Archives mensuelles : juin 2011

Vote du compte Administratif de la Communauté Urbaine de Strasbourg

 

 

JEAN-EMMANUEL_ROBERT_3_Conseil de Communauté du 30 Juin 2011

 

Point 2 : Compte administratif

 

Monsieur le Président, Chers collègues,

 

Comme je l’expliquais très récemment dans une autre assemblée, le compte administratif permet de vérifier si les annonces faites lors du budget primitif se sont concrétisées dans les faits. Je me suis également attaché à faire une comparaison entre le compte administratif de cette année avec celui de 2009.

 

En décembre 2009, notre collègue en charge des finances annonçait lors de la présentation du BP 2010, un budget je cite « à la fois ambitieux et responsable ».

 

Il annonçait, je le cite encore « une stricte maitrise des dépenses de fonctionnement qui n’augmenteront que de 1.8% ». Pour 2010, les dépenses réelles de fonctionnement se montent dans le compte administratif à 653,17 M€ contre 649,10 en 2009. Elles sont en hausse de près de 4 millions d’euros soit 0.6%. L’objectif est donc tenu et je vous en donne acte.

 

Pour autant les dépenses de personnel se montent à 303,29 M€ en 2010 contre 293,56 en 2009, ce qui constitue une augmentation de près de 10 Millions d’euros soit 3.3%, presque 2 fois l’inflation.

 

S’agissant de la communication (publicité, relations publiques), ce sont 3.42 M€ qui ont été dépensés contre 2,62 en 2009, soit une hausse de 800 000 euros, une progression de 30.5 %, 17 fois l’inflation nationale.

 

Pour frais de réceptions qui font beaucoup causer ces derniers temps – rassurez-vous je ne tomberais pas dans des analyses démagogiques – elles se sont montées à 343 000 euros en 2010 contre 354 000 euros en 2009 soit une baisse de 11 000 euros, soit -3.10 %.

 

Enfin, et parce que je considère que charité bien ordonnée commence par soi même, j’ai observé de près l’évolution des dépenses de cabinet. Elles étaient de 503 310 euros en 2010 contre 421 825 euros en 2009 soit une hausse de 19.32 %. C’est 10 fois l’inflation… et ces chiffres sont à mettre en perspectives avec l’évolution générale de seulement 0.6 % des dépenses de fonctionnement. Pour mémoire, je précise qu’en 2007 ces dépenses étaient de 359 842 euros. Elles ont donc connu une hausse de plus de 143 000 euros +39.9% en 3 ans !

 

Cette maitrise s’explique en particulier par la baisse des subventions entre 2009 et 2010 que vous annonciez pourtant en augmentation lors de la présentation du BP. Elles ont en fait diminué de près de 4.43 millions d’euros passant de 33,34 millions à 28,91 millions en 2010, soit une baisse de 13.28%. La première victime si j’ose dire, de cette baisse est le logement avec une diminution des subventions de 4.2M€, alors que vous l’annonciez à la hausse. Même constat pour les actions économiques.

 

Cette maitrise s’explique aussi par la baisse de près de 2.7 M€ des charges financières ainsi que de la diminution de 800 000 euros des charges exceptionnelles.

 

Sur le plan des recettes, vous attiriez alors l’attention de notre assemblée sur les conséquences de la réforme de la taxe professionnelle, de la réduction de la capacité financière de la CUS. Il y avait en quelque sorte péril en la demeure par la faute de l’Etat qui menaçait de se désengager.

 

Finalement les recettes se sont révélées plus importantes que vos prévisions. Les impôts directs ont rapporté 4.84% de plus que vos estimations initiales avec un peu plus de 212 Millions d’euros contre 203 en 2009, en augmentation de 9.82 millions, sachant qu’il s’agissait pour mémoire d’un reversement de la part de l’Etat en attente de l’entrée en vigueur définitive de la réforme de la TP. Les recettes des droits et taxes progressent de 2 millions d’euros à 49.30 millions en 2010. Les dotations dont vous craigniez alors une baisse ont quant à elles progressé de 300 000 euros. Bref, le scénario s’est finalement révélé nettement moins sombre que ce que vous redoutiez. En complément, je n’oublie pas qu’à 24 heures d’une énième hausse des tarifs de la CTS, vous avez également contribué à faire augmenter fortement la pression fiscale indirecte. Depuis 2008, la hausse représente 15.3% pour le ticket simple, 16% pour le ticket aller-retour et 10% pour les abonnements. A partir de demain, le prix d’un ticket Tram sera plus cher que le litre de Gasoil ! On peut aussi évoquer le tarif de l’eau qui est passé de 2.72€ en 2007 à 2.92 en 2010 soit une hausse non négligeable de 7.3%. Quand on songe, que vous avez refusez de rétablir pour l’année 2011 les abattements sur la Taxe d’habitation, le moins que l’on puisse dire c’est que votre politique a oublié la stabilité fiscale promise en d’autres temps !

 

La progression contenue des dépenses de fonctionnement ajoutée à une forte augmentation des recettes a eu pour conséquence d’améliorer fortement la capacité d’autofinancement qui est passée de 64.21 M€ en 2009 à 84.8 M€ en 2010.

