Archives mensuelles : décembre 2010

Meilleurs Voeux

Meilleurs voeux à tous pour la nouvelle année.

Jean-Emmanuel Robert

Déneigement et ordures ménagères: du mal à suivre la stratégie des services de la CUS

 Gouverner, c’est prévoir … Voilà sans doute pourquoi la CUS et les services responsables du déneigement auraient pu mettre en œuvre les moyens pour rétablir des conditions optimales de circulation. Quelques jours après des chutes importantes, la situation ne s’améliore guère.

Au-delà du civisme élémentaire qui nous pousse à nettoyer les trottoirs de nos domiciles, on peut dont légitimement s’interroger sur ce qui a poussé la municipalité à laisser les rues et voies de circulation dans un tel état.
 
Ce matin les poubelles de nombreux de strasbourgeois n’ont pas pu être vidées au prétexte « que le verglas empêche le passage des camions-bennes… ». Voilà ce que répondait la Ville ce matin, jointe au téléphone par une Strasbourgeoise. On marche sur la tête.  
 
Economies de sel, stratégie écologique, vacuité du pouvoir? Là sont les questions que je me pose, après vous avoir rencontré et entendu ces derniers jours.

Jean-Emmanuel Robert

Toujours plus d’impôts !

 

 

Conseil de communauté du 17 décembre 2010

Intervention de Jean-Emmanuel Robert (UMP)

Point N°1 : Débat Budgétaire

Monsieur le Président,
Mes chers collègues,

Nous voici donc amenés à débattre de votre 3ème budget, qui se situe à mi-parcours de votre mandature. Il constitue une belle occasion de réaliser un bilan d’étape de la situation budgétaire de notre Communauté Urbaine, de votre politique, mais aussi plus généralement de votre manière de faire.

Sur ce dernier plan, rassurez-vous, je ne compte pas développer dans le détail votre style de gouvernance qui, et j’ai déjà eu l’occasion de le dire, ne me semble pas à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre du président de la 8ème Communauté Urbaine de France.
Au cours des trois dernières années, je ne suis pas persuadé que nos débats aient gagné en qualité et en sérénité. Le fait de couper régulièrement la parole à ceux qui ne partagent pas vos opinions, de les priver de micro, de les interrompre, parfois de ne pas répondre pas à leurs légitimes interrogations, de refuser de débattre ou de soumettre au vote certaines motions, n’a pas fait progresser la vie démocratique locale.

Alors que celle-ci devrait être plus respectueuse des opinions divergentes, alors qu’elle devrait tendre vers une plus grande transparence, vous vous complaisez dans une certaine opacité en n’acceptant pas le progrès technologique. La révolution numérique n’est pas au rendez-vous, et nos conseils malgré les promesses, ne sont toujours pas retransmis en direct et en différé par vidéo, alors que cela pourrait être extrêmement intéressant pour nos concitoyens, notamment lorsqu’il s’agit de la séance budgétaire.

Je me suis donc penché sur la santé financière de la CUS et son évolution depuis 3 années.
Difficile de ne pas nous remémorer les conclusions de l’audit que vous aviez téléguidé à grands frais, et ses sombres prédictions : la CUS était en surchauffe, investissait trop, dépensait trop en fonctionnement, avec une dette bien trop élevée.
Pour mémoire, la ville de Strasbourg et la CUS étaient, lors de votre accession aux responsabilités, le 3ème groupement le moins endetté de France avec 782 euros d’endettement par habitant.
Après 3 ans de gestion commune avec Roland Ries, au 1er janvier 2011, ce seront désormais 1 034 euros d’endettement qui peseront sur les épaules de chacun de nos concitoyen, en hausse brutale de 32.2 %.

Je note toutefois que l’encours de la dette a étonnement diminué cette année. Etonnement aussi, aucun nouvel emprunt n’a été souscrit en 2010.
Je dois avouer que j’ai du mal à m’expliquer cette situation. Plusieurs hypothèses me viennent alors à l’esprit :

1) Contrairement à ce que prévoyait le BP 2010, le volume des investissements s’est subitement effondrés avec un taux de réalisation très faible ce qui pourrait expliquer le non recours à l’emprunt. Mais cela ne sera vérifiable que dans le compte administratif 2010.
2) Les ressources financières de la CUS ont augmenté de manière extraordinaire ce qui a permis de financer par fonds propres un niveau d’investissement élevé. Cette hypothèse serait alors en totale contradiction avec vos déclarations récurrentes sur le désengagement de l’Etat, du département, de la région mais aussi sur les pertes suscitées pour la CUS par la réforme de la taxe professionnelle
3) Vous avez employé une astuce budgétaire, un tour de passe-passe comptable, en reportant le recours à l’emprunt censé financer nos investissements 2010 sur l’année 2011. De manière fictive, les chiffres présentés aujourd’hui auraient donc été améliorés.
4) Un super vice-président en charge des finances, depuis peu super adjoint à Strasbourg, dispose forcément de supers pouvoirs et il lui a suffi d’apposer ses mains sur le budget pour le rendre présentable.

