club. Quelles sont-elles ? Je note qu’avant lui, monsieur Hilali avait évoqué ce sujet mais il était inaudible bien qu’il est injecté 7M d’euros dans le club. D’autres personnes évoquent aussi ces habitudes comme Philippe Chauveau dont j’ai lu une interview très intéressante sur Racing Stub. Il parle notamment de dépenses anormales, de rémunérations inutiles, de prestataires onéreux.

Où est la vérité ? Soucieux de la bonne gestion des deniers publics,  il me semble indispensable que le budget du club soit maitrisé au mieux car mieux il est maitrisé, moins la ville et la CUS auront à intervenir financièrement.

Monsieur Cheveau évoque aussi un problème dans la validation des dépenses. Pouvez-vous nous expliquer le processus de validation ? Y a-t-il par exemple des mises en concurrence ?

 

 

6ème question.

Pouvez-vous nous dire où en est la dissolution juridique de l’ancienne SASP et ce qu’il advient de Thomas Fritz ?

 

7ème question

Monsieur Sitterlé, quel est votre projet, votre vision pour le club. Là encore, j’ai lu votre interview évoquant la question sur racing stub est franchement, j’ai étéplutôt séduit mais depuis longtemps, je sais qu’au racing, les actes sont plus importants que les paroles.

Je tiens aussi à vous dire publiquement, devant mes collègues qu’il me semble normal que celui qui injecte de l’argent dans le club soit le seul et unique patron, qu’il ait les coudées franches et qu’ils ne soient pas mis sous tutelle d’ancien qui ont brillé par leurs échecs. Mais encore faut-il injecter de l’argent.

Je ne vous demande pas de savoir combien vous comptez injecter car comme je l’expliquais tout à l’heure, le budget du club me semble déjà très élevé pour la CFA voire même le national mais comment et avec quels objectifs sportifs.

 

8ème question

L’instabilité actuelle dans les coulisses ne risque-t-elle pas de compromettre la préparation de la saison prochaine et surtout de compliquer la fin de saison actuelle sur le plan sportif ?

 

9ème question

Il y a eu une forte mobilisation pour maintenir le centre de formation qui n’a aucun agreement. Il représente un coût important aussi je souhaite connaitre le statut juridique des jeunes formés ? Ne risque-t-on pas de voir le centre pillé de ses meilleurs éléments par des clubs pros sans la moindre indemnité financière pour le racing ? »

13 réponses à Racing : Une commission qui nous laisse sur notre faim !

  • Cédric dit :

    Merci, Monsieur….
    Voilà les questions que tous les supporter se posent et qui restent sans réponses de la part de l’association support et de la Municipalité de Strasbourg.
    (…)

  • Un stubiste dit :

    A part votre question 6, vous avez assez bien saisi ce qu’il se trame au Racing.

    L’interview de M. Chauveau sur racingstub.com, et le silence assourdissant de MM. Ancel et Spielmann qui en a découlé est assez révélateur d’un certain malaise. De plus, le fait que M. Spielmann se soit empressé, cet été, de resigner certains contrats de fournisseurs (contrats autour desquels planent de forts soupçons de surfacturation et d’absence d’appels d’offre) sans que M. Sitterlé n’ait son mot à dire, ou bien le retour sur scène de M. Ancel à la demande de certaines « partenaires » après que M. Chauveau ait tenté de ramener les accords à la normale, sont autant d’éléments qui viennent s’ajouter au flou atour de l’Association.

    Sans les accuser de malhonnêteté (j’aurai plutôt tendance à parler d’incompétence – ce qui pose un problème de gestion de sommes aussi importantes par une simple association), MM. Ancel et Spielmann (plus l’ensemble des membres historiques, ainsi qu’une certaine presse) semblent être aujourd’hui les freins d’un Racing qui ne demande qu’à repartir vers l’avant. Les supporters ont compris cela, et sans tomber l’idolâtrie de M. Sitterlé, feront tout ce qui leur est possible pour permettre cela …

  • Jean Emmanuel Robert dit :

    Cédric, pour publier votre commentaire j’ai du en supprimer la seconde partie pour des questions légales…

  • Ping : Racing : Sitterlé « s’interroge sur la suite de l’aventure pour (lui) » | | Rue89 Strasbourg

  • Chris dit :

    Je ne peux qu’être totalement en accord le stubiste. Toute la problématique du Racing est résumée dans ce commentaire et les quelques milliers de supporters assidus du club maîtrisent parfaitement le dossier, contrairement à ce qui se raconte dans la presse (quasi insultante à notre égard en nous traitant de manipulés). Messieurs de l’opposition, prenez connaissance des informations distillées par M. Chauveau et non pas uniquement des articles d’une certaine presse. Il est temps qu’on attrape l’anguille qui se cache sous le caillou !

  • Bernard Burst dit :

    Je réagis en tant que passionné de sport et surtout en tant que contribuable Strasbourgeois. J’en ai un peu assez d’être pris pour un COUILLON. Je pense qu’en cette période de crise, il y aurait mieux à faire avec 750 000 euros que de les donner à un club de CFA2 dont la gestion est plus qu’opaque. Avant de vouloir gérer le Racing comme une entreprise, il faudrait peut-être mieux commencer à le gérer en  » bon père de famille « .
    A ma connaissance, pour le moment, Frédéric Sitterlé n’a pas injecté un seul centime. Si déjà il souhaite avoir les pleins pouvoirs, et je pense qu’il faudrait les lui donner, il est impératif dans ce cas qu’il ne compte plus sur l’argent du contribuable déjà suffisamment pressé comme un citron.
    Il est grand temps d’arrêter de maintenir artificiellement en vie des associations par le biais de subventions publiques surtout des clubs sportifs dont certains salaires, même en CFA2, sont nettement au-dessus du SMIC, du RSA ou du minimum vieillesse.
    Bon courage à Jean-Emmanuel Robert et merci pour ses interventions.

  • Mechl dit :

    Vous posez peut être de bonnes questions! Mais , malheureusement, comme tout homme politique qui se respecte,pas toutes les questions !!!!
    Car sans Robert Spielmann et Henri Ancel, Frédéric Sitterlé aurait empoché 13 millions d’euros en 5 ans si le Racing dénonçait la convention qu’il voulait faire signer !
    Et , poser les questions est une chose , rapporter les réponses données aurait été plus intéressant!
    A croire que vous n’y étiez pas !!!

  • Jean Emmanuel Robert dit :

    Pour les conventions et la marque, je nai effectivement fait que poser l’interpellation qui a tant fait parler depuis… http://www.jeanemmanuelrobert.com/2012/02/17/situation-juridique-et-financiere-du-racing-club-de-strasbourg/

    • Mechl dit :

      Et bien sur , comme d’habitude , vous ne répondez pas à mes questions .
      Je ne vous demande pas de commenter la préhistoire , simplement l’histoire contemporaine !!!

  • Mechl dit :

    Bon ! Merci de votre non réponse . Au moins je sais à quoi m’en tenir quant à vos propos !

  • Mechl dit :

    Et dire que j’ai failli voter pour vous !!!! (J’aime bien les perdants)
    Mais finalement le soutien à Roland Ries me convient mieux

  • Mechl dit :

    Autre preuve que vous êtes toujours en retard : mon pst date du 16/4 ç 12h33
    Et celui ci de 12h 38

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