 

Cela nous amène donc aux investissements et plus particulièrement aux investissements opérationnels. Notre collègue en charge des finances annonçait, et je le cite de nouveau, « une politique d’investissement particulièrement volontariste et ambitieuses ». Il misait, entre autre, sur un volume d’investissements 2010 en hausse de 29% avec un montant total de 200 M€ soit, je le cite toujours, « plus qu’au cours de chacune des cinq premières années du mandat précédent ». Bref, nous allions voir ce que nous allions voir. Alors qu’en 2009, les investissements opérationnels s’étaient montés à 232.3 Millions d’euros, ils ne sont plus que de 141.8 M€ en 2010, en baisse de 90.5 M€, soit une chute de 39% ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous sommes aux antipodes de la hausse annoncée de 29%… Aux antipodes toujours, de la hausse annoncée pas plus tard qu’hier dans les médias, par notre collègue en charge des finances. Pire encore, ces investissements connaissent un taux de réalisation de 70.40%, le plus faible depuis 1998… et ne représentent plus que 48.90% des dépenses réelles de la section investissement contre 64.02% en 2009. Pour le coup, on pourrait presque croire que lors de la présentation du BP, notre collègue en charge des finances s’est laissé aller à des coups d’annonce qui ont pour conséquence de nuire grandement à la sincérité de ce BP 2010, ce que nous dénoncions alors, comme en attestent les sténogrammes. Même constat pour la sincérité de ses récentes déclarations à la Presse. Alors, s’agit-il d’une simple maladresse ou d’une méthode récurrente ?

 

Du coté de la dette, elle est en diminution revenant à un niveau légèrement supérieur à 2008 avec un encours de 233 M€ soit 492€ par Habitant. Cette amélioration est grandement plombée par la hausse vertigineuse de l’endettement de la CTS de plus de 72 M€ à 380 Millions au total. La capacité de désendettement passe de 3.89 années à 2.75. Pour mémoire cette capacité de désendettement était de 2.3 ans en 2008. Elle s’explique grandement par l’amélioration de la capacité d’autofinancement permise par la forte hausse des recettes mais aussi par le faible niveau d’investissement pour l’année 2010, qui a permis à la CUS de ne contracter aucun emprunt nouveau.

 

Le budget 2010 était donc annoncé comme « ambitieux et responsable. »

 

Au vu des éléments que je viens d’évoquer, en toute objectivité, on peut considérer que sur certains points il s’est montré responsable (la hausse des dépenses de fonctionnement comme la maitrise de la dette) malgré la forte hausse des dépense de personnel, de communication ou de cabinet et la forte baisse des subventions.

 

En revanche, face à la baisse vertigineuse des dépenses d’investissement, il était pour le moins hasardeux de parler d’un budget ambitieux. Une nouvelle fois, le taux de réalisation montre qu’il y a clairement eu un problème de sincérité en la matière.

 

Je reviendrai lors de l’analyse du budget supplémentaire sur cette question de la sincérité.

 

Je vous remercie

Rétrocession d’espaces extérieurs à l’Esplanade

 

JEAN-EMMANUEL_ROBERT_3_Conseil de Communauté du 30 Juin 2011

 

Point 32 : Classement dans le domaine public des rues d’Istanbul et de Nicosie.

 

 

Monsieur le Président, Chers collègues,

 

J’ai retenu ce point pour saluer ce classement dans le domaine public des rues de Nicosie et d’Istanbul. Il va dans l’esprit des rétrocessions attendues par les Esplanadiens depuis des années. J’espère que cette incorporation sera suivie d’autres comme pour une partie des espaces privatifs bordant l’avenue du Général de Gaulle ou la rue d’Upsal.

Je vous remercie.

Réalisation d’une centrale de cogénération à l’Esplanade

 

 

JEAN-EMMANUEL_ROBERT_3_Conseil de Communauté du 30 Juin 2011

 

Point 89 : Centrale de cogénération à L’Esplanade

 

Monsieur le Président, Chers collègues,

 

Lorsque ce point fut abordé en novembre dernier, nous n’avions pas formulé de remarques particulières puisque ce projet allait dans le sens du développement durable. Nous vous avions toutefois interrogé en plénière afin de savoir si les bois utilisés seraient des bois pollués comme cela est le cas du coté allemand. Vous nous aviez alors rassurés sur cette question.

 

Depuis, l’ASERE et l’ARES ce sont emparés de ce dossier et se sont prononcés clairement contre. Ils avaient d’ailleurs saisi le tribunal administratif de 2 recours en annulation qui sont tombés avec la nullité de la précédente délibération. Les deux associations dénoncent l’absence de concertation sur ce projet, Dalkia et la CUS se mettant d’accord sur la réalisation de cette centrale sans prendre en compte l’avis des habitants pourtant forcés à lui acheter de l’énergie pendant 20 ans. Cela vous a d’ailleurs été rappelé mardi, lors d’une réunion publique de dernière minute qui avait été promise par notre collègue, en charge du développement durable à la ville de Strasbourg, le 5 juin dernier.

 

Bref, et cela fait plusieurs années que cette question les préoccupent, les Esplanadiens veulent mieux comprendre le cout de leur chauffage, ce que les uns et les autres nous pouvons parfaitement concevoir.

 

Le 19 juin, l’ASERE par la voix de son Président, a clairement signifié au Maire de Strasbourg que si cette délibération était présentée aujourd’hui en conseil, il y aurait de nouveau un recours contre elle. Il dénonce l’absence d’appel d’offre et, s’appuyant sur un article relatif à un projet identique à Saint Louis, que nous avons retrouvé, s’étonne que les économies sur la facture de chauffage sont estimées à 31% à Saint Louis contre 6 % pour le projet CUS.

 

En regardant de près la situation de Saint Louis, nous nous sommes aperçus que la ville a fait le choix de changer d’opérateur. Dalkia, qui était en place depuis 50 ans, a été remplacée par une société suisse, EBM Thermique et effectivement les prix seront bien en baisse de 31% pour un projet pourtant similaire à celui de Strasbourg.

 

Concrètement, le président de l’ASERE avait proposé de poursuivre le dialogue durant l’été et de repousser l’adoption de cette délibération lors du conseil de septembre. A présent, il demande avec le président de l’ARES, l’étude d’un plan B.