Je ne vous cache pas que la seconde mais aussi la troisième hypothèse ont naturellement ma préférence. Si elles sont vérifiées, cela signifie qu’en 2011 la CUS connaîtra une nouvelle augmentation de sa dette. Le Budget primitif prévoit d’ailleurs la souscription de 126 millions d’emprunts nouveaux dont le taux de réalisation sera à mon avis très fort.
Cela signifie aussi que certains éléments importants de votre budget ne sont pas sincères comme l’état réel de la dette, l’investissement ou la capacité d’autofinancement.

A cet égard, les chiffres avancés pour l’autofinancement sont eux aussi extraordinairement et inexplicablement bons. L’autofinancement net était de 31 millions d’euros au BP 2008, et sera de 52 millions en 2011. Nous sommes bien loin des prédictions cataclysmiques du débat d’orientations budgétaires du mois dernier, où pour 2010 était avancé le chiffre de 18,6 millions d’euros et pour 2011, seulement 9,67 millions.
Pourquoi un tel écart entre le Budget Primitif et les orientations budgétaires ? C’est à croire que depuis novembre, par enchantement, une bonne fée s’est miraculeusement penchée sur le berceau de la communauté Urbaine.

Cartésien dans l’âme, j’ai préféré observer dans un premier temps l’évolution de nos dépenses de fonctionnement depuis 2008 avant de faire de même pour nos recettes.

Les dépenses de charges de gestion générale entre 2008 et 2011 ont augmenté de 5.8 % passant de 70 à 74 millions d’euros avec toutefois, une baisse de 3.48% programmée pour ce nouvel exercice, ce que je salue même si elle est en partie purement comptable.
Il m’est impossible de ne pas relever dans cette ligne, le coût de fonctionnement faramineux du Velhop ; 1.3 millions d’euros et encore sans prendre en compte l’investissement déjà suscité par l’achat du matériel. Cela fait cher pour un gadget de communication dont l’impact est extrêmement faible sur le développement de la petite reine sur notre territoire.

Sous votre impulsion, les charges de personnel ont littéralement explosées passant de 286 à 313 millions d’euros, en hausse de 27 millions d’euros depuis votre élection, soit +9.5% en 3 ans, monsieur le président, dont +3.15% rien que pour 2011 !

Pour illustrer ce sévère dérapage, j’ai jeté un œil sur l’évolution des dépenses de cabinet, qui sont passées de 359 842 euros au compte administratif 2007, dont 257 725 euros en rémunération de collaborateur, à 421 825 euros au compte administratif 2009, dont 277 159 euros en rémunération de collaborateur, soit une augmentation respective de 17.2 % et de 7.5 %.
Je reconnais bien volontiers que vous être un peu plus raisonnable sur ce plan là que votre collègue Roland RIES, qui lui a fait subir à Strasbourg une sévère cure inflationniste avec respectivement +59.5 % et + 45% de ces dépenses en 3 ans, mais cela reste tout de même très conséquent pour la CUS.

Pour le BP 2011 nous sommes à 477 700 € de dépenses cabinet contre 439 600 € au BP 2010, +8.6 % et à 331 000€ de rémunération de collaborateurs contre 295 000€ au BP 2010 +12.2 % sur une seule année.

Les charges financières quant à elles, passent d’un peu moins de 8 millions d’euros inscrits au BP 2008 à plus de 13 millions au BP 2011, soit une hausse là aussi de 67% en 3 ans. A ce sujet, j’ai relevé dans la notice explicative, qu’il est fait mention de la réalisation de nouveaux emprunts en 2010 (page 11) alors que pour l’état de la dette, page 30, il est évoqué la non-réalisation d’emprunts nouveaux au cours de l’exercice 2010. Pouvez-vous nous indiquer Monsieur le Président quelle est la page à laquelle nous devons nous fier ?
Une telle contradiction dans votre propre notice met en doute la sincérité de ce budget, bien éloignée de vos discours entendus régulièrement, notamment dans le cadre des dernières orientations budgétaires.

Au total les dépenses de fonctionnement se montent au BP 2011 à 746 millions d’euros contre 683 millions au BP 2008 soit une hausse d’un peu plus de 63 millions en 3 ans, +9.3 % ! Sous votre impulsion, et les chiffres sont explicites, nous assistons donc bien à un véritable dérapage de ces dépenses.

Dans la mesure, où ne cessez de nous rabâchez les oreilles sur le désengagement de l’Etat et des autres collectivités, sur le préjudice subi par la suppression de la taxe professionnelle, avec une telle hausse des dépenses de fonctionnement, notre endettement devrait exploser et notre autofinancement être réduit en peau de chagrin, or d’après ce BP, cela n’est pas le cas.