 

Au regard, des différences constatées entre les conséquences concrètes sur la facture de chauffage des habitants de Saint Louis et de Strasbourg, pour un projet identique, je pense qu’il faudrait effectivement donner du temps au temps.

 

Un tel projet engage plus de 30 000 habitants sur 20 ans. Reporter de plusieurs mois l’adoption de cette délibération permettrait d’éclairer les habitants sur leurs légitimes interrogations.

 

Pour ces motifs, monsieur le président, je vous demande de bien vouloir retirer ce point de notre ordre du jour ce qui permettra d’éviter un nouveau recours au tribunal administratif. Je vous invite aussi à effectuer les recherches nécessaires afin que nous soit expliqué en détail la différence du prix du chauffage entre les deux projets de Saint Louis et de Strasbourg.

 

Je vous remercie

Vote du compte administratif de la Ville de Strasbourg

 

 

JEAN-EMMANUEL_ROBERT_3_Conseil Municipal du 27 juin 2011

 

Point 2 : Compte administratif

 

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Monsieur le Maire, Chers collègues,

 

Même s’il fait beaucoup moins parler de lui, le compte administratif constitue à nos yeux l’élément budgétaire le plus important à destination des élus mais surtout des strasbourgeoises et des strasbourgeois.

 

Bien loin des récurrents effets d’annonce constatés lors des débats autour du budget primitif, le compte administratif ramène irrémédiablement aux réalités.

 

Dans cet esprit, je me suis penché sur les annonces budgétaires de décembre 2009 – notre collègue en charge des finances parlait alors d’un budget « responsable et ambitieux » – et leur concrétisation dans le compte administratif 2010.

 

Lors du vote du BP, vous annonciez une augmentation des dépenses de fonctionnement limitée à 1.9 %. Le compte administratif révèle qu’elles ont en fait progressées de 2.6 % passant de 311 636 114 € au CA 2009 à 320 032 859 € au CA 2010. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec le taux d’inflation moyenne 2010 qui s’est élevé à 1.5%.

 

Vous avez également annoncé un gel des dépenses de communication et de réception. Pour la communication, je vous en donne acte : elles sont passées de 1 864 584 en 2009 à 1 403 634 en 2010 soit une baisse de près de 25%. S’agissant des dépenses de réception vous n’êtes pas dans les clous, puisqu’elles passent de 1 091 017€ en 2009 à 1 290 484 en 2010 soit une hausse d’un peu plus de 18%. A ce sujet, monsieur le Maire, j’ai récemment vu passer un classement des dépenses dans ce domaine des villes françaises réalisé par le journal du net. Pour éviter ce genre de publicité, peut-être serait-il utile d’aligner la ventilation de ces dépenses sur ce qui se fait ailleurs.

 

Je me suis aussi penché sur les dépenses de cabinet qui se sont élevées à 634 336 euros en 2010 contre 646 009 euros en 2009. Cette diminution s’explique par la forte baisse des indemnités de préavis et de licenciement soit 49 000 Euros. Pouvez-vous nous indiquer à quoi correspondaient ces indemnités et nous expliquer cette évolution ? Je note aussi qu’entre le Compte Administratif 2007 et 2010 ces mêmes dépenses de cabinet ont progressé sous votre mandat, donc sous votre impulsion, de plus de 59 % (404 870 € en 2007).

 

S’agissant des dépenses de personnel, elles ont progressé de 1.84% ce qui nous rapproche du taux d’inflation. Je tiens à profiter de l’occasion qui m’est donnée et une fois n’est pas coutume pour féliciter Monsieur le Premier adjoint, Robert HERRMANN, pour son travail. La gestion du personnel n’est pas une tâche facile. Je sais bien qu’il est soumis à beaucoup de pressions que ce soit pour les recrutements, les avancements, les mutations ou les contentieux. Il est parfois contraint de gérer certaines maladresses de nos collègues, certains propos fâcheux ou blessant qui ont pu être exprimé à l’endroit de l’administration. Je sais bien que certaines choses lui sont imposées même s’il ne les soutient pas. Je tiens à lui dire « Tenez bon. Ne vous laissez pas imposer ce que vous ne voulez pas. Sachez que nous serons toujours à vos cotés pour faire respecter les principes moraux élémentaires et pour lutter contre les tentations qui peuvent apparaître ici ou là, comme le révélait récemment la presse locale. Surtout, ne tombez pas dans la sempiternelle négation des faits incontestables vers laquelle voudraient vous entrainer certains. Il n’y a pas pire méthode que d’expliquer l’inexplicable pour justifier l’injustifiable. Il en va de la crédibilité du politique !»

 

Revenons-en au Compte administratif proprement dit. Lors du vote du BP, vous avez également opté pour la stabilité fiscale et je tiens à vous donner acte de cette continuité républicaine. En effet, depuis 2005 les taux d’imposition des impôts directs n’ont plus augmenté à Strasbourg même si malheureusement la même stabilité ne s’est pas traduite sur les feuilles d’imposition. C’est le fait pour 2010 du Conseil général qui a supprimé les abattements et pour 2011 de la CUS qui a refusé de les rétablir.

 

Pour autant, cette stabilité ne s’est pas prolongée aux impôts indirects. Pour la ville, les recettes des droits et taxes ont progressé de 6.9% passant de 14 261 824€ à 15 245 938€.

 

Je n’oublie pas, même si je sais que cela ne vous fait pas plaisir monsieur le Maire, l’augmentation des différents tarifs comme ceux de la CTS qui progresseront encore le 1er juillet. Depuis 2008, la hausse représente 15.3% pour le ticket simple, 16% pour le ticket aller-retour et 10% pour les abonnements. On peut aussi évoquer le tarif de l’eau qui est passé de 2.72€ en 2007 à 2.92 en 2010 soit +7.3%. Je sais bien qu’il s’agit de compétences CUS mais ces hausses successives pèsent concrètement sur le pouvoir d’achat des Strasbourgeois. Rendez-vous compte, le prix d’un ticket Tram va être au 1er juillet plus cher que le litre de Gasoil avec le risque réelle que ces pratiques tarifaires finissent par dissuader nos concitoyens d’emprunter les transports en communs !

 

Du coté des investissements, vous annonciez en décembre 2009, 91 Millions d’euros d’investissements opérationnels pour 2010 en hausse de 11%. Le compte administratif présente en réalité 68.85 M€ de dépenses contre 70.25 en 2009, année de crise, soit une baisse de 2% à comparer à la hausse annoncée. La notice explicative révèle qu’il s’agit d’ailleurs des plus faibles dépenses opérationnelles enregistrées depuis 2003.

 

S’agissant de la dette, pour la seconde année consécutive elle progresse passant d’un encourt de 122 M€ à 150 soit une hausse de 22%. L’endettement par habitant passe quant à lui de 440 à 542 euros. Là encore, il m’est impossible de ne pas préciser qu’entre 2008, année de votre accession aux responsabilités, et aujourd’hui l’encours de la dette (ville, CUS + CTS) est passé de 612 M€ à 763 M€ soit une hausse vertigineuse de 24.6%. Sur les épaules de chaque strasbourgeois reposent donc en réalité de 1 444 euros d’endettement.

 

La durée de désendettement de la ville progresse elle aussi, passant de 3.08 ans en 2009 à 4.46 ans en 2010 soit une rallonge de plus d’un an. Cette situation s’explique non seulement par la progression de l’endettement mais aussi par une sévère dégradation de la capacité d’autofinancement qui est passée de 37.15 M€ à 29.44M€ sur un exercice. A noter qu’en 2007, l’autofinancement dépassait les 55M€ !

 

Le budget 2010 était annoncé comme responsable et ambitieux. Au regard de l’augmentation des dépenses de fonctionnement, de la régression des investissements, de l’explosion de l’endettement, je ne sais pas si ces termes étaient vraiment les plus adaptés, bien que la promesse de stabilité fiscale ait été respectée comme quelques autres, ce que je ne conteste pas, au demeurant.

 

Je regrette ce décalage important, entre les effets d’annonce du budget primitif que j’avais contesté en son temps, et la dure réalité du compte administratif qui passe au scanner votre politique. Cela vaut naturellement pour les précédents exercices.

 

Nous gagnerions, mes chers collègues, à faire preuve davantage de sincérité lors de la présentation du BP ce qui éviterait certaines douches froides lors de la présentation des comptes. Nous aurons l’occasion de revenir sur le sujet lors du débat sur le budget supplémentaire que vous nous présentez en point 4.

Vote du Budget supplémentaire de la Ville de Strasbourg

 

 

JEAN-EMMANUEL_ROBERT_3_Conseil Municipal du 27 juin 2011

 

Point 4 : Budget supplémentaire

 

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Monsieur le Maire,

Chers collègues,

 

Dans la suite logique de mes propos relatifs au compte administratif, ce budget supplémentaire illustre une nouvelle fois le côté « bande annonce » du budget primitif, qui souffre de toute évidence, d’un réel manque de sincérité.

 

Une nouvelle fois, je ne vous accuse pas. Je sais bien qu’il s’agit d’une pratique courante, un peu partout en France, que vous ne faite que prolonger.

 

A mon sens, les décisions modificatives comme le budget supplémentaire ne devraient permettre que des ajustements imprévisibles ou en fonction des résultats du compte administratif.

 

Pour illustrer mon propos je ne prendrais que la dépense supplémentaire d’un million en faveur des animations d’été et du marché de Noël. Ces deux dépenses étaient tout à fait prévisibles en décembre dernier car il s’agit d’animations récurrentes qu’on ne découvre pas du jour au lendemain.

 

S’agissant des dépenses de communication ou de frais de bouche ou que sais-je encore, je vous fais grâce de piaillements inutiles car comme je l’ai démontré tout à l’heure la seule chose qui fasse réellement fois c’est le compte administratif, lui seul permettant de déterminer où les dépenses progressent ou régressent, le reste n’étant que simples postures.

 

S’agissant des dépenses d’investissement il est tout à fait compréhensible que vous les ajustiez en fonction des avancées des études ou des travaux. Dire le contraire relèverait d’ailleurs de la pure démagogie.

 

En observant les évolutions des programmes, j’ai en particulier remarqué que vous évoquiez le plan Lumière dont j’ai suivi la présentation dans la Presse.

 

D’après ce que j’ai pu en voir, votre volonté de mettre en valeur le patrimoine de la ville tout en permettant des économies d’énergie me semble aller dans le bon sens. Le patrimoine exceptionnel de Strasbourg mérite d’être mis en avant, d’être valorisé, bref d’être sous le feu des projecteurs énergétiquement économe, évidemment. Serait-il néanmoins possible de faire également une présentation de ce plan aux élus ou à défaut de nous le transmettre sur support informatique ? Pouvez-vous aussi nous indiquer si vous prévoyez une mise en valeur particulière pour la cathédrale dont l’éclairage actuel semble obsolète et énergivore ? Au regard de ce qui s’est fait à Reims par exemple, ce serait une belle réalisation pour Strasbourg.

 

Dans les autorisations de programme figure aussi la place d’Austerlitz dont l’aménagement a débuté.