J’ai donc cherché l’explication dans les recettes.

La ligne du produit des services du domaine et ventes diverses est passée de 212 millions d’euros en 2008 à près de 238 millions d’euros au BP 2011 soit une hausse de 26 millions d’euros, +12% en trois ans !

Coté impôts et taxes, d’après vos récents discours, les marges de la CUS seraient sévèrement rognées. Mais ce n’est pas ce qu’indiquent vos chiffres puisque nous passons de 322 millions inscrits au BP 2008 à 362 millions au BP 2011 soit 40 millions d’euros en plus en 3 ans et ce, malgré la réforme de la Taxe Professionnelle.
C’est 3 fois plus, Monsieur le Président, que le Conseil Général et sa hausse de 12 millions d’euros de la TH pour la CUS. Rien que pour 2011, ces recettes augmenteront de 7.42 %.

Les dotations quant à elles ont effectivement diminué en 3 ans, de 2.7% seulement, mais je vais vous épargner un débat sur la politique nationale de désendettement.

A final, entre 2008 et 2011, les recettes de la CUS ont fortement progressé en volume.
Cette situation s’explique notamment par la revalorisation régulière des tarifs de la CUS.
Rien que pour cette année, le prix du ticket d’entrée des piscines progresse de plus de 3 %, bien plus que l’inflation.
Pour la patinoire, l’entrée est revalorisée de 2 %, tout comme les tarifs de groupe, le tarif enfant…
Les droits de voirie pour l’occupation du domaine public augmentent en moyenne de 4%.
Les branchements en eau potable sont également en hausse, comme les tarifs pour les déplacements des agents du service de l’eau, même si au mètre cube, le prix de l’eau potable reste stable.
Coté assainissement, la progression est aussi importante. Elle est en particulier illustrée par l’évolution vertigineuse du tarif de la redevance CUS.
De 0.41 euros par m3 en 2010 nous passerons à 0.50 en 2011 soit une hausse de plus de 21 % !

Remplacer sa poubelle coûte de plus en plus cher pour les particuliers. Pour les professionnels, l’abonnement pour l’enlèvement des déchets commerciaux, industriels et artisanaux progresse lui aussi.
Reproduire des documents CUS sera plus coûteux pour nos concitoyens et, cerise sur le gâteau, pour se stationner à la CUS, il faudra mettre plus souvent la main au portefeuille, avec une hausse de 9 % en moyenne.

Impossible de ne pas aussi évoquer la hausse du taux de 2% du versement transport que vous avez unilatéralement décidé, une nouvelle fois sans la moindre concertation et qui pèsera sur la compétitivité de nos entreprises. Cela représente une recette supplémentaire d’environ 12 millions d’euros soit autant que les recettes suscitées par la suppression des abattements par le conseil général.

D’un coté, on essaye de soulager les entreprises pour dynamiser leur activité et l’emploi, en supprimant la Taxe Professionnelle et de l’autre, vous en profitez pour vous servir au passage.

Toutes ces hausses 2011 viendront s’ajouter à celles, brutales et injustes, que vous avez déjà pratiqué sur la tarification de la CTS.
A celles qu’ont connu et que connaitront encore les locataires de CUS habitat, + 7% depuis 2008 et + 8% d’ici 2014, sans parler de la hausse massive des droits de stationnement que nous devrons entériner tout à l’heure.

Toutes ces augmentations, vous les avez décidées en pleine crise. Elles pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens et sur le tissu économique local qui souffre déjà terriblement.
Avec vous, c’est toujours plus d’impôts et de taxes contrairement à vos promesses électorales : +64 millions d’euros en 3 ans Monsieur le Président !!!
Avec de telles augmentations, nous avions largement les moyens de rétablir les abattements supprimés par le Conseil Général, votés je le rappelle, par la totalité des conseillers généraux de votre majorité.

Côté investissements, en 2008, vous annonciez la fin de la politique des grands travaux, vous dénonciez la surchauffe et là, bizarrement vous nous annoncez le 3ème plus gros volume d’investissements sur les 15 dernières années.
Je vous félicite de ce changement de cap qui constitue une sorte de reconnaissance pour vos prédécesseurs qui avaient fait le choix de soutenir l’activité économique de la CUS, de sa région et donc de l’emploi.

Pour autant, j’ai pour l’instant du mal à voir où ont été réalisés vos investissements car, pour l’heure j’ai beau arpenter la CUS, il n’y a pas grand-chose qui ne sorte de terre. Mais peut-être que 2011 se démarquera des 3 dernières années ? Peut-être aussi que ce chiffre manque lui aussi de sincérité ?

Peut-être arriverez-vous à me donner les réponses qui me permettront de croire enfin à la sincérité de certains aspects de ce budget prévisionnel 2011. Pour autant, il m’est impossible de cautionner toutes les hausses de tarifs, de taxes, d’impôts que vous prévoyez. Il m’est tout aussi impossible de cautionner le non-rétablissement des abattements sur la taxe professionnelle que vous avez décidé.