 

Profitant de ces travaux, des défenseurs du patrimoine ont mis à jour les fondations de l’ancienne porte des bouchers. Partageant leur intérêt pour la défense et la mise en valeur de notre patrimoine, je pense qu’il serait intéressant de réaliser de réelles fouilles et d’imaginer un moyen de mettre en valeur ces vestiges pour les strasbourgeois et nos visiteurs sans pour autant toucher à l’esprit général du projet. On peut très bien imaginer un déblaiement des remparts qui seraient rendus visibles par une transparence de verre et une mise en lumière nocturne. Je crois d’ailleurs que c’est ce qui avait été réalisé pour le bâtiment universitaire l’Escarpe lors de sa réalisation à la fin des années 90. S’il un tel aménagement décale la date d’achèvement des travaux, nous ne vous en tiendrons pas rigueur d’autant que cela fait plusieurs années que le dossier est en cours, alors s’il y a un décalage d’un mois ou deux, ce ne sera pas bien grave. S’il faut aussi entériner une rallonge à l’autorisation de programme pour permettre cette mise en valeur, vous aurez naturellement notre soutien.

 

Soucieux de demeurer cohérents avec notre vote du budget primitif dont ce budget supplémentaire constitue la suite logique, nous voterons contre comme cela fut le cas lors de la première décision modificative.

 

Je vous remercie

SIG : Un Racing bis ?

 

 

 

JEAN-EMMANUEL_ROBERT_3_Conseil Municipal du 27 juin 2011

 

Intervention sur les bases du communiqué de Robert Grossmann (ici)

 

Point 83 : Cessions de parts de la SIG Basket

 

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Monsieur le Maire,

 

En mars 2009, avec votre collègue Jacques Bigot, vous annonciez officiellement votre intention de privatiser la SIG. Je vous cite : « Nous considérons que ce n'est pas la vocation d'une municipalité d'être décideur au sein d'un club de haut niveau. C'est une entreprise de spectacle et cela ne fait pas partie de nos spécialités ».

 

Une commission fut alors mise en place pour statuer sur la vente des parts de la SIG. Deux projets se sont alors dégagés ; celui porté par Carlo Wilm et celui défendu par Alain Saint-Michel.

 

Sur la base de scoring qui se sont rapidement révélés être manipulés voire carrément truqués, cette commission opta pour le projet Saint-Michel alors que celui de Carlo Wilm apparaissait clairement comme le meilleur.

 

En avril 2010, face à la levée de boucliers que suscita cette décision, vous avez finalement fait machine arrière en « repoussant d’une année la privatisation du club » puis mis en place un nouveau directoire en plaçant à la tête de la SIG votre homme lige, Martial Bellon. Ce dernier s’est illustré tout au long de la saison écoulée par un interventionnisme aigu dans les affaires sportives qui a failli couter très cher au club, menacé de descente jusqu’à la dernière journée de la saison. Il devait pourtant préparer la SIG à une privatisation ce qui n’est manifestement pas le cas au vu de cette délibération. Cette situation trouble a d’ailleurs provoqué le départ du directoire d’un partenaire important, Michel Nopper. Plusieurs partenaires ou anciens responsables se sont inquiétés de cette absence de clarté sur vos intentions et celles de Jacques Bigot. L’ancien Président, Jérôme Christ a récemment fait part de sa position, sans équivoque à ce sujet.

 

Aujourd’hui, nous découvrons dans l’ordre du jour que vous êtes totalement revenus sur vos annonces de mars 2009 et mai 2010 en renonçant de toute évidence à la privatisation que nous n’avions d’ailleurs jamais nous-même souhaitée.

 

Vous voulez à présent créer une nouvelle société par actions simplifiées à capital variable intitulée « SIG et Territoire» en lui attribuant 8 % des parts actuellement publiques. D’après ce qui est indiqué dans la presse, les supporters et amis de la SIG pourraient en devenir actionnaires. Mais actuellement, cette société est déjà en formation. Il doit donc déjà y avoir des hommes et des femmes qui travaillent à cette création. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs qualités ? Quels seraient leurs projets sportifs ? Qui sera son président car connaissant un peu votre manière de fonctionner, je suis certain qu’il y a déjà un nom qui se dégage au sein de ses fondateurs ?

 

Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint aux sports, pardon aux finances, pouvez vous nous en dire plus ? Pouvez-vous répondre à nos interrogations et enfin nous dire où vous comptez aller avec la SIG ?

 

Ces démarches erratiques ressemblent, j’en ai bien peur, de plus en plus aux maux à l’origine des déboires du Racing : Revirements, indécision, interventions politiques…

 

Une telle politique, construite au fil de l’eau, signe un échec sportif retentissant pour Strasbourg là où tant d’autres grandes villes françaises s’illustrent à la fois pour leur renommée et pour le bonheur de leurs amoureux du sport. Je pense en particulier à Montpellier où de nombreux clubs sportifs de différentes disciplines brillent depuis plusieurs années.

 

En 2007, la SIG avait terminé 4ème du championnat de France de Basket, après avoir été championne de France en 2005, puis 3ème en 2006. Cette année, pour la seconde saison consécutive, notre club a échappé de justesse à la relégation.

 

Tout cela désespère les amis, les supporters et les soutiens de la SIG qui préfèrent, la mort dans l’âme, se désengager plutôt que s’investir sur la durée et ce n’est certainement pas votre dernière invention « SIG et territoires » qui fera par exemple revenir Michel Nopper.

 

Monsieur le Maire, en toute logique vous devriez cesser en la matière cet interventionnisme politique par hommes de paille interposés et mettre enfin en place la privatisation attendue de la SIG.

 

Elle permettra, grâce à un cahier des charges adapté et un appel à candidature dont le résultat devra se faire sans manipulation, à des hommes compétents en matière de sport aptes à décider et à prendre en main la destinée sportive du club.

 

Il y va de l’intérêt du sport de haut niveau à Strasbourg et de la réputation de notre Ville.

 

Nous ne pouvons pas indéfiniment réitérer les mêmes erreurs !

Racing Club de Strasbourg : Ne pas tomber dans une certaine forme de manichéisme en la matière, ni d’amnésie

 

 

Conseil Municipal du 27 juin 2011

 

Point 89 : Interpellation sur le Racing

 

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Monsieur le Maire,

 

Ce point soulevé par notre collègue Marc Merger est effectivement important. Comme la SIG, la Racing contribue à la notoriété de notre ville et à son image. Autant vous dire, qu’elle n’est pas très reluisante en ce moment.

 

Pour autant, je ne pense pas qu’il faille tomber dans une certaine forme de manichéisme en la matière, ni d’amnésie.

Il n’y a pas d’un coté le grand méchant Jafar Hilali qui a fait chuter le club, qui a endetté le club, qui a garni les placards du club à lui seul et de l’autre les gentils qui mettraient tout en œuvre pour sauver le Racing.

 

Alors certes, Monsieur Hilali a grandement participé à cette descente aux enfers. Son comportement, ses revirements, ses déclarations ne sont pas saines mais je n’oublie pas qu’avant l’épisode Hilali, nous étions en ligue 2, que le club était relégable, qu’il venait de changer d’entraineur à 3 reprises en quelques mois (Furlan, Gress, Janin), de président également à 3 reprises (Ginestet, Specht, Ginestet) et que tout le monde le voyait déjà descendre en national. Au moment de la revente du Racing, après 17 journées, le Racing était RE-LE-GABLE avec 16 points et seulement 3 victoires en 17 matchs. On le disait alors au fond du trou…

 

Nous vous avions déjà alerté à l’époque sur cette situation catastrophique en pleine candidature pour l’Euro 2016 et la construction de l’Eurostadium ou la rénovation de la Meinau.

 

Tout, dans les évènements qui se sont succédés depuis 2008, est surréaliste, de la situation sportive du club à la construction du stade. On reproche à Hilali d’avoir voulu faire une opération financière avec le Racing mais on oublie de préciser que son prédécesseur dirigeait déjà le RCS avec les mêmes arrières pensées en y rajoutant une opération immobilière et commerciale autour de l’eurostadium. Sa réalisation avait d’ailleurs fait l’objet d’un contrat d’exclusivité négocié entre Philippe Ginestet et Hammerson pour un montant 1.5 Millions d’euros sur le dos de la CUS pourtant propriétaire du terrain. Ca, je ne l’oublie pas monsieur le maire ! Pas plus que je ne puisse oublier que Philippe Ginestet avait laissé avant son départ plusieurs mois d’arriérés de loyer pour la location de la Meinau, 19 pour être exact de juillet 2008 à février 2010. Ces impayés n’ont été rendus publics qu’en Mars 2010 et n’ont été régularisés que sous la contrainte par Monsieur Hilali alors que 17 de ces mois concernaient la Gestion Ginestet, Specht, Ginestet. Ce qui crédibilise l’action publique monsieur le maire c’est la constance et l’égalité de traitement. On ne peut pas avoir toléré des pratiques sous un président et puis soudainement les dénoncer auprès d’un autre !

Je n’oublie pas l’immobilisme de notre collectivité dans ces évènements. Le club prenait l’eau pendant que Strasbourg avait une candidature à l’Euro 2016 à défendre et vous avez laissez faire, affichant des relations presque amicales avec Philippe Ginestet alors que vous auriez du entretenir des relations exclusivement partenariales presque contractuelles. Pendant que la maison brûlait, vous regardiez ailleurs. Vous auriez du faire entendre la voix de Strasbourg en particulier dans le cadre du processus de revente ! D’ailleurs, je ne comprends pas que nous travaillions encore et toujours avec Philippe Ginetste dans d’autres sports après ce qui s’est passé au Racing surtout – au regard de sa prise de pouvoir en 2005 contre Alain Afflelou alors que ce dernier avait quasiment finalisé la reprise du club – au regard de sa présidence faite d’annonces et de promesses jamais tenues comme celle de mettre en place un système de « socios » aujourd’hui défendu par les amoureux du club – et aussi au regard de sa gestion des Hommes illustrée notamment par le limogeage incompréhensible de Jean-Pierre Papin alors qu’il venait de faire remonter le club en ligue 1.

 

Vous le voyez bien monsieur le Maire, mes chers collègues, il n’y a pas d’un coté un méchant unique, Jafar Hilali, et de l’autre les gentils qu’on appelle dans les médias les « alsaciens ». C’est bien une succession d’incompétences, de négligences, de revirements, d’attentisme, d’amateurisme qui ont conduit le club dans sa situation actuelle.

 

Il a fallu attendre Mars 2010 et que les carottes soient presque cuites, pour que la ville fasse entendre enfin sa voix avec le fameux appel du tire-bouchon.

 