Les augmentations, ça suffit !

 

Conseil de communauté du 17 décembre 2010

Intervention de Jean-Emmanuel Robert (UMP)

Point N°39 : Politique tarifaire de stationnement

Monsieur le Président,
Chers collègues,

A travers cette délibération, vous nous demandez une nouvelle fois d’approuver un grand coup de rabot sur le pouvoir d’achat des habitants de la Communauté Urbaine et tout particulièrement des Strasbourgeois.

Cette augmentation est selon moi inappropriée et brutale. Elle intervient alors nous ne sommes pas encore sortis de la crise économique et que les revenus de nos concitoyens ont tendance à stagner.

Mais surtout, elle s’inscrit dans une avalanche de hausses aussi injustes qu’injustifiées dont vous êtes à l’origine depuis votre arrivée au pouvoir. Je pense naturellement aux différents tarifs de la CUS et de la Ville, que nous avons évoqués à l’occasion des différents débats budgétaires. Je me pense aussi à ceux de la CTS, à la fin de la gratuité dans les transports en commun, à la taxe d’habitation dont les élus de votre majorité ont soutenu la suppression des abattements et que vous avez refusés de rétablir, aux loyers de plus en plus chers de CUS Habitat, aux extensions massives du nombre de places soumises au stationnement payant, et j’en passe la liste étant intarissable.

Toutes ces augmentations, additionnées les unes aux autres, frappent de plein fouet nos concitoyens, à commencer par les plus modestes. Toutes celles et ceux qui ont de plus en plus de mal à boucler leur fin de mois, à la veille des fêtes de fin d’années, à quelques jours du 25 décembre, étaient en droit d’attendre de votre majorité socialiste et écologiste autre chose en guise de cadeau de Noël.

En surface, vous nous demandez, pas moins, d’approuver pour la zone rouge une augmentation des tarifs de plus de 18 % et pour la zone orange de plus de 15%.

En ouvrage, les proportions sont tout aussi vertigineuses. S’agissant de la zone verte, vous voudriez donner le sentiment généreux de ne pas y toucher. Mais en réalité c’est déjà chose faite, puisque en catimini vous avez profité en juillet dernier de la torpeur estivale et des grandes vacances pour y augmenter les droits de stationnement. Les éléments n’étant pas joints à la délibération, pouvez-vous nous dire à combien cette augmentation s’est-elle montée dans la zone verte et sur quelles bases elle a été décidée ?

Au 1er janvier, ce sont donc en tout 18 900 places de stationnement qui connaitront ou qui auront connu une augmentation conséquente des tarifs. C’est un beau jackpot en perspective, mais sans doute allez vous, une nouvelle fois, nous expliquer que cela ne vous rapporte rien.
Je fini par me demander si finalement il n’aurait peut-être pas mieux valu réaliser le projet de casino, si cher à notre collègue Jean-Jacques Gsell, plutôt que de continuer à jouer régulièrement au manchot avec les habitants de la CUS.

Monsieur le Président,

Avec mes collègues Strasbourgeois nous sommes très inquiets. Quelles seront les augmentations que vous nous infligerez demain, lorsque la situation économique s’améliorera enfin ? Les habitants de la CUS doivent-ils s’attendre à des augmentations encore plus fortes, de 20, voir de 30% ? Devons-nous redouter un doublement du tarif résident ? Comptez-vous mettre en œuvre le projet de péage urbain un temps défendu par votre Premier Vice-président, Roland RIES ?

Enfin sur la forme, vous me permettrez de déplorer vivement votre manière de faire, et de regretter que personne n’ait été consulté sur ces évolutions, à commencer par les conseils de quartier concernés, je pense à celui de la Gare, du centre Ville ou de la Krutenau.

On ne peut pas d’un coté en permanence se faire passer pour les chantres de la démocratie participative et de l’autre passer systématiquement en force comme vous le faites une nouvelle fois !
Favorable à un autre mode de gouvernance, favorable à un gèle durable des prélèvements sur nos concitoyens, qui n’en peuvent plus en temps de crise, je voterai contre ce nouveau mauvais coup porté à leur pouvoir d’achat. 

Roland Ries doit enfin respecter son opposition !

Conseil Municipal du 5 Décembre 2010

Point N°2 : Débat Budgétaire second tour de parole

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,

En écoutant les réactions de votre équipe aux interventions de votre opposition, je me suis une nouvelle fois dit que décidément, vous avez bien du mal à accepter le dialogue, les débats, la critique, en un mot : la vie démocratique.

Systématiquement, nous avons droit aux leçons, aux invectives, aux mises en cause gratuites.
Vous vous évertuez à nous distribuer les bons et les mauvais points ; tantôt vous nous remerciez de telle prise de parole, tantôt vous dites « ne pas nous remercier », oubliant que nous ne sommes pas à l’école au sein d’une salle de classe, mais dans l’enceinte du conseil municipal.

Ce n’est pas la première fois que je vous fais remarquer cela Monsieur le Maire Maire. Cette attitude pourrait laisser à penser que vous souhaitez aussi contrôler la parole de votre opposition en lui dictant ce qu’elle à le droit ou pas de dire.

Un tel fonctionnement, de telles méthodes ne sont pas saines. Que vous souhaitiez les appliquer à votre majorité, libre à vous, on en constate les dégâts jour après jour. S’agissant de votre opposition, nous ne les accepterons jamais ce d’autant plus qu’elles sont en totale contradiction avec vos engagements de campagne de respecter l’opposition répété lors de votre première déclaration aux strasbourgeois juste après votre élection.

Je sais bien que ce que nous vous disons ne fait pas plaisir mais pour autant faut-il toujours que les élus de votre majorité pratiquent systématiquement les mises en cause personnelles ?
Une nouvelle fois vous dénoncez des contrevérités de notre part. C’est tout de même incroyable cette faculté que vous avez de sous-entendre que ceux qui ne pensent pas comme vous sont des affabulateurs et plus grave encore des ’’menteurs’’.
Nos raisonnements sont établis à partir des chiffres que vous nous remettez, en l’espèce les BP 2011 et 2008. Ils ne sont pas issus de je ne sais qu’elle invention de notre part. J’en arrive presque à croire que vous nous soupçonnez de pratiquer ce qui se passe dans votre équipe, car les cachoteries sont légions depuis votre élection.

J’en veux pour preuve le dossier de la presqu’île Malraux pour lequel vous avez avoué dans la presse « ne pas avoir montré tout ce qui concerne l’aménagement de l’espace autour des projets ».

J’en veux aussi pour preuve vos déclarations lors du dernier conseil municipal lorsque nous avons eu le malheur d’aborder la question des indemnités des élus alors que depuis 2008, notre groupe avait pris votre défense. Je commence sérieusement à le regretter même si je ne souhaite toujours pas tomber dans facilité car j’estime que la question du statut de l’élu est trop importante.

Permettez-moi d’ailleurs de rappeler une déclaration de 2002 de votre premier adjoint. Il pensait à l’époque, et je le cite, que « le statut de l’élu a pour nécessité d’aller plus loin par rapport à la loi. Il y a le problème de la protection sociale et du choix réalisé d’être à temps plein ou pas dans son mandat. Tant qu’on sera sur des artifices de rémunérations des élus dans des sociétés d’économie mixte, de jetons de présence dans les conseils d’administration, de petits avantages octroyés à travers une loi, je pense qu’on n’aura pas avancé sérieusement dans ce qui serait l’étape majeure d’une démocratie qui serait arrivée à un stade intéressant » Je vais vous surprendre mais je suis totalement en phase avec cette analyse et c’est bien pour cela que nous vous avons soutenu en 2008.
Lors du dernier conseil, donc, vous avez voulu polémiquer. Vous avez insinué que vous aviez des chiffres, que vous aviez vérifié et que les indemnités avaient augmenté de manière substantielle sous vos prédécesseurs et baissé sous votre impulsion. A ce moment là, notre débat avait atteint des hauteurs peu enviables…

J’ai depuis effectué quelques recherches dans les comptes administratifs de la ville, qu’on ne mettra pas en cause, je l’espère.
Que disent-ils ? A ma grande surprise j’ai constaté que les indemnités des élus, après une revalorisation en 2002 pour laquelle les élus socialistes avaient voté contre, je le reconnais, même si Catherine Trautmann estimaient alors qu’« Il faut donner des moyens à ceux qui ont fait le choix de l’engagement public », ces indemnités étaient donc de 808 159,18 euros en 2003 puis enfin de 814 147 euros en 2007 soit une hausse de même pas 1%, 3 ans après. En 2008 elles sont subitement passées à 874 240.78 euros et 871 603.06 euros pour 2009 soit une hausse de 7.8 % rien qu’avec le changement de municipalité. Pour notre BP 2011, je rappelle qu’elles sont évaluées à 1 115 000 euros.
Du coup, comme j’étais bien lancé, j’en ai aussi profité pour observer, dans les mêmes comptes administratifs, l’évolution des dépenses réelles du cabinet.
Là encore la réalité des chiffres est cruelle pour vous. 404 870,06 euros étaient consacrés au cabinet en 2007. 3 ans après, sous votre impulsion, ils flambent à 646 009,38 euros. +59.5 %
S’agissant de la rémunération des collaborateurs, elle est passée de 283 607,76 euros en 2007 à 411 512,38 euros en 2008. +45 % monsieur le Maire ! Pour le BP 2011, elle est évaluée à 415 000 euros.
Dire que le mois dernier vous fanfaronniez sur la baisse des indemnités des élus sous votre impulsion, sur la maitrise des dépenses de fonctionnement alors qu’elles flambent à l’image de celles de votre cabinet. Et je ne parle même de la CUS !
Il me semble qu’il y a un mot dans le dictionnaire pour qualifier la discordance entre vos affirmations et la réalité des chiffres. Ce mot, vous et votre majorité l’employez régulièrement. Il n’est pas mien car je conçois l’action politique autrement ! Je ne vous ai d’ailleurs jamais reproché cette évolution parce qu’elle peut répondre, à mon sens, à de réels besoins. Ce que je vous reproche, monsieur le maire, c’est de ne pas jouer la transparence et d’avoir voulu, lors de ce conseil, nous manipuler à travers des chiffres qui ne recouvrent pas la réalité.