Là, vous nous avez sorti un homme-lige de votre chapeau, un peu comme à la SIG, chargé de rassembler des partenaires pour reprendre le club sans qu’il ait à mettre un seul centime de sa poche dans le club. Depuis mars 2010, il agit dans l’ombre avec d’autres pour reprendre le Racing. Cela passe par des interventions discrètes auprès de la ligue, de repreneurs potentiels, de créanciers et j’en passe, pour contraindre l’actuel propriétaire à la revente. Au lieu de plier, Jafar Hilali s’arc-boute et c’est le Racing qui en fait les frais. J’en veux pour preuve l’épisode de la relégation de l’année précédente. Coté face, on faisait un effort pour assurer un financement du club avec la promesse de rachat du centre de formation. Coté pile, les interventions se sont multipliées pour que la DNCG enferme dans un corset financier la direction du Racing ce qui a eu pour conséquence de bloquer son recrutement. Lors de la 3ème journée du championnat Laurent Fournier, dont on peut saluer le professionnalisme tout au long de la saison, n’avait que 15 pros à sa disposition pour affronter Niort… Il a fallu attendre septembre pour voir les premiers contrats être validés et fin décembre pour les derniers à savoir ceux de Stéphane Noro et Yohan Betsch qui n’ont pu intégrer l’équipe qu’en janvier. Cela a eu pour conséquence directe un début de championnat extrêmement difficile le club étant relégable au bout de 5 journées avec 4 malheureux petits points… Quand on pense qu’au terme de la 42ème journée il manquait 4 points au Racing pour remonter en ligue 2, on peut légitimement se poser la question de savoir si sans ce début de championnat où beaucoup de contrats n’avaient pas encore été validés, le club ne serait pas aujourd’hui en ligue 2 et donc plus à l’aise financièrement. On peut aussi se poser la question de savoir si ceux qui ont agi dans l’ombre puis qui ont finalement desserré l’étreinte en cours de saison, n’ont pas eux aussi une part de responsabilité dans la non remontée du club.

 

Aujourd’hui comme l’année précédente, le Racing est pour l’instant relégué. L’agitation autour d’une revente perdure. Les acteurs de l’ombre agissent toujours. Vu la situation financière actuelle du club (besoin de 4 millions pour débuter la saison prochaine), vu les 11,86 millions d’euros de condamnations aux prudhommes (toutes périodes confondues) qu’il risque, vu ses besoins en investissement, je me demande sérieusement si finalement la meilleure solution ne serait pas le dépôt de bilan. Même si une telle décision est difficile à accepter, notamment à cause de ses conséquences pour les salariés, pour les joueurs ou le centre de formation, il me semble qu’il vaut mieux faire preuve de lucidité et se projeter sur le long terme.

 

Une telle solution permettrait de repartir sur des bases saines, de mettre en place un actionnariat clair – je suis certain que même monsieur l’adjoint aux finances a du mettre un certain temps à comprendre son fonctionnement – , de vider les placards du club des fantômes si encombrants, de clarifier définitivement les relations avec l’association support qui n’ont pas toujours été simples depuis 30 ans et surtout de consacrer pleinement l’argent injecté à l’avenir plutôt qu’à solder les comptes.

 

J’ai bien pris note de votre éventuel plan B dont la démarche me rappelle le fameux plan B de la rénovation de la Meinau qui ne verra pas le jour. L’histoire risque encore se répéter…

 

Même si un tel plan B réussit à aboutir, à quoi bon démarrer en National ou en CFA avec une capacité d’investissement contrainte et une multitude d’épées de Damoclès au dessus de la tête ? Cela aurait pour conséquence d’hypothéquer durablement les chances de remontée.

 

Repartir sur des bases saines – peut-être en tenant compte de l’envie des milliers d’amoureux du RCS dont je fais partie de devenir des socios – investir dans la construction d’une bonne équipe, permettrait de gravir plus rapidement les échelons.

 

Quoiqu’il en soit, la gestion du club a été particulièrement calamiteuse depuis 2005 et l’accession aux responsabilités de monsieur Ginestet en lieu et place d’Alain Afflelou comme cela avait été initialement prévu. Jafar Hilali a apporté une très grande contribution à cette chute et qui, sur le plan de la communication, a été exceptionnel de médiocrité, pour ne pas dire plus.

 

Résultat des courses, le club n’est plus qu’un champ de ruines et Strasbourg se voit privée de l’accueil du Championnat d’Europe de Football 2016 alors qu’elle se veut Capitale Européenne. Cela a aussi pour conséquence de nous priver d’un financement extérieur à la réalisation d’un stade moderne et performant dont les études et la com’ ont déjà pesé sur le contribuable Strasbourgeois même si aujourd’hui, il faut bien le dire, ce stade sonnerait bien creux vu la situation du club.

 

 

Voilà ce que je tenais à rappeler, monsieur le Maire, pour nous sortir de cette approche manichéenne que nous observons depuis plusieurs semaines et qui contribue à la négation de la situation réelle du Racing et de son historique !

Feu de la Saint-Jean à la Montagne-Verte

 

  
J’ai passé une très belle soirée samedi aux coté des bénévoles de la Fédération des associations de la Montagne-Verte et de leur président, Pascal Schlick.

Bravo à eux qui sont à l’origine de l’unique feu de la Saint Jean de Strasbourg.

Ce fut un beau moment d’échanges et de convivialité avec les habitants du quartier mais aussi de Koenigshoffen et de l'Elsau !

Unique élu présent, il me paraissait important de montrer que la ville de Strasbourg, par delà les clivages, soutient dans un esprit républicain, l’engagement associatif !

Les bureaux municipaux de l’Elsau sacrifiés sur l’autel du cumul !

                           

Ma lettre ouverte a Roland Ries distribuée dans tout le quartier à 2 500 exemplaires ! (Cliquez sur l'image pour agrandir)

La campagne de communication de la mi-mandat de Roland Ries aurait du être financée par les formations politiques composant la majorité municipale!

 

Suite à l'article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace ce matin, vous trouverez ci-dessous les éléments apportés par Roland Ries à   mon courrier du 14 avril dernier   ainsi que ma réponse en date du 17 Mai

 

Strasbourg, le 17 Mai 2011

 

Monsieur le Maire,

 

Votre courrier en date du 10 mai et répondant à mon interpellation relative au coût de votre opération de communication autour de votre bilan à la mi-mandat m’est bien parvenu.

 

Ne pratiquant pas le cumul des mandats et me consacrant exclusivement à mon mandat de conseiller municipal et communautaire, je consacre la totalité de mon temps et de mon énergie à Strasbourg et sa Communauté Urbaine.