Pour conclure, face aux comportements de votre majorité, que nous subissons une nouvelle fois, permettez-moi de vous rappeler que lors de notre conseil du 22 février denier vous aviez appelé et je vous cite « à d’autres comportements que les anathèmes, les vociférations et l’irrespect des opinions différentes. »

Monsieur le Maire je souhaiterais vivement que vous et votre majorité respectiez vos engagements de campagne au sujet du respect de l’opposition, que vous avez pris à l’égard des strasbourgeois, et que l’appel que vous avez formulé il y a quelques mois d’un débat plus apaisé soit enfin suivit d’effets. 

Le bilan financier et politique de Roland RIES à mi-mandat est inquiétant !

Conseil Municipal du 5 Décembre 2010

Point N°2 : Débat Budgétaire

A voir en vidéo en cliquant ICI

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

C’est la 3ème année consécutive que nous sommes amenés à nous prononcer sur un budget primitif élaboré par votre majorité.

Comme toujours, il constitue un acte politique fort censé transposer en engagements financiers, le projet politique du Maire et de sa municipalité.
A mi parcourt de votre mandat, ce budget est aussi l’occasion de réaliser un premier bilan de votre action à la fois financier et politique.

Au niveau comptable, et c’est ce qui nous inquiète en premier lieu, nous assistons à une inlassable détérioration de nos finances, symbolisée par l’explosion de l’encours de la dette, qui passera de 122 millions d’euros au 1er janvier 2008 à 150 millions au 1er janvier 2011. Cette augmentation de près de 23%, intervient trois ans après avoir soi disant reçu en héritage, une ville dont la gestion, notamment sur le plan de l’endettement, était sérieusement « dégradée » et après nous avoir fait le coup d’un audit dont il est évident aujourd’hui qu’il relevait de la totale mauvaise fois.

Sur chaque strasbourgeois, pèse désormais une dette de 542 euros contre 457 lors de votre élection, et cette spirale infernale du crédit facile, dans la laquelle vous êtes en train de plonger la Ville, va encore s’accélérer en 2011, avec 42 millions d’euros d’emprunts nouveaux.

Pendant ce temps, notre capacité d’autofinancement net s’érode comme une peau de chagrin, en baisse de près de 57 % sur 3 ans. Elle se situe désormais à un étiage historiquement bas, 7,4 millions d’euros et non au niveau très élevé que vous avez présenté à la presse, à savoir 22,6 millions.

Cette dégradation inquiétante des comptes de la Ville, est avant tout le fruit d’une gestion chaotique et hasardeuse. C’est le résultat, contrairement au discours de façade, de votre incapacité chronique à maîtriser les dépenses de fonctionnements, qui depuis 3 ans sont en hausse de 4,5%, tout comme les charges de gestion générale qui s’envolent de 21 % sur la même période.

Les dépenses de personnel connaissent quant à elles une progression de 15.7 millions d’euros (soit plus que l’augmentation 2010 de la Taxe d’habitation pour les habitants de la CUS suscitée par la suppression des abattements votée au Conseil Général). Elles passent en effet de 182,7 millions à 198,5 millions d’euros en 3 ans, soit une hausse de 8.6% depuis votre arrivée aux responsabilités.

Je note au passage qu’elles représentent environ 60% des dépenses réelles de fonctionnement, soit près de 5 points de plus que dans les autres grandes villes de taille comparable. Ces dérapages incontrôlés montrent, chiffres à l’appui, que vous ne gérez pas notre ville en bon père de famille.

S’agissant des charges de gestion courante à périmètre constant, elles connaîtront une évolution de 5.2 %.

Je me suis naturellement également penché sur l’évolution des recettes au cours des 3 dernières années. Et contrairement à vos affirmations, qui au fond ne trompent plus personne, contrairement à certaines contrevérités, à la « com » du 9ème étage, elles progressent dans les faits de manière spectaculaire et finissent par peser lourdement sur le pouvoir d’achat des strasbourgeois.