Il m’est donc difficile de suivre avec la même minutie les dépenses de l’Etat ou des autres collectivités mais je ne doute pas un instant que nos collègues, appartenant à votre majorité et siégeant à la Région ou au Département, s’acquittent avec efficacité de cette nécessaire tâche de contrôle.

S’agissant de l’Etat, votre mandat de sénateur vous permet d’avoir accès à toutes les données nécessaires de la comptabilité publique et d’exercer ainsi le contrôle qui incombe aux parlementaires de notre République. Je ne doute pas un instant de votre implication énergique en la matière.

 

Je vous remercie de m’avoir communiqué les coûts générés par votre opération « Bilan » qui s’élèvent donc, d’après les chiffres que vous avez bien voulu me communiquer, à 73.212, 50 €.

Néanmoins, vous ne m’avez pas communiqué le coût de la brochure spécialement éditée pour cette occasion, la confondant avec le numéro de Strasbourg Magazine.

 

Aussi, je me permets de vous joindre une photographie de la couverture du numéro d’avril de Strasbourg Magazine ainsi qu’un cliché de la couverture de la fameuse brochure que j’évoque.

Les contenus se rapprochent fortement mais la brochure ne comporte ni pub, ni annonces culturelles ou sur la vie des quartiers et encore moins les tribunes des groupes politiques. Elle est exclusivement consacrée à votre bilan et s’apparente davantage à un document électoral et politique.

Le mélange de Strasbourg Magazine et de cette brochure pourrait d’ailleurs laisser à penser que vous considérez le journal municipal comme un outil militant ce que, bien évidemment, je n’ose croire.

Aussi, je vous serai donc extrêmement reconnaissant de bien vouloir me communiquer le coût généré par cette impression « spéciale ». Il en va de même pour celui suscité par la réalisation du film que vous avez oublié de mentionner dans votre réponse.

 

Comme vous, je regrette de n’avoir pas pu participer aux cinq réunions publiques que vous avez organisées. Pour des raisons professionnelles, je n’ai malheureusement pu en suivre que deux, celle de Hautepierre et celle de la Montagne Verte organisée le jeudi Saint. J’y ai néanmoins constaté qu’elles s’apparentaient davantage à des réunions électorales, proches dans leur forme et leur contenu des réunions organisées durant une campagne municipale.

Cela ne fait que me renforcer dans ma profonde conviction qu’elles auraient dû être financées non pas par la collectivité mais par les partis politiques qui composent votre majorité.

 

Par ailleurs, puisque vous avez jugé bon dans votre réponse de faire une fois de plus appel au passé, permettez-moi de vous préciser que l’exécutif municipal précédant n’avait pas organisé au frais du contribuable une vaste campagne de com’ autour de son bilan à mi-mandat.
 

Je trouve d’ailleurs intellectuellement déplacé de votre part de faire référence aux dépenses de communication de l’année 2004.

Comme vous ne pouvez pas l’ignorer, cette année avait été marquée par l’inauguration du jardin des deux rives, dont vous aviez largement contribué à la création avec Catherine Trautmann, mais surtout par la tenue du Landesgartenschau co-organisé avec nos voisins allemands du 23 avril au 10 octobre 2004.

Connaissant votre attachement à la défense de l’entente franco-allemande, aujourd’hui symbolisée par l’Eurodistrict, je ne doute pas un instant que vous n’ayez pas soutenu de toutes vos forces les dépenses supplémentaires suscitées par cette organisation emprunte d’une forte charge symbolique.

 

Enfin, vous comparez les dépenses de communication validées par le compte administratif de 2004 à celles prévues au budget prévisionnel de 2011. Comme vous le savez, le premier concerne les dépenses réelles et le second représente une prévision qui peut être corrigée  à travers une décision modificative ou le budget supplémentaire. Je note d’ailleurs que le chiffre que vous avancez pour 2011 (1.625.000 €) ne correspond pas à celui voté en décembre dernier qui était de 1 264 799 confirmé lors du vote de la DM1 le mois denier. Cela signifie-t-il que nous aurons bientôt une nouvelle délibération modificative à entériner proposant une forte augmentation des crédits de communication comme cela se produit chaque année depuis votre accession aux responsabilités ?

Si cela se confirme, il me parait difficile en décembre de mettre en avant des économies de communication pour les augmenter par la suite. Il y aurait en l’espèce un vrai problème de sincérité du budget.

J’attends donc avec impatience la présentation en juin prochain des comptes administratifs qui nous permettront de connaitre le montant exact des dépenses de communication 2010 et juin 2012 pour celles de 2011.

 

Pour conclure, et puisque vous soulignez mon habituelle vigilance et ma constante bonne foi, j’ai procédé à un recensement des dépenses de communication validées dans les comptes administratifs depuis 2004, votre année référence. Voici ci-dessous un tableau récapitulatif qui démontre que depuis votre accession aux responsabilités, les dépenses de communication n’ont cessé de progresser, malgré des déclarations d’intention lors du vote du budget primitif, mais peut-être que le compte administratif 2010 infléchira cette tendance.

 

 

Année

Vote au budget primitif

Dépenses réelles au Compte Administratif

Variation des dépenses réelles par rapport à n-1

2009

 

1 282 240,00

1 864 584,54

+3.42%

2008

1 282 240,00

1 802 772,82

 

+4.74%

2007

 

1 282 240,00

1 721 144,13

+17,6%

2006

 

1 463 183,89

 

-20%

2005

 

1 533 400,00

1 831 502,72

-350 %

2004

8 861 290,00

6 423 385,81

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’attente de votre réponse complémentaire sur le coût de votre opération bilan, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes respectueuses salutations.

 

Jean-Emmanuel ROBERT

 

Ci dessous, la réponse de Roland Ries (Cliquez pour agrandir l'image)

 

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