Alors bien évidemment il y a la version officielle, celle qui vous arrange, Monsieur le Maire, et qui consiste à répéter en boucle que le taux des impôts ménages sont inchangés depuis 3 ans. C’est in extenso ce qui écrit, probablement sous la dictée de l’une de vos excroissances en charge des finances, dans la notice explicative que vous nous avez fourni, oubliant, mais cela doit être un problème de mémoire sélective, que les taux sont stables non pas depuis 2008 mais depuis 2005. Ensuite, Monsieur le Maire, et ça vous l’occultez complètement, ils ont en revanche fortement progressé en volume.

En 2008 en effet, les recettes générées par les impôts et taxes s’élevaient à 203.6 millions d’euros. Le BP 2011, annonce un montant de 215.1 millions d’euros soit à peu près 12 millions d’euros de prélèvements en plus en 3 ans. C’est autant, monsieur le Maire, que la somme supplémentaire prélevée cette année par le Conseil Général du Bas-Rhin auprès de tous les habitants de la CUS !
Pour les seuls impôts locaux, la hausse est de 9 millions d’euros (124.5 millions en 2008 contre 133.5 annoncés pour 2011…), dont acte.

Ces deux collectivités réunies sont donc à l’origine d’une augmentation de la pression fiscale directe de 21 millions d’euros auprès de nos concitoyens alors que nous sommes en pleine crise, que de nombreux strasbourgeois souffrent du chômage et de la précarité, et pour beaucoup d’entre eux ont du mal a boucler leur fin de mois.

Et que vous le reconnaissiez ou non, vous êtes grandement responsable de cette situation, d’autant qu’avec Jacques Bigot vous avez refusé de manière péremptoire, de rétablir les abattements pour l’année 2011. Ce geste important, généreux, pour les ménages Strasbourgeois ne représentait pourtant qu’ 1.25 % du budget de la CUS. Mais sans doute faut-il voir dans ce refus, votre validation de la politique fiscale de suppression des abattements opérée par conseil général, soutenue je le rappelle à l’unanimité, par les conseillers généraux issus de votre majorité.

S’agissant des prélèvements indirects, ils ont quant à eux explosé.

J’en veux d’abord pour preuve les droits de stationnement qui, en 3 ans, ont tout simplement flambé de près de 35% avec pas moins de 7.4 millions d’euros encaissés. Pourtant, l’extension du stationnement payant, si l’on se rapporte à vos déclarations de l’année passée ici même, ne devait pas rapporter un seul centime d’euros à la Ville.

Je n’oublie pas non plus, qu’en pleine crise, par deux fois, vous avez augmenté brutalement et injustement les tarifs de la CTS mais surtout supprimé la gratuité des transports en commun à 35 OOO de nos concitoyens.

Il en va de même des hausses de loyers de CUS Habitat, qui frappent durement les strasbourgeois les plus modestes, + 7% en 3 ans et +8% annoncés sur les 4 prochaines années.

Toutes ces augmentations, d’impôts, de taxes ou de tarifs sont naturellement supérieures à l’inflation.
Le constat est accablant, monsieur le Maire. Avec le président de la CUS, Jacques Bigot, vous êtes incontestablement les fossoyeurs du pouvoir d’achat des Strasbourgeois ! Vous avez tous les deux laissé la machine ville et CUS s’emballer, les comptes se dégrader, la dette exploser, les impôts augmenter pour un résultat qui n’est pas satisfaisant, mais surtout qui est loin d’être palpable pour nos concitoyens.

Dans ce budget 2011, on distingue certes quelques-uns de vos projets emblématiques, soi-disant d’intérêt général, mais dont l’un ou l’autre relève clairement du gadget. La rénovation du Palais des fêtes en est une belle illustration, dans laquelle de manière incongrue, votre premier adjoint s’entête à vouloir intégrer un Hammam, alors que le lieu ne s’y prête absolument pas.
Je me demande encore comment vous en êtes arrivé à soutenir un tel aménagement, porté par une association qui n’a pas une seule année d’existence et qui n’est même pas strasbourgeoise ? Y a t il a eu, comme il se doit, un appel à projet ? Pouvez-vous nous le transmettre ainsi que les dossiers de candidature qui vous ont été présentés ? J’en doute autant que je déplore qu’il n’y ait pas eu de concertation, ni de dialogue avec les riverains concernés.

J’ai constaté avec satisfaction que, sous la pression des habitants justement, vous avez décidé de remettre sur le métier ce point du dossier en reportant votre décision d’un mois.
Quand des projets bloquent, faute de dialogue et d’écoute, il faut savoir « donner du temps au temps ». Par conséquent, je vous demande de prolonger le délai de réflexion et de recherche d’un nouveau site au minimum jusqu’au mois de juin. Profitez-en pour consultez votre opposition sur le sujet. Souffrez qu’elle puisse vous faire des propositions constructives et de bon sens, comme celle par exemple, d’intégrer ce Hammam dans le cadre de la mise aux normes des bains municipaux.

Nous trouvons également dans votre budget, quelques dépenses liées à l’aménagement de la presqu’ile Malraux.
Monsieur le Maire, vous reconnaissez à présent avoir commis une erreur, d’avoir soumis à la concertation, je vous cite « des images qui ne correspondent pas à ce qui devra être réalisé », et à reconnaître que vous avancez masqué en n’ayant pas « montrer tout ce qui concerne l’aménagement de l’espace autour des projets ».

Dans le budget, est également inscrite la création de la maison de l’Europe au Keysersguet. Là aussi Monsieur le Maire, permettez-moi, de revenir sur vos déclarations du dernier conseil municipal relatives au choix de l’emplacement de ce projet qui là encore ne me semble pas approprié. J’ai été extrêmement choqué de vous entendre déclarer, et je vous cite : « Je ne suis pas d’avis que les éléments de notre patrimoine doivent être laissés en l’état. Nous sommes dans une logique d’évolution » (…) « On n’est plus, sur l’idée qu’on laisse les choses en l’état, la conservation stricto-sensu. »

C’est exactement le même raisonnement passéiste, qui vous a conduit à accorder, en catimini, sans le moindre début de concertation, le permis de démolir des numéros 7 et 9 de la rue de la Haute-Montée, validant de facto la réalisation inadaptée de la rénovation de l’immeuble du Printemps.

Cette décision outre le fait qu’elle constitue une erreur urbanistique lourde de conséquences, ignore superbement les Strasbourgeois soucieux de préserver le patrimoine de leur ville qui se sont manifestés nombreux et qui sont très inquiets du projet retenu.

Que ce soit pour le Kaysersguet, le Palais des Fêtes, l’immeuble du Printemps promis à détrôner l’actuelle FNAC dans la hiérarchie des ratés architecturaux célèbres de notre ville, ou le devenir de la presqu’ile Malraux, votre conception de la préservation du patrimoine et de l’urbanisme est inquiétante !
Elle symbolise à elle seule votre bilan à mi-mandat qui se résume à quelques pseudo-concertations, à des effets d’annonce en pagaille et à des coups de communication.
A cet égard, il semblerait qu’un ou plusieurs conseils de quartier soient interdits de réunion, voire même en passe d’être politiquement repris en main. Avez-vous des explications à fournir à notre assemblée au sujet de cette situation invraisemblable, qui serait contraire à vos promesses électorales ?

J’aurais également pu évoquer l’agitation suscitée autour de la candidature à l’Euro 2016 ou les dépenses de fonctionnement superflues comme votre changement de charte graphique décidé, lui aussi, sans la moindre concertation.

J’aurais aussi pu évoquer la faiblesse des projets de proximité, l’état général du centre administratif et je n’ai pas besoin d’aller bien loin puisque devant nos bureaux, les fuites ont gagné la bataille. Idem au service de la petite enfance, la priorité de cette année budgétaire si l’on en croit les déclarations de monsieur Fontanel, où là, au lieu de refaire l’étanchéité de la dalle on s’accommode des fuites non pas en installant des seaux comme devant chez nous mais en disposant des gouttières à l’intérieur même des bureaux. Mais il s’agit très certainement un nouveau concept contemporain, fruit d’une large concertation.

Il y aurait enfin, tellement à dire sur l’ambiance délétère qui règne au sein de votre équipe, symbolisée par l’hyper concentration des pouvoirs de vos supers adjoints et le refus de votre part, d’après ce que j’ai pu en lire dans la presse, d’accepter de donner une parole libre et ouverte à des élus de votre majorité en faisant abstraction de toute forme d’autoritarisme et de sectarisme, qui à mon sens et je le pense depuis longtemps, inhibent la créativité et brident les talents. Considérer que vos adjoints constituent des excroissances est surréaliste. C’est une vision archaïque de ce que doit être la politique. Ce n’est en tout cas pas ma conception humaniste de tolérance et de respect que l’on doit à chaque individu, à l’endroit de ceux qui pensent différemment, pas plus que ça ne l’est d’une équipe au sein d’un exécutif.

Monsieur le Maire, mes chers collègues de la majorité, il est temps de vous ressaisir, car Strasbourg ne peut pas perdre 3 années supplémentaires. Strasbourg ne peut pas supporter davantage une telle dégradation de nos finances et Strasbourg ne peut pas attendre que vous régliez vos conflits internes avant de vous mettre enfin au travail.

Votre Bilan à mi-mandat n’est guère reluisant. Les finances sont en berne et vos projets souffrent d’un manque cruel d’ambition, de concertation et d’adhésion populaire. Pour toutes ces raisons, financières, politiques et de méthode, nous ne pouvons pas voter le budget que vous nous proposez.

Je vous remercie 

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